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MALAKOFF PATRIMOINE
SOMMAIRE :
Les activités

Un territoire


Le bâti


Le sacré


COURRIER
Le premier service postal

Le premier bureau de poste à Malakoff qui comprenait, en outre, les services télégraphique et téléphonique, était installé au 19 rue Danicourt. Il constituait un bureau de l’Etat, dans les dépenses duquel la commune n’intervenait que pour payer quelques frais peu importants tels qu’une indemnité de 780 francs au porteur de dépêches.

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Le premier bureau de poste à Malakoff qui comprenait, en outre, les services télégraphique et téléphonique, était installé au 19 rue Danicourt. Il constituait un bureau de l’Etat, dans les dépenses duquel la commune n’intervenait que pour payer quelques frais peu importants tels qu’une indemnité de 780 francs au porteur de dépêches.

Cependant, lors de l’installation du réseau téléphonique en 1899, la commune a eu à faire face aux premières dépenses l’obligeant à emprunter.

Le bureau de poste était ouvert tous les jours, même le dimanche de 7 heures du matin à 9 heures du soir du 1er mars au 31 octobre, et à partir de 8 heures du matin durant la période d’hiver.
Le service était assuré par un receveur, trois aides, cinq facteurs, non compris celui qui faisait le service de la gare et un piéton municipal. Il y avait cinq levées du courrier et autant de distributions.

Sept boites aux lettres, non compris celles du bureau de poste étaient placées dans la ville : aux 72 et 212 route de Chatillon, au 70 rue Augustin-Dumont, au 95 rue d’Arcueil, au 2 rue Paul-Bert, au 110 route de Montrouge et au 21 rue de la Tour.


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FINANCES COMMUNALES
L’octroi

L’octroi était une barrière fiscale implantée aux principales entrées des villes. L’impôt y était perçu au profit des municipalités pour toute importation de marchandises sur leur territoire. Les tarifs étaient toujours fixés et votés par le Conseil municipal. Malakoff à peine devenue officiellement une commune, le nouveau Conseil municipal, lors de sa séance du 1er février 1884 créa l’octroi et fixa les règles de son fonctionnement.

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L’octroi était une barrière fiscale implantée aux principales entrées des villes. L’impôt y était perçu au profit des municipalités pour toute importation de marchandises sur leur territoire. Les tarifs étaient toujours fixés et votés par le Conseil municipal. Malakoff à peine devenue officiellement une commune, le nouveau Conseil municipal, lors de sa séance du 1er février 1884 créa l’octroi et fixa les règles de son fonctionnement.


La taxe perçue dans l’un des neuf octrois qui frappait les marchandises les plus basiques apportait une contribution significative au budget municipal. Les objets assujettis aux droits d’octroi étaient divisés en plusieurs catégories.

Les tarifs votés par le Conseil municipal de Malakoff du 14 septembre 1899 répertoriaient les boissons et les liquides, les comestibles, les combustibles, les fourrages (il y avait 401 chevaux à Malakoff en 1900), les matériaux, les objets diverses. 
 
L’octroi rapportait à la commune de Malakoff une part non négligeable de ses ressources financières. Ainsi, pour l’année 1900, les taxes principales et additionnelles ont rapporté 173 944 francs à la commune. L’ensemble des recettes représentaient 295 906 francs (1899). On comprend pourquoi l’un des premiers actes du nouveau Conseil municipal de Malakoff fut la création de plusieurs bureaux de l’octroi.
 
Les petits pavillons qui abritaient les bureaux de perception ont tous disparu aujourd’hui. Ils étaient situés aux entrées stratégiques de la commune et pour certains mixtes avec les communes limitrophes.
Malakoff possédait à la fin du 19ème siècle huit bureaux régit par l’administration des contributions directes. Le personnel comprenait un préposé principal, un brigadier, 9 receveurs et 3 surveillants.
 
Implantation des bureaux de l’octroi  :
-1 avenue de la République
-65 route de Chatillon (mixte avec Montrouge)
-Maison-Blanche (angle de la route stratégique et le Fort de Vanves, mixte avec Montrouge)
-Route de Chatillon (angle de la rue Ledru-Rollin, mixte avec Montrouge)
-Clos-Montholon (à l’entrée du pont de la ligne de chemin de fer, côté Malakoff)
-Pont de Montrouge (mixte avec Vanves)
-Pont de la Vallée (, mixte avec Vanves, aujourd’hui remplacé par l’hôtel BB)
-Voie d’Arcueil (au passage à niveau du chemin de fer, mixte avec Vanves)
-Porte de Malakoff (en fait porte de Vanves)
 
L’un de ces neuf octrois est entré dans la postérité grâce à l’un de ses receveurs Henri Rousseau, dit le douanier Rousseau. Ce peintre autodidacte travaillait à l’octroi de la porte de Vanves (1872-1893). Sa fille était mise en nourrice à Malakoff. L’octroi de la porte de Vanves, ainsi que les rues et les carrières de Malakoff lui ont inspiré six tableaux
 
Pour faciliter une entrée fluide des marchandises, les bureaux de l’octroi étaient ouverts tous les jours une bonne partie de la journée.
-7h du matin 6h du soir (de novembre à fin février)
-6h à 7h du soir (mars, avril, septembre, octobre)
-5h à 8h du soir (de mai à fin août)
L’octroi, une vraie barrière à l’entrée des villes, constituait un espace qui attirait beaucoup de monde et bien évidemment générait quelques trafics. Ces barrières firent aussi la fortune des entrepreneurs de guinguettes et les buvettes implantées à proximité, au Clos-Montholon notamment.
Le système d’impôt à l’octroi, pratique qui existait déjà avant la Révolution, fut supprimé par la loi du 2 juillet 1943.
 
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FINANCES
Quand Malakoff créa sa monnaie de nécessité

La France, a connu depuis la Révolution de 1789 plusieurs périodes ou les pièces divisionnaires se sont faites rares, principalement lors des guerres et des crises financières.
Pour permettre néanmoins les échanges, et surtout ceux de la vie courante, l’Etat a autorisé des organismes publics et privés à émettre une monnaie temporaire et locale, la monnaie de nécessité. Ce fut notamment le cas durant la première guerre mondiale de 1914/1918 , période durant laquelle, la ville de Malakoff émis sa propre monnaie de nécessité

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La France, a connu depuis la Révolution de 1789 plusieurs périodes ou les pièces divisionnaires se sont faites rares, principalement lors des guerres et des crises financières.
Pour permettre néanmoins les échanges, et surtout ceux de la vie courante, l’Etat a autorisé des organismes publics et privés à émettre une monnaie temporaire et locale, la monnaie de nécessité. Ce fut notamment le cas durant la première guerre mondiale de 1914/1918 , période durant laquelle, la ville de Malakoff émis sa propre monnaie de nécessité

Dans les mois qui ont précédés la déclaration de guerre à l’Allemagne, le gouvernement français a considérablement réduit le nombre de pièces afin de diminuer la masse monétaire en circulation dans le pays, ceci pour financer l’effort de guerre. La période de la première guerre mondiale désorganisa, on s’en doute, l’économie. Même les pièces en or, en argent et en bronze se trouvèrent avoir une valeur faciale inférieure à leur masse métallique et furent donc systématiquement thésaurisées par les particuliers. L’Etat cessa leur frappe. Mais la crise de confiance dans la monnaie ne s’arrêta pas là. Ce réflexe du » bas de laine » gagna aussi les petites monnaies en centimes malgré des émissions massives par l’Etat de pièces de 5, 10 et 25 centimes en cupro-nikel à partir de 1917.
 
Deux pièces émises à Malakoff
 
Des communes de toutes tailles devinrent alors émettrices de cette monnaie de nécessité. En effet, durant la guerre de 1914-1918 les monnaies de nécessité semi-officielles, tolérées par l’Etat suite à une décision du 16 août 1914, pouvaient être émises notamment par les municipalités à condition bien sûr que l’émetteur l’accompagne d’un dépôt de garantie à la Banque de France, monnaies qui devaient être échangées une fois la guerre terminée contre des francs.
 
A Malakoff, la vie était aussi difficile qu’ailleurs et la pénurie de monnaie s’est fait cruellement sentir. Face à cette situation une délibération du Conseil municipal de Malakoff du 4 août 1917 décidait l’émission d’une monnaie de nécessité, des jetons d’aluminium de deux valeurs non datées : 5 centimes et 10 centimes pour un montant de dépôt à la Banque de France de 4500 francs. La délibération ne précisant pas la date de remboursement, ni si l’acte bénéficiait d’une autorisation préfectorale.
Les deux pièces de monnaie éditées par la ville de Malakoff étaient en aluminium de forme octogonale. 19mm de diamètre pour la pièce de 5 centimes et 21mm pour celle de 10 centimes.
Sur l’avers des deux pièces figurait au centre, les armes de la ville, « de gueules au chef d’azur, à la forteresse d’argent mouvant de la pointe brochant sur le tout. L’écu sommé d’une couronne murale de quatre tours, encadré de branches de chêne autour l’inscription « Ville de Malakoff, Seine ».
Au revers, au centre de la pièce, la valeur, autour grainetis (petites boules) octogonal.
Cette monnaie de nécessité est très recherchée aujourd’hui par les collectionneurs.
(Recherches complémentaires en cours).
 


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ECLAIRAGE PUBLIC
Malakoff et ses 153 réverbères

Le passage du tir est une voie étroite bordée de réverbères qui donne au lieu une ambiance typique d’un décor du début du 20ème siècle. « Léon », est l’un des réverbères qui fonctionne toujours au gaz, le seul de toute la région parisienne. Un lieu insolite du Malakoff historique qui rappelle que le premier éclairage public de la ville fut au gaz. Et ce ne fut pas une mince affaire que d’assurer le premier éclairage public de la ville qui en 1898 ne possédait que 153 réverbères.

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Le passage du tir est une voie étroite bordée de réverbères qui donne au lieu une ambiance typique d’un décor du début du 20ème siècle. « Léon », est l’un des réverbères qui fonctionne toujours au gaz, le seul de toute la région parisienne. Un lieu insolite du Malakoff historique qui rappelle que le premier éclairage public de la ville fut au gaz. Et ce ne fut pas une mince affaire que d’assurer le premier éclairage public de la ville qui en 1898 ne possédait que 153 réverbères.


Lorsque la nouvelle commune pris en main la destinée de ce grand espace en plein développement depuis 1850, l’éclairage des voies principales existait déjà mais était largement insuffisant. Dans un traité passé entre la commune et la Compagnie parisienne du Gaz, à la date du 14 août 1884, les deux parties constataient une situation précaire de la distribution du gaz. La canalisation existante avait alors une longueur totale de 6.425m. Le contrat passé avec la Compagnie générale du Gaz prévoyait donc le prolongement des conduites existantes et la pose de nouvelles. La Compagnie pour cela était assurée par contrat d’une recette annuelle de 60 francs par 20 mètres de conduites. Ce calcul fut établi en évaluant la consommation d’après un bec de gaz à desservir et en supposant que chaque bec brûlait 3 heures par jour, à raison de 120 litres à l’heure.

L’acte approuvé en Conseil municipal le 31 décembre 1885 fixa donc les conditions auxquelles la Compagnie devait fournir l’éclairage public et privé. A l’expiration du traité le 31 décembre 1905, la commune deviendrait propriétaire de tout ce qui existe sous la voie publique.
L’éclairage public de toutes les voies publiques existantes et à créer, ainsi que tous les établissements municipaux et militaires serait payé 18 centimes le mètre cube pour les consommations constatées, déjà, au moyen d’un compteur. Pour les éclairages à l’heure, le prix fut calculé d’après la série de becs employés. Le contrat précisait également les heures d’allumage, sa durée et tout ce qui est relatif, soit aux agents, soit au matériel, à son entretien et à l’exécution des travaux. Bref, la nouvelle municipalité voulait qu’on y voit clair dans les rues encore très mal entretenues.
 
PAS DE GAZ A TOUS LES ETAGES
Pour l’éclairage particulier, promis lui aussi à un bel avenir, la Compagnie n’était tenue de fournir le gaz que si un abonnement de trois mois au moins était contracté selon des pratiques depuis longtemps abandonnées. Un abonné avait alors plusieurs choix, soit le gaz était fourni au compteur, soit au bec et à l’heure. Dans le premier cas, le prix était fixé pour toute la durée de la concession à 35 centimes le mètre cube. Quand au prix de vente du gaz livré à l’heure, il était débattu de gré à gré entre la Compagnie et l’abonné.
En ce qui concerne l’application du gaz au chauffage, la Compagnie devait se conformer à certaines exigences de l’administration municipale, notamment celle de fournir du gaz pour cet usage uniquement le jour à condition que les quantités réclamées ne dépassent pas la moitié du gaz employé à l’éclairage public et particulier, qui restaient la priorité.
 
En 1898, Malakoff était éclairée la nuit par 153 réverbères. En 1899, la commune passa un autre contrat pour l’éclairage au pétrole avec la Société générale d’éclairage qui ne disposait alors sur la ville que de 33 appareils à fournir.
 

 

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LEON A L’HONNEUR DANS LE FIGARO
L’étrange flambeau qui éclaire le sentier du Tir

Quand il s’agit de dénicher des lieux insolites, la presse offre parfois à ses lecteurs des découvertes originales. Dans la page culture du numéro du Figaro du 25 septembre 2000, le journaliste Hervé Guénot rapporte son coup de cœur pour l’impasse du Tir à Malakoff et sa principale attraction : le bec de gaz qui fonctionne toujours au gaz et amoureusement protégé par les riverains. Depuis la parution de l’article, des choses ont changé (1). Extraits.

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Quand il s’agit de dénicher des lieux insolites, la presse offre parfois à ses lecteurs des découvertes originales. Dans la page culture du numéro du Figaro du 25 septembre 2000, le journaliste Hervé Guénot rapporte son coup de cœur pour l’impasse du Tir à Malakoff et sa principale attraction : le bec de gaz qui fonctionne toujours au gaz et amoureusement protégé par les riverains. Depuis la parution de l’article, des choses ont changé (1). Extraits.

...Il s’appelle Léon. Ce n’est ni un chien ni un chat. Ni même un cousin éloigné. C’est un bec de gaz, un vrai qui fonctionne vraiment au gaz. Lové dans une belle ruelle de Malakoff, il a fier allure, la nuit, dispensant une lumière blanche et faible. Un phare du XIXème siècle égaré dans le XXIème, au milieu des tempêtes bruyantes de la modernité. Sur ses vitres, la sainte trinité des inventeurs de l’éclairage au gaz : le Français Philippe Lebon, le Britannique William Murdock, l’Autrichien Karl Auer. Et plusieurs dates marquant son histoire : 1785 et 1880. Etrange flambeau qui éclaire le sentier du Tir.

Rappel rassurant du passé, sentinelle sympathique de l’histoire, pied de nez à une époque faite de rentabilité, objet paradoxal à l’heure d’internet : Léon est tout cela à la fois...Il a donc des défenseurs dans ce monde de brute : l’association des amis de Léon (2)... » dont l’objet est qu’il fonctionne toujours... », déclare son président Laurent Thomas qui précise que Léon brûle jour et nuit.

Mais les souvenirs des uns et des autres ne sont plus très clairs. On ne sait même plus pourquoi on l’a appelé Léon. Les une pensent qu’il a toujours fonctionné. Mais enquête faite auprès des services techniques municipaux, un agent assure que la rénovation de Léon date d’une quinzaine d’année : « Nous nous sommes chargés de la partie mécanique en collaboration avec Gaz de France », dit-il.

Malakoff est décidément abonnée au gaz. Non loin du sentier du Tir, voici l’impasse Ponscarme où brûlent encore trois autres becs de gaz (3). « Mais attention, ils n’ont rien à voir avec Léon prévient Laurent Thomas. En effet, en service depuis seulement trois ou quatre ans, ils n’ont pas sa vieille noblesse. Un sur trois est bien d’époque mais il a longtemps subi les outrages de l’électrification.

La nuit, impasse Ponscarme, on entend un très léger sifflement : c’est le gaz consommé par les trois (blancs) becs. Une lumière pâle tamisée, reposante. En un clin d’oeil, on prend un ticket pour le siècle d’Eugène Sue. « Nous n’avons pas eu de problème pour mettre en place ces éclairages, précise Jean-Pierre Thouvenain, attaché commercial à GDF, qui fut chargé du dossier. Toutefois, les tubes en plomb ont été changés par des tubes en inox. Il a fallu monter ces brûleurs pour répondre aux normes de sécurité. Maintenant, des communes nous demandent de monter des becs de gaz pour des raisons esthétiques, notamment dans des lieux prestigieux », explique-t-on à GDF. En France, la ville de Sarlat, la place Gutemberg à Strasbourg, le château de Chantilly, les vieux quartiers de Grenoble ont ainsi été équipés.
D’autres sont en activité à Londres, à Berlin, à Florence et même dit-on, à la Nouvelle-Orléans. Là-bas, Léon ne serait sans doute pas dépaysé...
 
Hervé Guénot
Exrait du Figaro du 25 septembre 2000
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(1) Plusieurs rénovations ces dernières années et un malencontreux bricolage fin 2011
(2) Aujourd’hui, l’association est en sommeil, mais Léon est toujours là
(3)Les becs de gaz de l’impasse Ponscarme ont été définitivement électrifiés en 2001

 

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