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MALAKOFF PATRIMOINE
SOMMAIRE :
Le bâti

Un territoire


Les activités


Le sacré


CHRONOLOGIE
1881-2019 : quelques dates...

L’immeuble en brique rouge de l’avenue du Président Wilson construit pour répondre au développement de la bibliothèque municipale et aux exigences des audiences foraines de la Justice de Paix demeure encore aujourd’hui un bel exemple architectural de cette période de croissance de la ville. Regard sur quelques dates...

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L’immeuble en brique rouge de l’avenue du Président Wilson construit pour répondre au développement de la bibliothèque municipale et aux exigences des audiences foraines de la Justice de Paix demeure encore aujourd’hui un bel exemple architectural de cette période de croissance de la ville. Regard sur quelques dates...

- 1881 : la bibliothèque publique des écoles du centre de Malakoff s’installe dans la salle d’asile (dénommée aujourd’hui maternelle) qui accueille aussi la cantine scolaire

- 1907   : l’unique école publique accueille dans un petit bâtiment à l’angle de la rue Béranger et Eugène Varlin (Leplanquais à l’époque) la première bibliothèque municipale alors que 1850 enfants s’entassent dans cette unique école de la ville. La municipalité n’a pas d’autre solution.

- 1925 : la salle d’asile de l’école publique sert de Mairie et de salle d’audience de la Justice de Paix

- 1931 : le Conseil Municipal décide la construction d’un immeuble avenue du Président Wilson pour la bibliothèque municipale en forte extension et la salle des audiences de la Justice de Paix

- 1932 : Dépôt du permis de construire de l’immeuble conçu par Armand Guérard, architecte communal.

- 1933 : le 23 mai approbation du Conseil Municipal des plans de la bibliothèque/Justice de Paix. Le Maire sollicite des subventions auprès du Conseil Général de la Seine qui refuse toute aide pour ce projet. La ville assure seule la totalité du financement.

- 1934 : inauguration de la bibliothèque/Justice de Paix

- 1943 : le maire mis en place par la Délégation spéciale du gouvernement de Pétain fait recouvrir la fresque de la Justice dans la salle d’audience par une autre oeuvre peinte par Alex Deschmaker, plus conforme à la politique du moment.

- 1958 : réforme judiciaire qui met fin aux Justices de Paix remplacées par les Tribunaux d’Instance. Les audiences sont transférées au Tribunal d’Instance de Vanves. La salle du premier étage devient libre et sert pour diverses cérémonies officielles et réunions diverses.

- 1973 : la bibliothèque quitte le bâtiment pour un immeuble moderne derrière la Mairie.

- 1974 : le Trésor Public s’installe dans les locaux et cloisonne l’ancienne bibliothèque

- 1989 : dans le cadre de l’Inventaire Général du patrimoine en Ile-de-France, l’ancienne bibliothèque/Justice de Paix fait l’objet d’une notice (IA00075735), reprise dans la base de données Mérimée du Ministère de la Culture.

- 2005 : la bibliothèque/Justice de Paix fait l’objet d’une présentation dans le cadre de l’exposition pilotée par l’historienne Catherine Bruant « Bâtir la banlieue, construire Malakoff (1919-1939 ».

- 2007 : La Trésorerie quitte le bâtiment pour une construction plus fonctionnelle rue Avaulée. Il sert désormais de réserve pour différents services municipaux.

- 2015 : l’ancienne bibliothèque perception est inscrite à l’inventaire patrimonial dans le cadre du nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui édicte des préconisations pour l’architecture extérieure, mais ne dit rien sur l’intérieur du bâtiment.

- 2016  : la jeune architecte Lina Jalu réalise un mémoire pour son Diplôme de spécialisation et d’approfondissement en architecture (DSA) avec comme projet d’analyse et des propositions pour l’ancienne bibliothèque/Justice de Paix.

- 2017 : Le Conseil municipal envisage une réhabilitation conséquente de l’immeuble désormais inoccupé afin de lui redonner une fonction. Projet d’y installer un tiers lieu des créations artisanales. En octobre lancement d’une phase d’étude des travaux et d’une consultation des Malakoffiots.

- 2019 : ouverture en mai-juin du tiers lieu des créations artisanales

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Dessins de Lina Jalu

Sources : Mémoire DSA architecture/patrimoine ENSAPB, de Lina Jalu (2016)

Exposition Catherine Bruant « Bâtir la Banlieue, construire Malakoff, 1919-1939 (2005)

Archives Municipales (2017)

 

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ANNEES 1930
De nouveaux besoins de services publics

La construction d’une nouvelle bibliothèque municipale et d’une Justice de Paix pour remplacer les locaux intégrés dans l’école publique a nécessité la recherche d’un terrain, un effort fiancier conséquent et la conception d’un plan pour des locaux fonctionnels et pour faire cohabiter indépendamment les deux services publics dans un même lieu.

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La construction d’une nouvelle bibliothèque municipale et d’une Justice de Paix pour remplacer les locaux intégrés dans l’école publique a nécessité la recherche d’un terrain, un effort fiancier conséquent et la conception d’un plan pour des locaux fonctionnels et pour faire cohabiter indépendamment les deux services publics dans un même lieu.

La loi Cormudet (1919/1924) considérée comme la naissance de l’urbanisme contemporain, stipule que « l’aménagement des villes relèvera dorénavant d’une démarche globale et prévisionnelle, d’embellissement et d’extension ». C’est nouveau et toutes les communes de la Seine sont concernées. La nouvelle municipalité ouvrière de Malakoff issue des élections municipales de 1925 envisage, outre l’aménagement urbain, plusieurs projets pour répondre aux besoins de la population concernant la culture, la santé, l’éducation, la justice...

Depuis 1907 la bibliothèque municipale se trouve à l’étroit dans un petit bâtiment qui dépend du groupe scolaire Jean Jaurès au 2 rue Leplanquais (aujourd’hui Eugène Varlin), exigu et insuffisant pour répondre aux besoins des lecteurs. Or aucune modification des locaux ne peut être envisagée, car l’augmentation constante des effectifs scolaires laisse prévoir l’obligation de rendre les locaux à leur destination première. .

Cette bibliothèque possède l’un des fonds les plus importants de la région parisienne rassemblés depuis 1881, plus de 25 000 volumes. Il devenait donc indispensable pour le Maire Léon Piginnier d’avoir une bibliothèque communale digne de ce nom à Malakoff, une « oeuvre d’instruction et d’éducation populaire ».

L’avenue Wilson en 1922 : un vaste espace reste encore inoccupé (Collection Malakoff-patrimoine.fr)

 Ou construire ?

Le projet de construire une nouvelle bibliothèque faisant l’unanimité, il faut lui trouver un emplacement. En 1903 la commune avait acquis une parcelle de maraîchage de 6000 m2 grâce à un emprunt, entre la rue Béranger et Gabriel Péri, dans le but d’y implanter une nouvelle Mairie (projet abandonné après l’Armistice de 1918) face à la nouvelle avenue récemment ouverte (Président Wilson).

Le remboursement de l’emprunt était prévu par une opération foncière : la revente des terrains en bordure de l’avenue. Les ventes de 15 lots en 1906 et 1907 par adjudication sont un échec qui a pour conséquence la constitution d’une réserve foncière finalement bienvenue pour recevoir de futurs équipements communaux : la crèche, l’hôtel des postes, la maternelle Jean-Jaurès.

Dans une délibération du 26 mai 1933 le Conseil Municipal décide officiellement la construction d’une bibliothèque et d’une Justice de Paix. Son emplacement fut une évidence : sur l’une des parcelles de la réserve foncière avenue du Président Wilson près de l’hôtel des postes.

La recherche des fonds nécessaires est difficile. Les travaux sont finalement financés entièrement par la commune car l’aide sollicitée auprès du Conseil Général de la Seine ayant été refusée.

Confronté par ailleurs au manque de lieu adapté pour la tenue des audiences foraines qui se tiennent chaque jeudi depuis 1925 dans la salle des mariages de la Mairie, non sans inconvénients, le Conseil Municipal décide d’intégrer dans le nouvel édifice prévu pour la nouvelle bibliothèque un espace fonctionnel pour les audiences de la Justice de Paix.

 Une double fonction

L’architecte Armand Guérard a conçu en 1932 les plans d’un bâtiment déterminé par une partition nette par étage. Il accueille de plain pied le public pour une activité mixte. La bibliothèque est située au rez-de-chaussée tandis que le tribunal est placé au premier étage. Au sous-sol les locaux pour les archives des deux services. Au deuxième étage un petit logement de trois pièces donnant sur le passage du Nord, mais qui fut rajouté au plan initial de 1932.

La distribution centrale dispose de grilles au sous-sol comme au rez-de-chaussée ce qui permet de fermer l’accès aux escaliers en fonction des usages. Ainsi, la bibliothèque et la Justice de Paix pouvaient fonctionner indépendamment l’une de l’autre.

Plan dressé par l’architecte communal Armand Guérard en 1932 (Archives Municipales)

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Sources : Mémoire DSA architecture/patrimoine ENSAPB, de Lina Jalu (2016)
Exposition Catherine Bruant « Bâtir la Banlieue, construire Malakoff, 1919-1939 (2005)
Archives Municipales (2017)

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ASPECT EXTERIEUR
Une façade d’une certaine solennité

La façade principale de la bibliothèque/Justice de Paix sur l’avenue du Président Wilson exprime une certaine solennité d’un établissement judiciaire, d’un lieu de silence et de la concentration d’un lieu d’étude. Un style assumé par l’architecte et la Mairie qui voulaient un immeuble qui marque le paysage.

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La façade principale de la bibliothèque/Justice de Paix sur l’avenue du Président Wilson exprime une certaine solennité d’un établissement judiciaire, d’un lieu de silence et de la concentration d’un lieu d’étude. Un style assumé par l’architecte et la Mairie qui voulaient un immeuble qui marque le paysage.

L’immeuble dans les années 1940 (Archives Municipales)

Situé à côté de l’ancien hôtel des postes, construit également par Armand Guérard à la même époque, les volumes semblent pensés à l’inverse de celui-ci. D’un côté l’horizontalité de l’élévation de la poste n’est interrompue que par l’encadrement monumental de la porte, tandis que la bibliothèque présente des piliers en béton et l’encadrement monumental saillant de l’entrée qui filent sans interruption sur les deux niveaux de la façade. L’avant-corps de gauche renforce cette verticalité en lui donnant un aspect monumental. On entre dans un lieu important.

Les volumes du bâtiment sont toutefois simples pour les décors comme pour les formes rappelant le style Art déco. Hormis le blason de la ville représentant la Tour Malakoff, en rouge, noir et bleu, aucun ornement n’est rapporté en façade. L’architecte emploie comme pour d’autres édifices publics de la ville la brique rouge produite en série dans les briqueteries locales. Utilisant les multiples possibilités offertes par ce matériau, il combine les appareillages qui soulignent la structure du bâtiment et animent les parois de leur simple graphisme. La frise de couronnement du bâtiment révèle une belle qualité de mise en oeuvre.

La toiture terrasse est ainsi encadrée par des acrotères constituant des rebords pleins richement travaillés.

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A l’arrière du bâtiment

Côté passage du nord, l’arrière du bâtiment dispose de très peu d’ouvertures. Visiblement l’architecte s’est concentré sur la façade visible de la rue. Dans le premier permis de construire la façade ne comprenait aucune ouverture rendant éventuellement possible la construction d’un autre bâtiment ouvrant sur le passage du Nord. Cette façade est finalement percée à tous les étages sans composition spéciale ni décoration. Ses matériaux sont la brique et le moellon de calcaire grossier. La façade du deuxième étage est entièrement en brique rouge et n’est percée que par une fenêtre donnant dans le petit logement.

(Archives Municipales)

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Sources : Mémoire DSA architecture/patrimoine ENSAPB, de Lina Jalu (2016)

Exposition Catherine Bruant « Bâtir la Banlieue, construire Malakoff, 1919-1939 (2005)

Archives Municipales (2017)

 

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PARTIES COMMUNES
Une composition très rationnelle

Le plan de l’immeuble de l’ancienne bibliothèque et Justice de Paix est issu d’une composition très rationnelle. Son inscription dans un carré n’est sans doute pas anodine et les différentes proportions classiques de l’architecture que l’on y trouve attestent de la grande attention dont a fait preuve l’architecte Armand Guérard.

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Le plan de l’immeuble de l’ancienne bibliothèque et Justice de Paix est issu d’une composition très rationnelle. Son inscription dans un carré n’est sans doute pas anodine et les différentes proportions classiques de l’architecture que l’on y trouve attestent de la grande attention dont a fait preuve l’architecte Armand Guérard.

La construction du bâtiment de l’avenue du Président Wilson semble être l’aboutissement d’une longue réflexion, en témoignent les importantes différences, notamment en façade, entre le projet du permis de construire dont les plans sont conservés aux Archives Municipales et le l’immeuble réalisé en 1933.

Un hall d’entrée bien pensé 

Après avoir franchit la porte d’entrée monumentale en fer forgé et vitrée, on entre dans un vestibule et après quelques marches et une autre porte,on accède à un large hall d’accueil qui débouche sur l’entrée de la bibliothèque et l’escalier qui conduit à la salle d’audience de la Justice de Paix.

Les marches de l’escalier sont en pierre calcaire de Comblanchien (Bourgogne), un matériau très pur à l’aspect semblable au marbre utilisé massivement en décoration architecturale.

Une grille qui ferme l’accès à l’étage comme le garde-corps de l’escalier sont en fer forgé. Le garde-corps du palier comporte le monogramme de Malakoff représenté par la lettre stylisée « M ». L’ensemble de la ferronnerie est de style Art Déco avec volutes, motifs géométriques entrelacs...Ce bel ensemble réalisé avec soin donne de l’élégance à la montée vers la salle de Justice de Paix. Toutes les portes à double battants sont en bois à larges gonds avec un décor en métal.

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Sources : Mémoire DSA architecture/patrimoine ENSAPB, de Lina Jalu (2016)

Exposition Catherine Bruant « Bâtir la Banlieue, construire Malakoff, 1919-1939 (2005)

Archives Municipales (2017)

 

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UNE FIERTE POUR LA CULTURE
Une bibliothèque municipale enfin fonctionnelle

L’architecte Armand Guérard à voulu une salle de bibliothèque fonctionnelle (135m2). De grands meubles étagères couvrent les murs. Les lecteurs peuvent s’installer autour de plusieurs tables pour lire ou faire leurs recherches. Le personnel se tient à leur disposition derrière une banque d’accueil. Des milliers de livres sont à la disposition du public dès 1933, enfin dans de bonnes conditions.

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L’architecte Armand Guérard à voulu une salle de bibliothèque fonctionnelle (135m2). De grands meubles étagères couvrent les murs. Les lecteurs peuvent s’installer autour de plusieurs tables pour lire ou faire leurs recherches. Le personnel se tient à leur disposition derrière une banque d’accueil. Des milliers de livres sont à la disposition du public dès 1933, enfin dans de bonnes conditions.

La salle de lecture dans les années 1960 (Archives Municipales)

La salle de la bibliothèque est baignée d’une abondante lumière naturelle grâce aux baies vitrées à guillotine et au fond de la salle par une originale coupole en pavés de verre. Armand Guérard adopte là les traits caractéristiques des années 30 n’hésitant pas à utiliser de nouveaux matériaux.

Le sol dispose d’un carrelage en damier blanc et noir de style Victorien créant un bel effet visuel. Il sera par la suite recouvert par un revêtement.


La salle de lecture dans les années 60 (Photo Archives Municipales)

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Sources : Mémoire DSA architecture/patrimoine ENSAPB, de Lina Jalu (2016)

Exposition CatSherine Bruant « Bâtir la Banlieue, construire Malakoff, 1919-1939 (2005)

Archives Municipales (2017)

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UN LIEU DE CONCILIATION
Une salle de Justice de Paix sobre et lumineuse

Dans la composition et l’agencement de la salle d’audience l’architecte Armand Guérard à développé une vision de la justice de Paix, sereine, mais solennelle. Cinq larges baies vitrées a guillotine (depuis remplacées) laissent entrer beaucoup de lumière ce qui évite le sentiment d’enfermement. Durant 25 ans les litiges de la vie quotidienne à Malakoff seront traités dans ce lieu dans une démarche conciliatrice.

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Dans la composition et l’agencement de la salle d’audience l’architecte Armand Guérard à développé une vision de la justice de Paix, sereine, mais solennelle. Cinq larges baies vitrées a guillotine (depuis remplacées) laissent entrer beaucoup de lumière ce qui évite le sentiment d’enfermement. Durant 25 ans les litiges de la vie quotidienne à Malakoff seront traités dans ce lieu dans une démarche conciliatrice.

La salle des audiences de la Justice de Paix vers 1947 (Archives Municipales)

La salle d’audience voulue par Armand Guérard est sobrement meublée. Au fond, le bureau des juges pouvant accueillir cinq personnes est placé sur une estrade.

Pour l’accueil du public six rangées de bancs en chêne sont placés de chaque côté d’une allée centrale. Une centaine de personnes peuvent y prendre place lors des audiences.

Au plafond à caisson sont fixés des luminaires en verres dépolis à montures chromées de style art déco, très à la mode dans l’entre-deux guerres.

Sur les murs se dresse un lambris de bois jusqu’à mi-hauteur. Au-dessus, à l’origine une impressionnante fresque peinte dont l’artiste reste inconnu. En 1943 elle est remplacée par la volonté du Maire de la Délégation Spéciale qui trouve que la fresque d’origine « déshonore cette salle ». Cette oeuvre du peintre Paul Alex Deschmaker dans le goût officiel de l’époque représente une allégorie du travail avec des paysans dans les champs, un sportif, une mère, des ouvriers, une secrétaire. L’image rassurante d’une France mythique unie autour de sa terre et de sa famille. Au milieu de la fresque, derrière le bureau des juges, sont mises en valeur les nouvelles armoiries de la ville qui attestent en soi la période de création de l’oeuvre. Plus de référence à la tour emblématique de Malakoff, mais des armoiries qui répondent à des références féodales, sans lien avec l’histoire de la ville. Depuis 1942, c’est la relecture de l’histoire voulue par le gouvernement de Vichy.

Le sol de l’ensemble de la salle d’audience forme une belle composition, un dallage au centre duquel une mosaïque de carrelage en opus incertum d’intérieur constituée de morceaux de carrelage cassés de couleurs différentes. Autour un pavement en mosaïque de carrelage grès cérame carré de 2 cm bénéficie d’une belle recherche qui assure une certaine harmonie sur l’ensemble de la salle..

La Justice de Paix

Les Justices de Paix étaient des juridictions juridiques de proximité, mises en place en France par la Constituante en 1790. Elles furent supprimées en 1958 et remplacées par les tribunaux d’instance. Elles avaient pour mission de régler les litiges de la vie quotidienne dans une démarche conciliatrice. Il y en avait une par canton sous la responsabilité d’un juge de Paix, Malakoff faisait partie du canton de Sceaux. Accessible gratuitement les audiences pouvaient se tenir en dehors d’un Palais de Justice et dans une autre commune que le siège de la juridiction. Elles étaient alors appelées audiences foraines. Il y envait une chaque semaine à Malakoff depuis 1925.

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Sources : Mémoire DSA architecture/patrimoine ENSAPB, de Lina Jalu (2016)

Exposition Catherine Bruant « Bâtir la Banlieue, construire Malakoff, 1919-1939 (2005)

Archives Municipales (2017)

 

 

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LA PERTE DU SENS D’ORIGINE
Les aléas des différentes occupations des lieux

Pendant près de 75 ans le bâtiment à accompagné la transformation de la ville en répondant aux besoins du moment. En 1958 suite à la réforme judiciaire qui remplace la Justice de Paix par les Tribunaux d’Instance, la salle d’audience n’a plus de raison d’être. En 1972 la bibliothèque déménage dans une construction neuve. Les lieux vont alors changer plusieurs fois d’affectation et subir des transformations pas toujours respectueuses de l’architecture d’origine.

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Pendant près de 75 ans le bâtiment à accompagné la transformation de la ville en répondant aux besoins du moment. En 1958 suite à la réforme judiciaire qui remplace la Justice de Paix par les Tribunaux d’Instance, la salle d’audience n’a plus de raison d’être. En 1972 la bibliothèque déménage dans une construction neuve. Les lieux vont alors changer plusieurs fois d’affectation et subir des transformations pas toujours respectueuses de l’architecture d’origine.

Deux événements vont radicalement modifier l’occupation du bâtiment de l’avenue du Président Wilson. La professionnalisation des juges de Paix et le regroupement des audiences foraines dû au nouveau maillage face à l’urbanisation croissante ainsi que la judiciarisation de la société ont nécessité de nouvelles institutions. 

En décembre 1958 une réforme judiciaire remplace les Justices de Paix par les Tribunaux d’Instance. Les audiences de conciliation organisées depuis 1925 à Malakoff sont transférées au Tribunal d’Instance de Vanves (1). La grande salle du 1er étage salle prévue à cet effet devient libre. Elle sera utilisée comme lieu de cérémonies des médailles du travail, du pot des enseignants de la ville, d’auditorium ... et de réunions politiques et syndicales notamment en 1968. 

A l’occasion de travaux de modernisation les murs sont recouverts d’un revêtement PVC et les lambris repeints. La fresque qui représente une allégorie de la Justice est entièrement recouverte et entre dans l’oubli collectif..

En 1972 alors que l’édifice a déjà subit quelques modifications, la bibliothèque déménage dans une nouvelle construction derrière l’Hôtel de Ville. Les locaux adaptés aux années 30 sont en effet devenus trop petits par rapport aux besoins et à la diversification des activités autour du livre et du multimédia. Divers services municipaux vont alors y être hébergés notamment le centre social, la Sécurité Sociale....

Après le déménagement de la bibliothèque en 1973 le Trésor Public qui recherchait des locaux prend possession du bâtiment, le réaménage sans chercher à s’inscrire harmonieusement dans l’architecture du bâtiment. Il occupera les lieux jusqu’en 2007.

La salle de lecture est totalement transformée avec l’installation d’une banque d’accueil et la création d’un bureau fermé par un cloisonnement. La coupole art déco en pavés de verre est cachée par un faux plafond. La salle conçue par Armand Guérard est alors totalement défigurée.

Le Trésor Public occupe le rez-de-chaussée jusqu’en 2007. Après ce départ vers un immeuble plus fonctionnel, pendant plus de 10 ans le bâtiment n’est plus accessible au public. Il sert de lieu de stockage pour les services de la Mairie.

2019, après une réhabilitation que l’on peut espérer respectueuse de ce lieu patrimonial emblématique de la ville, prendra place un tiers lieu des créations artisanales.

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Sources : Mémoire DSA architecture/patrimoine ENSAPB, de Lina Jalu (2016)

Exposition Catherine Bruant « Bâtir la Banlieue, construire Malakoff, 1919-1939 (2005)

Archives Municipales (2017)

(1) Le Tribunal d’Instance de Vanves est compétent pour les villes de  Vanves, Malakoff, Meudon, Meudon-La Forêt, Clamart, Issy-les-Moulineaux, Châtillon

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