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MALAKOFF PATRIMOINE
SOMMAIRE :
Le bâti

Un territoire


Les activités


Le sacré


ART SINGULIER
Le jardin des mosaïques "Picassiette"

Jean Michel Chesné est un artiste qui vit et travaille à Malakoff non loin du stade Marcel Cerdan. Autodidacte, il est tout à la fois graphiste, peintre, sculpteur et mosaïste. Son jardin en plein centre ville est devenue une véritable curiosité qui attire les amateurs du monde entier. Il est pourtant totalement inconnu des habitants de Malakoff.

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Jean Michel Chesné est un artiste qui vit et travaille à Malakoff non loin du stade Marcel Cerdan. Autodidacte, il est tout à la fois graphiste, peintre, sculpteur et mosaïste. Son jardin en plein centre ville est devenue une véritable curiosité qui attire les amateurs du monde entier. Il est pourtant totalement inconnu des habitants de Malakoff.

Ouf ! Le nouveau plan d’urbanisme a été heureusement modifié en 2016 à la suite d’actions collectives pour éviter que le jardin couvert "d’oeuvres d’art brut", patiemment réalisées depuis 20 ans par l’artiste Jean-Michel Chesné, ne soit détruit par les travaux d’alignement.

Jean-Michel Chesné est en effet un artiste singulier dont la plupart des oeuvres et son jardin d’art brut sont peu connus du grand public : les Malakoffiots eux-mêmes.

Comme il le dit lui-même, l’une de ses révélations artistiques a eu lieu en 1992 lors de sa visite au « Palais Idéal du Facteur Cheval » à Hauterives dans la Drôme. Un choc à partir duquel est née une passion et son goût pour ce qu’on appelle l’art brut qui orientera son travail de manière radicale conforté par d’autres découvertes d’oeuvres et d’environnements dits « singuliers ».

Robert Tatin, Facteur Cheval, Jean-Michel Chesné

Il y a une vingtaine d’années il s’est lancé dans la construction d’une grotte-chapelle dans son jardin, puis a entrepris de couvrir les murs de la cour et du jardin de mosaïques utilisant la technique dite « Picassiette » qui utilise de la vaisselle cassée, miroirs, coquillages, bijoux, verres colorés et autres matériaux de récupération. Ainsi donne-t-il libre cours à son imaginaire en faisant cohabiter sur les murs toute une famille d’animaux fantasmagoriques et de chimères.

Son jardin incroyable sur le sol de la ville de Malakoff est désormais répertorié dans la brochure « Itinéraires d’Art singulier en France édité par le site du Palais du Facteur Cheval (classé Monument Historique en 1969 par André Malraux).

L’oeuvre de Jean-Michel Chesné s’étend aussi aux dessins anthropomorphes à l’encre ou à la craie, des fantaisies colorées aux crayons de couleur, mais aussi des têtes en céramique ou des sculptures en plastique fondu. Il développe depuis dix ans tout un travail et un univers fantasmagorique en dessins-dentelles.

Un bâtisseur de l’imaginaire dont peut s’enorgueillir la ville de Malakoff.


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REPRESENTATIONS ANIMALIERES
Le bestiaire urbain de Malakoff

Exposés et mis en scène dans l’espace public, les animaux sont représentés dans la ville de Malakoff de multiples façons depuis le début du 20ème siècle. Du haut des façades où au coeur des espaces verts, ils fascinent, interrogent ou tout simplement décorent les immeubles.

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Exposés et mis en scène dans l’espace public, les animaux sont représentés dans la ville de Malakoff de multiples façons depuis le début du 20ème siècle. Du haut des façades où au coeur des espaces verts, ils fascinent, interrogent ou tout simplement décorent les immeubles.

Les représentations animalières à Malakoff dévoilent l’animal domestique, sauvage, imaginaire... de façon moderne et parfois inattendue, offrant à travers la ville des oeuvres qui forment un fabuleux bestiaire urbain. Tel un explorateur ou naturaliste, en traînant ses pas dans les rues, c’est une promenade insolite et artistique qui nous attend.

Le bestiaire dans l’environnement de Malakoff est bien présent principalement sur les façades de certains immeubles et pour l’ornementation des espaces verts. Ce décor animalier situé parfois où l’on ne l’attend pas, s’inspire des textes de la mythologie, égaye par ses couleurs à l’aide de la mosaïque quelques façades. Il a inspiré des artistes contemporains qui ont utilisé des matériaux en fer et en fonte en pierre-ciment ou plâtre. Plusieurs fois l’animal est représenté sur les bas-reliefs qui ornent des maisons de ville.

Ainsi, les animaux jouent à cache-cache à travers la ville créant une sorte de cabinet de curiosités où ils sont perchés, juchés, flanqués, nichés, exposés. Ils nous regardent, nous interrogent et forment un petit bestiaire urbain fort sympathique.

Le bestiaire en métal du patio de l’Hôtel de Ville abrite depuis l’an 2000 un fabuleux bestiaire de métal imaginé par le sculpteur Antoine Rohal.

La céramique de la libellule rue Jean Jaurès, reproduite quatre fois sur un petit immeuble est la seule à Malakoff à représenter un décor animalier coloré qui rehausse l’esthétique particulière de la façade de l’immeuble.

Les deux petits dragons ailés qui encadrent la porte d’entrée de l’immeuble du 41 rue Victor Hugo suscite l’étonnement

La fresque-mosaïque les oiseaux sur fond rouge située dans la cour de l’école primaire Fernand Léger, a été réalisé par la mosaïste Mélano Hoegger (1976). C’est Nadia Léger, la veuve du grand peintre qui a fait don à la ville de Malakoff d’un motif représentant une oeuvre très connue de Fernand Léger sur un thème cher à l’artiste, les oiseaux.

La chasse au lévrier rue Vincent Morris, allégorie de la chasse dans le monde antique a été réalisé par Monsieur Sauré, sculpteur qui habitait la maison dans les années 50.

La ménagerie de l’école Jean Jaurès rue Jules Ferry. La façade du groupe scolaire possède quatre bas-reliefs dont l’objet exclusif est le thème animalier.

La sculpture d’Hercule terrassant le taureau de Némée sur la façade du 197 avenue Pierre Brossolette, oeuvre de Yves Helbert (1955) en ciment-pierre, est l’une des innombrables représentations sur des supports variés du personnage d’Hercule.

Les trois échassiers du Parc Salagnac sont figés sur le petit lac au milieu de leurs congénères, cygnes et canards, eux bien vivants.

Et quelques sculptures en fils de fer mis en place à travers la ville par le service des espaces verts et des mosaïques dans l’entrée d’immeubles notamment avenue Gambetta...


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SCULPTURES ANIMALIERES
Le bestiaire du jardin intérieur de l’Hôtel de Ville

Le patio de l’Hôtel de Ville abrite depuis l’an 2000 un fabuleux bestiaire de métal imaginé par le sculpteur Antoine Rohal. On ainsi élu domicile dans le jardin intérieur de la mairie au milieu des bambous coqs, chouettes, faucons, un crapaud et une sirène qui donnent au lieu une atmosphère assez unique à Malakoff.

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Le patio de l’Hôtel de Ville abrite depuis l’an 2000 un fabuleux bestiaire de métal imaginé par le sculpteur Antoine Rohal. On ainsi élu domicile dans le jardin intérieur de la mairie au milieu des bambous coqs, chouettes, faucons, un crapaud et une sirène qui donnent au lieu une atmosphère assez unique à Malakoff.


L’oeuvre la plus connue d’Antoine Rohal restera le Monument national des fusillés de Châteaubriant haut de plus de cinq mètres, sculpté en pierre d’Artiges. Ce monument frappe par sa sobriété, sa puissance et la tension qui l’anime. Il fut inauguré en 1950 dans la carrière où furent exécutés en 1941 vingt sept patriotes. Suivront de nombreuses commandes dans la veine commémorative : bas-relief en bronze à la mémoire de Pierre Sémard et de la Résistance des cheminots à Paris, le Monument aux morts de la grand guerre à Drancy , le Monument des déportés à Château-Thierry dans l’Aisne, un haut-relief dédié à Paul Eluard dans une cité de Saint-Denis. De nombreux établissements d’enseignement s’adresseront à lui pour leur décoration.

C’est avec le Monument à la mémoire de Gabriel Péri à Argenteuil inauguré en 1964 qu’Antoine Rohal met au point une technique originale, en soudant au chalumeau des plaques de laiton laminé. Dans les années qui suivront, il a recourt à la même technique pour forger en fer, en cuivre ou en laiton une vingtaine de sculptures animalières, d’une grande force expressive, teintée de fantaisie et d’humour, parmi lesquelles la dizaine d’hôtes du patio de l’Hôtel de Ville de Malakoff.

Les oeuvres d’Antoine Rohal sont aujourd’hui traquées par les connaisseurs dans les ventes publiques et notamment les amoureux du bestiaire de métal.

Sur la vie de l’artiste peu de renseignements. Né à Temersav en Hongrie en 1905, il est mort à Paris en 1978. Il étudia à Dresde où il obtint un premier prix de sculpture. Il s’installe à Paris où il devient l’élève d’Antoine Bourdelle précurseurs de la sculpture monumentale du XXème siècle . En 1954 il obtient la nationalité française. Pendant des années, il travaillera dans son atelier de la cité Falguière, près de Montparnasse. Il assumera durant plusieurs années la charge de secrétaire national de l’Association des sculpteurs statuaires. Vers la fin de sa vie il a peint quelques tableaux.


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