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VOIES PUBLIQUES
Les rues de Malakoff en 1900
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L’état de l’urbanisation d’une ville peut se lire par ses voies de communication à un moment donné. Les renseignements administratifs publiés en 1901 donnent quelques indications sur la voirie de la jeune commune de Malakoff. Ainsi, à la fin du 19ème siècle, la longueur des voies de communication ouvertes sur le territoire de la commune de Malakoff était de 30 km classée en six catégories : routes départementales, chemins de grande communication, chemins vicinaux ordinaires, chemins ruraux, voie urbaine, voies particulières et voies non classées. Ces appellations montrent une ville traversée déjà par de grands axes mais aussi un territoire qui possédait encore des espaces non bâtis accessibles par « des chemins ruraux ».

Deux routes départementales 

route départementale 29 qui partait de la Porte de Chatillon, formait la limite séparative des territoires de Montrouge et de Malakoff. La chaussée était pavée et dotée de trottoirs avec des arbres. Cette voie possédait un égout.
- route départementale 30 partait de la porte Brancion sur le territoire de Vanves et comportait une partie sur Malakoff. Elle possédait une chaussée pavée et deux trottoirs plantés. (Elle recevra le nom d’avenue de Paris en 1909)
 
Quatre chemins de grande communication
 
- chemin de grande communication 50 partait du quai d’Issy-les-Moulineaux et traversait la commune de Malakoff sur toute sa longueur (1350m) entre la ligne de chemin de fer et Montrouge. Ce chemin, d’une belle largueur pour l’époque (14m), était pourvu d’une chaussée pavée de 7,20m de largueur et de deux trottoirs en partie plantée. L’axe de la chaussée était occupé par la ligne de tramway de Boulogne-Vincennes. Ce chemin possédait un égout sur toute son étendue
 
- chemin de grande communication 61 partait de la route nationale à Issy-les-Moulineaux et empruntait sur le territoire de Malakoff, l’avenue Pierre Larousse sur près d’un kilomètre. Sur ce parcours, la largueur du chemin était de 12 mètres avec une chaussée et des trottoirs pavés. Sur l’axe de cette chaussée était établie la voie de service du tramway de Vanves-Champs de Mars. L’égout sera réalisé en 1901. Après un changement de direction ce chemin empruntait la rue Augustin-Dumont.
 
- chemin de grande communication 62 démarrait au pont du chemin de fer du Clos-Montholon et traversait la commune sur 1500m. Ce chemin était pourvu d’une simple chaussée d’empierrement avec accotements en terre plantés. Il donnait passage à la ligne de tramway Malakoff-les Halles. Bien avant 1842, cette route s’appelait « route stratégique du fort d’Issy au fort de Vanves, et du Fort de Vanves au Fort de Montrouge. Elle prendra le tracé actuel lors de l’aménagement de la zone du fort de Vanves en 1931. Elle prendra le nom de boulevard Stalingrad en 1946.
 
- chemin de grande communication 72 partait de la route nationale à Issy-les-Moulineaux et traversait le territoire de Malakoff sur environ 500m. La chaussée était empierrée avec des bordures de trottoirs et caniveaux pavés.
 
Trois chemins vicinaux ordinaires
Le réseau de chemins vicinaux ordinaires représentait 1,4km au total répartis sur trois chemins : chemin dit de Paris démarrant rue de Beauvais et se terminant à la Porte de Vanves. Il bénéficiait d’un bon pavage. Le chemin empierré d’Arcueil démarrait au chemin de fer de l’Ouest pour terminer à la route départementale 29. Le chemin de Bagneux à Vanves partait du chemin de fer jusqu’à la route stratégique. Il était en terre.
 
Chemins ruraux
Malakoff avait encore une surface agricole non négligeable. La longueur des chemins ruraux en témoignent. En 1900, ils représentaient près de quatre kilomètres. Ils avaient par ailleurs la particularité d’être à l’état de sol naturel avec tous les inconvénients d’entretiens.
 
La voirie urbaine
En 1900, Malakoff possède déjà 58 rues représentant plus de 13 km (194 en 2010). La majeure partie de ces voies urbaines était pavée. Quelques unes seulement possédaient un égout. Le pavage des rues s’effectuait encore à cette époque au compte des propriétaires riverains par l’application d’un ancien usage en vigueur dans la commune.
 
Voies particulières et voies non classées
Il faut imaginer la configuration du quartier nord de Malakoff au tournant du siècle, un territoire compris dans la zone des fortifications de Paris entre la porte de Chatillon et la Porte de Vanves. Un nombre considérable de petites voies non viabilisées, accessibles au public ou appartenant à des particuliers présentait une longueur totale de plus de 3,6km.
 
L’entretien de ces voies communales avait été donné à bail à un entrepreneur à compter du 1er janvier 1898. On imagine qu’à cette époque, les voies étaient particulièrement malmenées par les voitures à chevaux, et très sales. Le 3 avril 1900, le Conseil municipal approuva même l’enlèvement des boues sur les chaussées. L’enlèvement avait lieu tous les jours dans toutes les rues de la commune, le matin avant 11 heures.
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Sources : Malakoff, notice historique, Montévrain, 1901.

 


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