SOMMAIRE :
Le bâti

Un territoire


Les activités


Le sacré


ART URBAIN SUR LE TROTTOIR
Mobilier urbain customisé par Le Cyklop

Le streetartiste Le Cyklop bien connu pour rendre vivants des éléments du mobilier urbain sa marque de fabrique à transfiguré en 2018 une cinquantaine de potelets de sécurité rue Eugène Varlin à Malakoff et créé un univers graphique joyeux et coloré.

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Le streetartiste Le Cyklop bien connu pour rendre vivants des éléments du mobilier urbain sa marque de fabrique à transfiguré en 2018 une cinquantaine de potelets de sécurité rue Eugène Varlin à Malakoff et créé un univers graphique joyeux et coloré.

Les potelets métalliques sur la voie publique font partie du mobilier urbain de protection pour assurer les flux sécurisés des piétons sur les trottoirs et pour empêcher aussi par endroit le stationnement des automobiles.

Le Cyclop reconnu pour ses détournements artistiques dans plusieurs quartiers de la capitale se rapproprie ce mobilier urbain banal du bas jusqu’à la petite boule qui le coiffe.

A Malakoff Le Cyklop a transfiguré une cinquantaine de potelet le long de la rue Eugène Varlin. Son personnage emblématique à l’oeil unique coloré peint à la bombe s’inspire des créatures fantastiques de la mythologie grecque. Il faut y voir aussi un emprunt original au monde du jouet et de la BD.

 

Un univers graphique que l’on retrouve aussi dans d’autres endroits de la ville. Devant l’entrée de la Maison des Arts Le Cyklop a peint les yeux sur les demies sphères au ras du sol. Il a également égayé le rond-point Youri Gagarine dans le sud de Malakoff.


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ART URBAIN SUR LE BATI
Kashink et ses personnages protéiformes

Kashink qui vit et travaille à Paris est l’une des rares femmes particulièrement très actives dans le streetart/graffiti. Elle est de plus en plus sollicitée pour présenter ses œuvres à l’étranger et peindre des murs de grandes villes européennes. A Malakoff on lui doit deux œuvres réalisées en 2018 place de la République et rue Raymond Fassin.

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Kashink qui vit et travaille à Paris est l’une des rares femmes particulièrement très actives dans le streetart/graffiti. Elle est de plus en plus sollicitée pour présenter ses œuvres à l’étranger et peindre des murs de grandes villes européennes. A Malakoff on lui doit deux œuvres réalisées en 2018 place de la République et rue Raymond Fassin.

La plus monumentale des œuvres de Kashink à Malakoff est peinte sur le mur du gymnase Jacques Duclos, place de la République, face à l’immeuble de l’Insee. Atypique, l’artiste porte souvent une moustache, elle peint avec un grand talent d’immenses personnages protéiformes aux yeux multiples, ou des têtes de morts à la mexicaine, le tout dans un style graphique très coloré, loin des références traditionnelles du graffiti féminin « girly ». Son travail, qui s’inspire à la fois de ses origines slaves et hispaniques, du Pop Art et de l’illustration narrative, est à la fois très présent dans la rue et dans les galeries où elle expose souvent.

Inspirée par l’art contemporain et l’artisanat, Kashink s’engage aussi bien dans les causes féministes que pour le mariage pour tous. Elle revendique une peinture engagée et n’hésite pas à peindre des thèmes de société actuels comme l’égalité femmes/hommes, l’homosexualité, la religion...

La deuxième œuvre de Kashink est peinte sur le rideau de fer central de l’entrepôt de la Ressourcerie 5 bis rue Raymond Fassin. Moins impressionnante que celle de la place de la République elle ne passe pas inaperçue avec les personnages emblématiques de la plupart de ses œuvres au milieu de six autres talents.

Sources : Maison des Arts/Malakoff

Oeuvre place de la République

 

Oeuvre rue Raymond Fassin

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ART URBAIN SUR LE BATI
Invader et ses trois mosaïques pixels à Malakoff

Alors que le streetart et les graffitis ont désormais pignon sur rue certain streetartistes continuent d’intervenir dans la clandestinité. C’est le cas d’Invader, Alias Franck Slama, artiste de rue français désormais mondialement reconnu dont les carreaux de mosaïque sont posés durant la nuit à l’abri des regards, ce qu’il appelle son « invasion ». Trois Space Invader ont surgit ces dernières années dans Malakoff et attirent les passionnés et les inconditionnels de l’artiste. Mais leur petite taille les rendent difficiles à repérer. Pas pour nous.

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Alors que le streetart et les graffitis ont désormais pignon sur rue certain streetartistes continuent d’intervenir dans la clandestinité. C’est le cas d’Invader, Alias Franck Slama, artiste de rue français désormais mondialement reconnu dont les carreaux de mosaïque sont posés durant la nuit à l’abri des regards, ce qu’il appelle son « invasion ». Trois Space Invader ont surgit ces dernières années dans Malakoff et attirent les passionnés et les inconditionnels de l’artiste. Mais leur petite taille les rendent difficiles à repérer. Pas pour nous.

La démarche de l’artiste Invader est désormais bien connue : provoquer une rencontre systématique entre la mosaïque et le pixel, la transposition d’une sorte de jeu vidéo dans la réalité urbaine ainsi qu’un processus de propagation planétaire.

Répartis dans près de 80 villes à travers le monde les mosaïques de carrelages ou de tesselles d’Invader, toujours placées dans des sites fréquentés, sont en règle générale entre trois et quatre mètres au-dessus du sol, solidement fixées avec des colles et des ciments professionnels forts pour éviter les détériorations ou les vols. Les œuvres de Malakoff confirment la règle.

Pour voir les trois œuvres d’Invader à Malakoff comme partout il faut lever les yeux : A droite du pont vers Vanves angle des boulevards du Général de Gaulle/Gabriel Péri. 52 Avenue Pierre Brossolette, pignon d’immeuble à l’entrée du Passage du Petit-Vanves (périmètre prochainement démoli pour reconstruction)

Chaque œuvre unique selon l’artiste forme une mosaïque en un matériau inaltérable. La forme carrée de ses tesselles fait toujours référence au pixel son thème de prédilection. L’artiste archive dans une base de données toutes ses « invasions » dont celles de Malakoff qui permettent de suivre sa trace à travers les villes. Lui, pour conserver l’anonymat apparaît toujours masqué lors de ses interviews.

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ART URBAIN SUR LE BATI
Avec les parapluies, la poésie sur les murs de la ville

Riks, Tiez, Romano, trois streetartistes indépendants regroupés dans « Le Mouvement » ont installé des séries de collages poétiques et éphémères figurant des rencontres insolites sous « Les parapluies » dans plusieurs villes dont Malakoff en centre ville et au Club ados.

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Riks, Tiez, Romano, trois streetartistes indépendants regroupés dans « Le Mouvement » ont installé des séries de collages poétiques et éphémères figurant des rencontres insolites sous « Les parapluies » dans plusieurs villes dont Malakoff en centre ville et au Club ados.

Visibles durant plusieurs mois ces collages mettent en œuvre un concept de création participative avec des habitants et des publics spécifiques notamment les jeunes dans le but de rapprocher les gens, créer des liens, porter un regard positif sur l’autre. A Malakoff, « Le Mouvement » a participé à deux projets streetart au pochoir qui ont aboutit à divers collages.

En 2017 une centaine d’habitants volontaires de Malakoff ont été invités à « se faire tirer le portrait » avec un-e inconnu-e ou quelqu’un de très différent, afin de créer des relations singulières et de tisser des liens entre citoyens-nes, les artistes et l’espace urbain. Ils ont ensuite trouvé leurs clichés imprimés en tailles réelles et en noir et blanc sous des parapluies colorés. Durant plusieurs mois le mur arrière du Théâtre 71, rue Raymond Fassin, le mur de la bibliothèque Pablo Néruda et sur celui de la cité Tissot ont porté ces montages et rencontres inédites. Ces collages en papier ont disparu progressivement avec le temps. Reste la mémoire photographique de ces œuvres réalistes et instantanées.

Durant l’été 2019 les façades du petit bâtiment du Club ados situé au mail Thorez ont pris des couleurs. 12 jeunes ont participé au projet streetart avec les artiste du collectif « Le Mouvement ». Avec six portraits de groupe ils ont réalisé au pochoir et peint plusieurs fresques pour habiller les murs du club avec les fameux « Parapluies colorés ».

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La femme fleur de Vinie et sa chevelure de tags

Arrivée de Toulouse à Paris en 2007, Vinie expose sur les murs de la capitale son personnage : une figure féminine à mi-chemin entre poupée et pin-up que l’on reconnaît à sa coiffure, faite de tags, flops et dédicaces diverses.Ce sont surtout ces cheveux qui changent selon les œuvres, imprimant au travail de Vinie une ligne directrice forte. L’oeuvre de la rue Paul Bert à Malakoff n’échappe pas à cet univers graphique.

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Arrivée de Toulouse à Paris en 2007, Vinie expose sur les murs de la capitale son personnage : une figure féminine à mi-chemin entre poupée et pin-up que l’on reconnaît à sa coiffure, faite de tags, flops et dédicaces diverses.Ce sont surtout ces cheveux qui changent selon les œuvres, imprimant au travail de Vinie une ligne directrice forte. L’oeuvre de la rue Paul Bert à Malakoff n’échappe pas à cet univers graphique.

L’oeuvre de la rue Paul-Bert à Malakoff « Méditation ou la femme fleur », ne passe pas inaperçu dans cette voie très empruntée de la ville. Le contraste entre les lignes épurées du personnage et les facettes du graffiti présents dans les cheveux reflète parfaitement l’univers graphique de Vinie. Son emplacement ne devait rien au hasard lors de sa création puisqu’elle se situait face à l’ancien entrepôt industriel qui a accueilli durant cinq mois en 2016 les œuvres d’une cinquantaine d’artistes urbains du monde entier, une exposition événement éphémère du « Grand 8 » visitée par plus de 40 000 visiteurs.

Vinie s’est expliquée sur la femme fleur, son personnage récurent de grande poupée à l’occasion de la réalisation de sa fresque de Malakoff : « J’adapte sa position, les teintes de ma peinture en fonction de plusieurs éléments comme la taille du mur ou son emplacement. Je fais tout pour qu’elle s’intègre bien au paysage, car une fois terminée elle devient une voisine pour les habitants du quartier. Pour cette fresque de la rue Paul Bert à Malakoff j’ai volontairement choisi un aspect doux et poétique pour que les commerçants d’en face, les passants, notamment les enfants qui se rendent au collège l’apprécient. J’ai échangé avec eux tous les jours pendant la réalisation ».

Avec un corps élancé imposant, un visage sombre et dont les yeux ont des airs de manga japonais et une chevelure qui dévore l’espace formée par des tags rappelant les œuvres et les artistes de l’exposition éphémère du « Grand 8 » la femme fleur assure une belle présence vivante.

Sources : Exposition Le grand 8/La forêt escargot/Malakoff infos Mai 2018

Oeuvre rue Paul Bert

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L’énigme décalée de Ben Eine sur le mur du parc de la Maison des arts

Certaines œuvres de street art à Malakoff accompagnent les pas des marcheurs avec malice, ou en stimulant leur imagination pour peu qu’il prennent le temps de s’attarder devant l’oeuvre. La fresque slogan multicolore du Londonien Ben Eine, le long du mur du jardin de la Maison des Arts à Malakoff est une façon ironique de l’artiste de s’adresser à la société par une formule décalée.

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Certaines œuvres de street art à Malakoff accompagnent les pas des marcheurs avec malice, ou en stimulant leur imagination pour peu qu’il prennent le temps de s’attarder devant l’oeuvre. La fresque slogan multicolore du Londonien Ben Eine, le long du mur du jardin de la Maison des Arts à Malakoff est une façon ironique de l’artiste de s’adresser à la société par une formule décalée.

La fresque de Ben Eine s’étale sur 40 mètres le long de la rue du 12 février 1934 entre le boulevard Gabriel Péri et l’avenue Pierre Brossolette, face à l’entrée du dépôt sud de bus de la RATP. L’oeuvre réalisée en 2016 est spectaculaire et prend tout le mur du parc de la Maison des Arts. Le londonien qui a émergé dans les années 1980 aux côtés du célèbre Banksy maîtrise l’art de délivrer des messages. C’est son style, unique et donc identifiable partout dans le monde : des mots, taille XXL écrits en lettre capitale, un style singulier qui rappelle les origines du graffiti. Son message est essentiellement composé de lettres colorées de l’alphabet.

A Malakoff Ben Eine ne se démarque pas de son style singulier tout en couleur. Son message est à moitié caché par des formes, sortes de calligraphies. Il faut prendre du recul et passer de l’autre côté de la rue pour avoir une vision complète de l’oeuvre et du message « Stop making more sense » ou « Cesse de donner trop de sens » en lettres lumineuses.

Sur 40 mètres l’artiste affiche donc son énigme a première vue peu perçue par les passants. Il aime les formules décalées sur une longue surface, sa marque de fabrique, peut être pour nous dire qu’une œuvre s’exprime souvent à travers un langage symbolique sans avoir de sens particulier. Faire beau à l’oeil avec des couleurs et des jeux de formes. Avec « Stop making more sense » ne cherchons donc pas à voir plus loin que ce qui est écrit !. Admirons.

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ART URBAIN SUR LE BATI
La force des regards dans les oeuvres du rideau métallique de la Ressourcerie

En 2018 six streetartistes ont pris pour cible avec leurs bombes de couleur le rideau métallique de la Ressourcerie, 5 rue Raymond Fassin à Malakoff, le lieu associatif où sont récupérés les objets afin de leur donner une seconde vie dans la perspective de réduction des déchets. Pour en mettre plein les yeux !

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En 2018 six streetartistes ont pris pour cible avec leurs bombes de couleur le rideau métallique de la Ressourcerie, 5 rue Raymond Fassin à Malakoff, le lieu associatif où sont récupérés les objets afin de leur donner une seconde vie dans la perspective de réduction des déchets. Pour en mettre plein les yeux !

Sur cette enfilade de stores d’un ancien garage automobile, chaque artiste a réalisé une œuvre qui lui ressemble. A découvrir au bon moment lorsque la Ressourcerie est fermée et que tous les rideaux sont baissés.

Sur toute la largueur de la façade dans sa partie supérieure, les artistes Flaco et Ader Pop ont recréé à leur façon le mot Ressourcerie.

Sur le rideau le plus à gauche Camille Berger auteure française de bande dessinées a puisé dans son univers graphique en reproduisant un monstre aux imposantes défenses.

Au centre Mosko, alias Gérard Laux, s’affiche avec l’une de ses transpositions d’animaux dans la rue, son tigre emblématique. A sa droite sur deux stores on retrouve une version des personnages protéiformes de Kashink et à l’extrême droite le portrait de la super héroïne issue de l’univers psychédélique de Kaldéa.

L’ensemble forme un vaste ensemble de personnages dont les yeux fixent les passants. Ici on retrouve les partis pris de chaque artiste, dont certains habillent des murs dans d’autres parties de la ville de Malakoff.

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ART URBAIN SUR LE BATI
Anis et ses oeuvres poétiques

Anis, alias Hadrien Bernard, est un artiste très présent sur la ville de Malakoff, d’abord parce qu’il y réside, mais visuellement on le remarque à travers deux œuvres de street art réalisées en 2018 sur les murs de Malakoff : les hirondelles et la reine. Il fut le chef de projets de deux installations d’envergure : Le Grand 8 et la Forêt escargot.

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Anis, alias Hadrien Bernard, est un artiste très présent sur la ville de Malakoff, d’abord parce qu’il y réside, mais visuellement on le remarque à travers deux œuvres de street art réalisées en 2018 sur les murs de Malakoff : les hirondelles et la reine. Il fut le chef de projets de deux installations d’envergure : Le Grand 8 et la Forêt escargot.

Les fresques murales d’Anis sont reconnaissables entre toutes. C’est un monde à lui qu’il restitue sans cesse depuis les années 1990 depuis qu’ il a fait ses classes dans le milieu du graffiti/streetart. L’univers artistique d’Anis s’enracine dans le végétal, le vivant, le mouvement avec toujours une touche esthétique enfantine et gaie. Les deux œuvres visibles sur les murs de Malakoff se veulent une invitation enchantée et poétique : a voir les hirondelles et la Reine.

 

Les hirondelles : Au 14 sentier des Fosses-Rouges (lieu important de carrières de pierre au 19ème siècle) non loin de la sortie de la station de métro « Malakoff-rue Etienne Dolet » sur la ligne 13, la fresque « les hirondelles » reflète totalement l’univers d’Anis : des arbres colorés et stylisés, des fleurs et des enroulements de feuillages, des personnages féminins, des hirondelles sur un fil électrique ou en gros plan.

Au milieu de ce décor enchanteurs, des jeunes filles sans nez : deux semblent vouloir sortir d’un cadre, une autre est sur un vélo, la dernière file cheveux au vent sur une trottinette. Le décor est planté : J’ai fait cette fresque dit-il comme je ressens cette ville de Malakoff, douce, colorée et nature... ». Dans cet univers joyeux et poétique Anis n’a pas oublié l’oiseau-logo de la ville de Malakoff, l’hirondelle.

 

La reine énigmatique : Avec l’’oeuvre située Passage du Petit Vanves à l’angle du 56 avenue Pierre Brossolette, Anis s’écarte du végétal mais pas de la figure féminine. Il s’agit ici d’une « Reine » debout, un corps allongé au visage expressif, coiffée d’une petite couronne. Elle tient à la main une sorte de pointe de cristal. La jeune femme est prise dans une spirale figurative, une sorte de tourbillon de couleurs aux multiples éclats. C’est une reine énigmatique qui semble inviter les passants à la suivre !

 

Du Grand 8 à la Forêt escargot

La passion d’Anis pour les arts de la rue sait aussi s’exprimer par l’organisation d’évènements dans le domaine du street art ou il n’hésite pas à mettre en avant les streetartistes de Malakoff et d’ailleurs. En 2016 il fut le chef de projet et créateur de l’évènement « La Réserve de Malakoff », la gigantesque installation de 50 streetartistes réunis dans un hangar en sursis avant démolition, rue Paul Bert. Les visiteurs ont pu entrer dans une scénographie particulière et monumentale, un Grand 8 de 50 mètres de long et 20 mètres de large décrivant un parcours ludique et bluffant. Chaque artiste s’est vu offir une espace d’expression inédit à partir d’une thématique commune : la vie, le vivant. Un grand succès avec plus de 40 000 visiteurs conquis.

Et dans la continuité de cet événement ce fut en 2019 la réalisation d’une exposition street art géante et itinérante « La Forêt escargot », une première sculpture collective d’art urbain en forme d’escargot de 35 mètres de long avec sa coquille de 9 mètres de haut. A l’intérieur 22 streetartistes qui présentaient leurs installations inédites sur le thème de la forêt. Préparée des mois durant dans les anciens locaux de la CPAM de Malakoff, avec le soutien de la Mairie, le Forêt escargot a commencé son premier voyage place de la bataille de Stalingrad à Paris de juillet à septembre 2019 et a accueilli plusieurs milliers de personnes (Une prochaine étape est prévue à Malakoff).

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STREET ART A L’ECOLE
La symphonie culturelle qui donne des couleurs à la cour du collège Paul Bert

A Malakoff le street art ne se découvre pas seulement au détour d’une rue, il s’intègre aussi dans la cour des établissements scolaires. Au collège Paul Bert un projet d’envergure a mobilisé en septembre 2018 plusieurs dizaines de collégiens pour une performance avec l’artiste salvadorien Renacho Melgar. Une belle expérience et une belle oeuvre collective.

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A Malakoff le street art ne se découvre pas seulement au détour d’une rue, il s’intègre aussi dans la cour des établissements scolaires. Au collège Paul Bert un projet d’envergure a mobilisé en septembre 2018 plusieurs dizaines de collégiens pour une performance avec l’artiste salvadorien Renacho Melgar. Une belle expérience et une belle oeuvre collective.

Le grand mur qui conduit au réfectoire du collège était bien triste. Il ne l’est plus depuis qu’il a été mis en couleur par les élèves associés à la réalisation d’une oeuvre de street art proposée par l’artiste international Renacho Melgar, une connaissance de leur professeur d’espagnol madame Dora Callejas. L’artiste est l’auteur du motif de cette fresque de plus de 30 mètres. « J’ai fais le choix dit-il de dessiner une symphonie multiculturelle avec des visages venus de tous les continents ».

Peintre autodidacte sur tous supports il a réalisé au Salvador et dans de nombreux pays du continent sud américain des oeuvres marquantes. Fidèle au graphique, l’acrylique et l’huile ses fresques éclairent aussi bien des murs que des objets et des toiles de grandes dimensions exposées dans des expositions prestigieuses. Mais comme il l’affirme régulièrement, il reste toujours fidèle à ses racines familiales, l’histoire tragique de son pays, ses émotions de voyages à travers le monde... « Je me sens plus identifié aux artistes qui fondent leurs dialogues sur l’identité latino américaine et la mémoire collective. Mes dessins reflètent toujours la ville et l’être humain, les personnages oubliés du quotidien... »

Avec les jeunes de la sixième à la troisième

Souvent Renacho Melgar participe a des performances collectives comme à Malakoff lors de son passage en France. Au collège Paul Bert « C’est un vrai travail collectif dans lequel les jeunes se sont engagés avec beaucoup de dynamisme » reconnaissait-il lors de la réalisation de la fresque début septembre 2018.

Durant dix jours des dizaines d’élèves des classes de sixième à la troisième , pinceaux en main, se sont relayés et bien conseillés pour mettre en couleur la fresque crayonnée par Renacho Melgar.

Le résultat est là ; un beau jeu de formes abstraites à dominante bleue au milieu desquelles se détachent une dizaine de personnages de différents continents tous très typés et donc reconnaissables par les jeunes. Ils accrochent le regard et parlent de multiculturalisme. Pas étonnant alors que Renacho Melgar a intitulé son travail « La symphonie multiculturelle ».

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ART URBAIN SUR LE BATI
Kaldéa et ses deux reines maléfiques

L’artiste est venue en 2018 décorer un morceau de mur de l’un des grand immeubles de Malakoff proche du périphérique parisien, bien en vue sur une petite placette face à l’école primaire Fernand Léger. Artiste française autodidacte d’origine japonaise, Kaldéa Nakajima reproduit dans ses œuvres un univers psychédélique coloré et très graphique.

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L’artiste est venue en 2018 décorer un morceau de mur de l’un des grand immeubles de Malakoff proche du périphérique parisien, bien en vue sur une petite placette face à l’école primaire Fernand Léger. Artiste française autodidacte d’origine japonaise, Kaldéa Nakajima reproduit dans ses œuvres un univers psychédélique coloré et très graphique.

Kaldéa est comme beaucoup de streetartistes reconnaissable par un style de personnages peints nombreux en région parisienne. Elle réalise dans un style japonisant des êtres visiblement maléfiques, féeriques, en fait des supers héroïnes dont la bouche est toujours en forme de trèfle. Une marque de fabrique ? Et les couleurs persistantes, agréables, du violet, du bleu et du rose.

A Malakoff on lui doit aussi une œuvre sur deux rideaux métalliques de la « Ressourcerie » rue Raymond Fassin, là aussi une super héroïne masquée aux cheveux longs.

Oeuvres à découvrir 19, rue Ernest Renan et 5 bis, rue Raymond Fassin.

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ART URBAIN TEMOIN DE L’HISTOIRE
Le portrait de Clarissa par C215 comme devoir de mémoire

Certaines oeuvres de streetart sont aussi des témoins de l’histoire. Au 91 avenue Pierre Brossolette le streetartiste C215 a rendu hommage à la jeunes policière martiniquaise sur les lieux de son assassinat par le terroriste islamique Ahmédy Coulibaly le 8 janvier 2015. Un portrait au pochoir pour ne pas oublier cet événement tragique.

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Certaines oeuvres de streetart sont aussi des témoins de l’histoire. Au 91 avenue Pierre Brossolette le streetartiste C215 a rendu hommage à la jeunes policière martiniquaise sur les lieux de son assassinat par le terroriste islamique Ahmédy Coulibaly le 8 janvier 2015. Un portrait au pochoir pour ne pas oublier cet événement tragique.

L’oeuvre mémorielle de 2017 porte le style reconnaissable de Christian Guémy, alias C215 à qui l’on doit de nombreux portraits de personnes célèbres sur de nombreux support notamment à Paris. L’artiste français de Vitry-sur-Seine adopte ici un style d’illustration qui révèle la physionomie de la jeune policière de Montrouge. Un bel hommage qui renforce le devoir de mémoire.

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ART URBAIN TEMOIN DE L’HISTOIRE
Le Chibani, l’hommage de Vince aux travailleurs immigrés des Trente Glorieuses

On ne peut pas la rater du regard, même du périphérique intérieur entre la Porte de Chatillon et la Porte de Vanves, la fresque du Chibani couvre sur plus de 60m2 tout le pignon d’un immeuble de l’OPHLM rue de la Tour à Malakoff. Une oeuvre du streetartiste Vince à l’impact visuel fort.

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On ne peut pas la rater du regard, même du périphérique intérieur entre la Porte de Chatillon et la Porte de Vanves, la fresque du Chibani couvre sur plus de 60m2 tout le pignon d’un immeuble de l’OPHLM rue de la Tour à Malakoff. Une oeuvre du streetartiste Vince à l’impact visuel fort.

Dans la continuité des nombreuses oeuvres monumentales réalisées au fil des ans à travers la ville de Malakoff, Vince a reproduit en très grand le portrait de Mohand Dendoune du photographe Jérôme Bonnet. La photo a reçu le 3ème prix du World press Photo en 2010. Sensible à l’humain, Vince trouve sa source d’inspiration d’après les gens qu’il rencontre, la banalité de la vie quotidienne où le personnage tient toujours la vedette. Avec le portrait de Mohand Dendoune, Algérien (1) venu travailler en France à l’âge de 22 ans en 1950, Vince met ainsi en lumière la trame de multiples histoires de ces hommes déracinés, retraités et isolés pour la plupart, qui se battent toujours pour leurs droits et la reconnaissance.

Un portait symbole

L’image est forte et colorée. L’expression du personnage marquante ; un homme d’origine maghrébine, les yeux fermés, ajustant sa cravate. A côté de lui en plus petit et sur un fond bleu un homme d’origine subsaharienne, un casque de chantier sur la tête, l’un des ouvriers qui a participé à la réalisation technique de la fresque. Au-dessus d’eux le mot Chibani inscrit en grosses lettres blanches, une sorte de dédicace.

Vince dont le studio est désormais installé au Québec a eu carte blanche de la Mairie de Malakoff et de l’OPHLM pour la réalisation de la fresque. Le projet a bénéficié du soutien financier du Ministère de la Culture et de la communication, la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France et la société Citéos. 

Inaugurée le 17 octobre 2016 la fresque restera un bel exemple du streetart témoin de l’histoire 

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(1) Mohand Dendoune est décédé le 18 janvier 2019

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ART URBAIN BIEN DANS LE CADRE
La toile de Malakoff

Le panneau administratif sur le mur de l’ancienne Mairie des années 1920, conservé lors de la construction de la Maison de la Vie Associative, est devenu un espace pour l’art urbain éphémère. Le Centre d’Art Contemporain de la Maison des Arts de Malakoff pilote désormais un nouvel espace artistique hors les murs sur ce panneau officiel des annonces administratives municipales vide depuis des années..

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Le panneau administratif sur le mur de l’ancienne Mairie des années 1920, conservé lors de la construction de la Maison de la Vie Associative, est devenu un espace pour l’art urbain éphémère. Le Centre d’Art Contemporain de la Maison des Arts de Malakoff pilote désormais un nouvel espace artistique hors les murs sur ce panneau officiel des annonces administratives municipales vide depuis des années..

 

Depuis 2018 les artistes Brase, Bojan, Louise Pressager, Martine Camillieri ont déjà rendu des couleurs et du sens au mur mémoire de la rue Ernest Renan.

Deux fois par an des artistes sont invité-es à investir l’endroit insolite de quelques mètres carrés pour y créer durant un temps une oeuvre personnelle sur ce vieux panneau d’affichage administratif. Ce qui n’est pas pour déplaire aux artistes de l’art urbain. « L’idée de ce projet baptisé "La toile de Malakoff" est de créer un rythme, une attente, en conservant un aspect éphémère, explique Aude Cartier, directrice de la Maison des Arts. Cela doit surprendre les passants tout en valorisant la diversité des talents Malakoffiots.. »

Les bandes paralèles de Brase

L’artiste malakoffiot avait construit son oeuvre sous le regard curieux des passants. Il était le premier à occuper l’espace inerte depuis des lustres. « Les gens posent des questions disait-il en 2018, regardent comment je peins. Il y a de vrais échanges avec une proximité qu’on ne trouve pas quand le travail est clandestin comme dans les années 2000 ». Brase qui a commencé par le graffiti à l’âge de 12 ans décline un univers peuplé de courbes, de lignes, de géométries pour évoquer ses inspirations urbaines. Ses toiles géométriques possèdent leur rythme propre par la composition des lignes dans lesquelles des reliefs se créent et dessinent une oeuvre en trois dimensions par la simple mobilité du spectateur. Son oeuvre éphémère sur « La toile de Malakoff » répondait a cette exigence.

Les dents de la mer de Louise Pressager

L’artiste de Malakoff, lauréate du prix du 59ème Salon de Montrouge 2014 porte dans toutes ses oeuvres un certain regard tranchant sur l’existence et les choses. Sans concession aussi et souvent avec humour sur les domaines du travail, de la santé, de la religion... Avec sa performance sur "la toile de Malakoff" fin 2018, elle offrait une vision personnelle en aiguisant les dents de la mer avec une grande économie de moyens plastiques : quelques mots, vague en bleu, noir pour requin. Tout simplement !

Le monde fantasmagorique selon Bojan

Ancien graffeur installé depuis 2013 à Malakoff, Bojan est un adepte de l’art brut. Son univers est reconnaissable entre mille. Sa performance interrogative sur "la toile de Malakoff" en 2019 fut assurément très interrogative avec ses figures squelettiques. Comme il le dit lui-même son art « reflète la réalité du corps , la dualité entre vie et mort, le masculin et le féminin ». Alors, on aime ou on aime pas !

L’herbier de Malakoff de Martine Camillieri

Avec sa performance sur la mur de l’ancienne Mairie en 2019/2020 Martine Camillieri a rassemblé dans un même espace une dizaine de plantes grâce à une sorte de GPS végétal qu’elle situe à moins de « 100 pas de là » en réalité, et comme titre de son oeuvre éphémère. Pour construire son herbier d’ombre, l’artiste vivant à Malakoff s’était fixée comme limite 100 pas de chez elle pour collecter les végétaux qui se trouvaient sur sa route. L’ancien panneau administratif s’est alors transformé en une galerie de portraits, sorte de radiographie des espèces vivantes dans le nord de Malakoff.

 

Sources : Archives Maison des Arts, Malakoff info

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