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MALAKOFF PATRIMOINE
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ETUDE SOCIOLOGIQUE
Une enquête sur la vie familale à Malakoff (1949-1950)

Une longue et minutieuse enquête par questionnaire à été conduite en 1949-1950 par monsieur Pierre Fougeyrollas, alors stagiaire de recherches au C.N.R.S. Il a réussi à interroger 300 ménages résidant presque tous à Malakoff. Portant sur la vie familiale envisagée surtout du point de vue de la prédominance au sein du ménage, l’étude a permis de mettre en évidence un certain nombre de structures susceptibles de définir chacune un milieu familial. Restitution de quelques éléments de cette enquête téléchargeable sur internet.

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Une longue et minutieuse enquête par questionnaire à été conduite en 1949-1950 par monsieur Pierre Fougeyrollas, alors stagiaire de recherches au C.N.R.S. Il a réussi à interroger 300 ménages résidant presque tous à Malakoff. Portant sur la vie familiale envisagée surtout du point de vue de la prédominance au sein du ménage, l’étude a permis de mettre en évidence un certain nombre de structures susceptibles de définir chacune un milieu familial. Restitution de quelques éléments de cette enquête téléchargeable sur internet.

 Cette enquête intitulée "Pédominance du mari ou de la femme dans le ménage" s’est déroulée en trois phases.

1. Il a été procédé à l’interview à domicile de 50 personnes sur leur vie familiale dans tous ses aspects. La durée moyenne de l’interview fut de 2h.30. La liberté fut donnée aux sujets de parler aussi longtemps qu’ils semblaient le désirer sur tel ou tel domaine de leur vie familiale. L’interview était conduite à partir d’un questionnaire de 120 questions comportant trois parties :conditions matérielles d’existence, vie intellectuelle et loisirs, vie affective et sexuelle. Tous les sujets interrogés étaient domiciliés ou travaillaient à Malakoff.
 
2. Il a été procédé ensuite à l’interview de 300 sujets sur la base d’un questionnaire de 40 questions plus précises, choisies d’après les résultats de la première phase de l’enquête. N’ont été conservées que les questions susceptibles de mettre en lumière une nette prédominance de l’un ou de l’autre conjoint, sur tel aspect limité de la vie familiale. Ces questions portaient sur la profession et l’âge des conjoints, la durée de leur ménage, l’existence d’un contrat de mariage, le caractère civil ou religieux du mariage, les modalités de gestion du budget du ménage, le choix du mobilier, le choix des vêtements, l’achat de la presse, la fréquentation des cafés et des spectacles, le choix des lectures, les sorties d’après dîner, le choix du lieu de vacances, le lavage de la vaisselle, l’accord ou le désaccord en politique, le comportement vis-à-vis des enfants, etc.. Quelques sujets de milieux très riches n’habitant pas à Malakoff et n’y travaillant pas furent interviewés à Paris (XVIe), pour fournir les éléments d’une analyse comparée.
 
3. Enfin, il a été procédé à un relevé des renseignements consignés sur les registres de mariages de la mairie de Malakoff. Le relevé a porté sur 1.000 mariages, allant de janvier 1937 à avril 1942. Il s’agissait, dans cette troisième phase, d’étudier la formation des ménages, du point de vue de la profession et du domicile des conjoints et de leurs parents.
Il faut noter que, dans les deux premières phases de l’enquête, ont été interviewés sous le nom de conjoints indistinctement, des couples mariés et des ménages libres sans consécration matrimoniale. Dans la troisième phase, par la force des choses, seuls les mariés pouvaient fournir des renseignements.
 
A travers les trois phases en question, l’enquête est allée en s’élargissant. La première phase a été riche de renseignements psychologiques, la seconde, qui devait conduire à l’analyse statis tique, a fourni les résultats psycho-sociologiques, la troisième a permis quelques vérifications démographiques.
 
Le développement de l’enquête ne pouvait se faire qu’en surmontant constamment une très sérieuse difficulté résultant du caractère privé de la vie familiale et de la méfiance qu’auraient pu éprouver les sujets à l’égard d’un enquêteur inconnu. C’est pour quoi les questionnaires furent d’abord utilisés sur des sujets connus de l’enquêteur. Puis chacun de ces derniers fut invité à introduire l’enquêteur dans la famille d’un voisin ou d’un collègue.
En choisissant des points de départ dans différents milieux sociaux de Malakoff, il fut possible d’atteindre des familles de confessions et d’opinions politiques différentes et aussi de niveaux de vie différents.
En suivant simultanément les deux < pistes » du voisinage et de la communauté professionnelle, il semble bien qu’a été évité l’emprisonnement de l’enquêteur dans un milieu religieux, poli tique ou ethnique quelconque.
L’enquête dans les familles très riches du XVI* arrondissement fut menée de la même façon à partir de sujets connus et grâce à l’introduction de l’enquêteur chez des amis de ces sujets par les premiers.
 
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