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HERALDIQUE COMMUNALE
Le blason de Malakoff
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Séparée de Vanves en 1883, identifiée par une armoirie rappelant ses origines principalement autour des activités du bourg ancien, la nouvelle commune de Malakoff se devait elle aussi d’acquérir des armoiries comme système de représentation et marquer fortement et visuellement son autonomie. Comme la plupart des villes de France, Malakoff n’a donc pas échappé à la règle de l’héraldique municipale, issue de la traditionnelle création d’un armorial. Le blason dont s’est dotée la ville de Malakoff en 1890 est une représentation figurée et symbolique dont les éléments rappellent des moments de son histoire.

En utilisant pendant des décennies son blason, la ville mettait en jeu son rapport avec sa jeune histoire.

Le blason à une forme d’écu qui provient de l’histoire des armoiries. L’origine de cette forme se situe sur des champs de batailles médiévaux, et particulièrement de la forme des boucliers de l’époque. Si l’écu renvoie à l’imaginaire du Moyen-Age, ce n’est pas sans raison. Ce signe était interprété comme un symbole de l’autorité institutionnelle. Et sa dimension publique. D’ailleurs, l’écu a souvent été repris pour des emblèmes sportifs ou commerciaux
 
Peu de personnes connaissent la signification du blason de Malakoff, et il y en a pourtant une. Le blason de Malakoff, sur fond bleu et rouge, évoque la tour emblématique Malakoff, stylisée, surmontée de fortifications en forme de couronne. Il est entouré à droite d’une branche d’olivier symbole de paix, à gauche de feuilles de chêne symbole de bravoure.
 
En 1942, le gouvernement collaborateur de Vichy obligea les villes à revoir leurs armoiries pour répondre à des critères féodaux. La tour symbolique issue de la bataille de Sébastopol fut remplacée par une tour d’un château féodal surmontée de deux épées. Les branches d’olivier elles aussi furent remplacées par une branche d’un arbre quelconque. Quelques années après la Libération, la ville de Malakoff est revenue à son blason d’origine.
 
Un blason, une ville et son histoire
 
Ce premier emblème de la ville se retrouve sur une dizaine d’équipements publics : l’ancienne Mairie, l’ancienne poste, le dos du monument aux Morts de la place du 14 juillet, le fronton de la scène du théâtre de plein air au parc Salagnac. Il orne le fronton de l’école maternelle Jean-Jaurès. Il a été plus récemment repris de façon stylisée sur les façades de la nouvelle Mairie et du Théâtre 71. Il figure également sur une bonne partie des plaques de nos rues, mais il a disparu des plus récentes, ce blason n’étant plus utilisé officiellement, la commune l’ayant remplacé par un logo plus moderne et plus en phase avec l’époque : l’hirondelle.
 
Clés de lecture du blason

La population d’aujourd’hui a perdu les clés de lecture sémiotique des armoiries hormis bien sûr les spécialistes de l’héraldique.

Le blason a des règles complexes, structurées par une forme englobante, l’écu, et composé de couleurs et de figures (les armes) La construction d’armoirie est régie par un ensemble de règles strictes et explicites, un véritable codex. 
 
Le blason articule plusieurs plans qui construisent une profondeur. Pour un blason, le sens du regard lors de la lecture doit partir du fond, elle doit commencer par les aplats de couleur qui emplissent l’écu. L’attention doit ensuite se porter sur les plans intermédiaires du symbole pour aborder le plan le plus rapproché, le plus en surface.

 


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