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MALAKOFF PATRIMOINE
SOMMAIRE :
Les activités

Un territoire


Le bâti


Le sacré


CENTRE MUNICIPAL DE SANTE MAURICE TENINE
75 ans d’activités au Centre Municipal de Santé
Chronologie 1925-2014

Le dispensaire municipal devenu centre de santé en 1945 est un lieu à Malakoff entièrement dédié à une médecine de qualité et de proximité qui ne s’est pas démentie depuis 75 ans. Les services et spécialités qui se sont succédés dans des locaux adaptés en permanence pour une médecine solidaire racontent une histoire qui s’inscrit dans des valeurs et une politique locale de santé pour tous. Regard sur ces années au service des usagers de la ville.

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Le dispensaire municipal devenu centre de santé en 1945 est un lieu à Malakoff entièrement dédié à une médecine de qualité et de proximité qui ne s’est pas démentie depuis 75 ans. Les services et spécialités qui se sont succédés dans des locaux adaptés en permanence pour une médecine solidaire racontent une histoire qui s’inscrit dans des valeurs et une politique locale de santé pour tous. Regard sur ces années au service des usagers de la ville.

1925 : Premier dispensaire aménagé provisoirement dans l’ancien séchoir de la crèche implanté avenue du Président Wilson depuis 1907

1933  : le dispensaire de la crèche est devenu insuffisant. Le Conseil municipal décide la réalisation d’un nouveau dispensaire comme l’a définit la Conférence européenne de Budapest en 1931 « une institution qui rassemble dans un même bâtiment la totalité de l’oeuvre d’hygiène et les organismes de protection et d’assistance sociale, de santé publique et d’éducation de la population.. »

1934 : achat par la ville de Malakoff à la société des parfums Gueldy d’un terrain situé à l’angle de l’avenue Pierre Larousse et de la rue Louis Blanc pour y construire un dispensaire municipal « pour lutter efficacement contre les fléaux sociaux et la protection de l’enfance ».

A l’époque deux fléaux sont encore mal soignés : la tuberculose et la syphilis. De surcroit il n’existe pas de tarifs conventionnés pour les médecins de ville.

Création d’un emploi de médecin-chef chargé des services d’assistance et de consultations médicales.

Les premiers plans sont dressés par l’architecte communal Armand Guérard.

1935 : Avancements des procédures pour la création du dispensaire sans autorisation ni subventions. Armand Guérard fait évoluer ses plans en tenant compte des prescriptions de l’Office public d’hygiène sociale départemental

1936 : Mademoiselle Dard devient la directrice du dispensaire.

Léon Piginnier maire de Malakoff (1925-1939) sollicite l’aide du ministre de la santé publique Henri Sellier(SFIO) figure marquante de l’urbanisme français et de son conseiller le docteur Robert Henri Hazemann de l’Office départemental qui feront évoluer le projet et les plans du bâtiment.

1937 : la ville obtient des subventions calculées sur les devis

1938 : le 30 mars début des travaux. Ils avancent rapidement. Armand Guérard en cours de construction modifie ses plans pour créer une salle de gymnastique médicale dans un étage supplémentaire ouvert sur la terrasse et agrandit les salles d’attente.

Les mouvements de grève et la grève générale du 10 novembre 1938 retardent les travaux

1939 : le bâtiment forme un espace utilitaire de 1150m2. Les maçonneries en briques et béton sont terminées, le bâtiment est couvert, les huisseries métalliques à guillotine qui permettent de régler facilement la ventilation sont posées, les revêtements extérieurs de carreaux morcelés sont terminés. La mobilisation générale le samedi 2 septembre pour tous les hommes valides de 20 à 48 ans empêche l’ouverture au public.

1940-1941 : travaux conservatoires dirigés par Armand Guérard.

1942 : Achèvement du second oeuvre. Le dispensaire est partiellement en service avec une petite équipe et porte le nom sur sa façade de « Maison de l’assistance, dispensaire municipal ». C’est l’occupation allemande, le bâtiment est réquisitionné pour abriter le « Secours national » placé sous la haute autorité du maréchal Pétain et le service du ravitaillement.

1943 : La délégation spéciale ne se préoccupe pas de l’aménagement du centre et refuse tout crédit.

1944 : Le Centre assure un service minimum gère déjà 800 dossiers de patients

1945 : le 2 janvier le dispensaire ouvre officiellement au public sous la direction de Madame Pinton et du Docteur Seillon, médecin-chef. Les besoins sont nombreux après les années de guerre.

Un service dentaire, des soins infirmiers à domicile, des consultations de gynécologie et de dermatologie sont crées.

Toujours préoccupé par la santé des petits, le dispensaire propose aux enfants fragilisés par la période d’occupation des cours de gymnastique corrective pour remédier aux scolioses. Une partie du second étage est occupé par une plage aux rayons bleus où les enfants viennent s’exposer aux UV pour traiter leur rachitisme.

Le centre récupère un appareil de radiologie utilisé au Fort de Vanves par les Allemands durant l’occupation. Il sera installé au premier étage.

Mise en place de consultations de phtisiologie avec selon la pratique du moment une insufflation des poumons pour les nobreux malades tuberculeux.

1946 : le dispensaire devient Centre Municipal de Santé et prend le nom de Maurice Ténine, en hommage à ce médecin résistant fusillé aux côtés de Guy Moquet par les nazis en 1944. Une plaque est inaugurée dans le hall d’accueil.

Le maire de Malakoff Léon Salagnac, préoccupé par les conditions de retour des prisonniers de guerre et des déportés demande au centre d’assurer un suivi radiologique de ces personnes.

1947 : le dispensaire se développe rapidement. 6500 dossiers de patients. L’accueil est organisé en trois guichets dédiés par noms alphabétiques.

1949 : En octobre, création du service social. Arrivée de la première assistante sociale au centre en complément des AS municipales et départementales. Madame Lucienne Lamblin assistante sociale accompagne les usagers du centre pour l’ouverture de leurs nouveaux droits à la Sécurité Sociale, le placement des enfants, les droits à la retraite, les séjours en sanatorium, préventorium et aérium...

1950 : création du laboratoire de biologie médicale par le professeur Christol. Le personnel doit s’adapter aux mutations techniques et scientifiques.

1953 : Pour le nouveau secteur de psychiatrie, création d’un deuxième poste d’assistante sociale avec madame Jacqueline Grave

1954  : acquisition d’un appareillage moderne et puissant de radiologie

1955  : L’architecte communal qui a pris la suite d’Armand Guérard décédé en 1950, Gaston Levillageois, son neveu et collaborateur agrandit le bâtiment. Création et aménagement d’un laboratoire moderne d’analyses médicales par le Professeur Christol.

1956  : transformation du deuxième étage en service de rhumatologie, ensemble physiothérapie, discipline au niveau de la prévention et de la promotion de la santé, de l’évaluation, du diagnostic, du traitement et de la réadaptation des déficiences et incapacités touchant les systèmes neurologique, musculosquelettique et cardiorespiratoire de la personne. C’est la première amorce d’un futur service de kinésithérapie.

1957 : réaménagement du service administratif et de l’attente aux guichets.

1958 : Le centre devient l’un des plus importants établissements de ce type : 97 000 actes médicaux, 23 vacataires médicaux, 39 employées communales.

1960 : un préfabriqué en bois accueille la première annexe du CMS dans le sud de Malakoff à côté de l’école Henri Barbusse, avec le docteur Akoun-Cornet.

1967 : inauguration de l’annexe du Centre de Santé Henri Barbusse dans le nouvel immeuble place Stalingrad.

Le centre fait sur la ville les premières informations sur le nouveau virus du SIDA

1968-1988 : les règlementations du secteur sanitaire et social s’étendent et deviennent complexes. Le centre et sa nouvelle directrice administrative, Lucienne Lamblin, doivent faire face à la départementalisation de la Seine. Au 1er janvier 1968 existence et fonctionnement officiel du nouveau département des Hauts-de-Seine.

1969 : création de sept départements en Ile-de-France avec ses conséquences pour la gestion administrative des usagers qui fréquentent le centre, notamment ceux qui n’habitent pas où ne travaillent pas à Malakoff ou les Hauts-de-Seine

Un jeune interne des Hôpitaux de Paris-Lariboisière, Axel Kahn assure des consultations au centre (jusqu’en 1992). Il deviendra un vulgarisateur scientifique, directeur de recherche à l’INSERM, directeur de l’Institut Cochin, Président de l’université Paris Descartes.... Axel Kahn prendra des positions très remarquées sur certaines questions éthiques et philosophiques ayant trait à la médecine et aux biotechnologies

Abandon de l’appellation médico-sociale. Les besoins des usagers ont changé. L’action sociale des services municipaux se sont renforcés

1972 : plus d’assistante sociale au CMS. La prise en charge sociale des personnes en difficultés est assurée par différents services dans la ville.

1987 : Monsieur Chasseau, architecte communal procède au premier agrandissement du centre et au réaménagement du service administratif et de l’accueil. Monsieur Fahmy réalise l’agrandissement du bâtiment. Démolition du pavillon jouxtant le centre permettant cet agrandissement. Utilisation de la cour.

1989 : l’informatisation du CMS est effective. Elle permet la création d’un dossier médical et administratif unique des patients, utilisable par tous les médecins du centre.

1990 : modernisation du service dentaire. Publication d’une plaquette d’information qui rappelle l’organisation du centre, son fonctionnement et son utilisation par le public. Dans la préface, Léo Figuères, maire de Malakoff réaffirme l’objectif de l’action du CMS : l’accès de tous à une médecine de qualité tout en veillant à une gestion financière rigoureuse.

1991 : agrandissement par l’adjonction d’un bâtiment sur la rue Louis Blanc portant à 1325m2 la surface du centre qui bénéficie en même temps d’une restructuration complète.

1993 : face aux besoins croissant de soins dans le quartier sud de Malakoff, le Centre de Santé Henri Barbusse est totalement remanié.

1999 : à l’occasion du départ en retraite de madame Nicole Koffi, infirmière durant 22 ans au CMS, annonce de la création de « l’Amicale des anciens du centre municipal de santé ». L’association démarre avec 77 adhérents. Publication du premier numéro du bulletin bi-annuel de l’association.

2002 : création du Service infirmier à domicile (SIAD) qui prendra rapidement son autonomie rue de la Tour. L’infirmerie du centre se réorganise avec un effectif réduit tourné vers l’accueil des urgences et des soins.

Mise en place de l’imagerie médicale pour le dépistage du cancer du sein. Le laboratoire d’analyses médicales est équipé d’un appareil d’immunoenzymologie.

Amélioration de l’accueil des patients par l’équipement informatique.

Première étude architecturale visant à mettre en oeuvre la transformation du bâtiment historique et sa mise aux normes.

2003 : création en avril d’un poste de Médiatrice de santé pour faciliter l’accès aux soins et développer la prévention. Proposition de bilans de santé au 16-25 ans suivis par la Mission Locale. Planification de travaux pour rénover le centre confiée à l’Agence Narcy et budgétisation par la commune.

2004 : plus de soixante ans après sa construction les locaux ont besoin d’une rénovation de grande ampleur. Décision d’effectuer des travaux d’extension et de restructuration sans arrêter les activités du Centre. Les consultations continueront d’être assurées dans les locaux qui ne seront pas en travaux et dans une antenne provisoire au 45 rue Pierre Larousse.

2005-2008 : travaux en trois phases sur site occupé démarré en mai 2006. Le centre est restructuré et réorganisé. L’ensemble des locaux et des installations techniques est rénové. Une extension de 120m2 est réalisée au deuxième étage. La cour est couverte d’une structure en verre pour créer une salle de réunion de 48m2. De nouveaux espaces destinés au laboratoire d’analyses médicales, des salles techniques et administratives sont crées.

Afin d’exprimer une différenciation entre le bâtiment historique entièrement conservé et les constructions plus récentes et nouvelles, un habillage vitré vient en doublage de la façade du bâtiment sur la rue Louis Blanc et de la nouvelle construction, afin de fondre le tout en une seule entité. Le CMS bénéficie désormais d’une surface totale de 1650m2 entièrement rénové.

2007 : découverte d’amiante dans des parties sous plafonds et cloisons. Le 31 mai 2007 l’entrée principale est enfin accessible au public. En octobre les médecins spécialistes réintègrent le bâtiment.

2009 : après avoir reçu l’aval de la Commission de sécurité, le samedi 4 avril 2009 à lieu l’inauguration du CMS rénové qui confirme l’attachement de la population au dispositif de santé : 14675 patients, 71326 passages, 98542 actes en 2009. Par ses nouvelles capacités d’accueil, ses offres de soins et ses liens avec les acteurs médicaux sociaux locaux il s’affirme comme un outil essentiel d’une politique locale de santé.

Au sous-sol, le service radiologie est équipé d’un appareil d’ostéodensitométrie, et d’une salle d’échographie. Au rez-de-chaussée, tout près de l’entrée principale le service infirmier dispose d’une nouvelle salle de soins et d’urgences, facile d’accès pour les pompiers et leurs brancards. Le premier étage est entièrement réservé aux consultations médicales où sont regroupés tous les médecins généralistes. Le deuxième étage est dédié au service dentaire.

A la fin des travaux, le public bénéficie d’un meilleur accueil, certains équipements à l’exemple du service dentaire et du cabinet d’ophtalmologie sont totalement rééquipés en matériels neufs.

Le bâtiment sur la rue Louis Blanc réservé aux analyses médicales est relié par un monte-charge à l’accueil du public au rez-de-Chaussée, qui lui transmet analyses et prélèvements à l’étage supérieur. Le laboratoire est équipé d’un nouvel automate d’hématologie

2010 : le docteur Eric May devient le premier avril directeur du centre en remplacement du docteur Limousin. Le projet de santé (2010-2015) est réaffirmé : agir dans le cadre de la politique sanitaire et sociale de la ville de Malakoff et le soutien des élus ; offrir des services à la population de soins et de santé publique en complémentarité de l’offre de santé locale, ambulatoire et hospitalière et en coordination avec celle-ci ; contribuer à lutte contre les exclusions et à réduire les inégalités sociales de santé du territoire .

2012 : la réforme nationale de la biologie médicale hospitalière et de ville annoncée en 2009

menace l’activité de biologie du CMS. Suite à la mobilisation du réseau de CMS ayant un laboratoire de biologie médicale, le Conseil municipal adopte à l’unanimité le 12 décembre ses recommandations et décide le maintien durable du service de biologie médicale et de l’emploi de tous les personnels. Il approuve la participation de la ville de Malakoff au Groupement de Coopération Sanitaire de moyen dénommé « Laboratoires des centres de Santé et Hôpitaux d’Ile de France ».

2013 : le magazine de la santé « In Vivo »sur la chaîne du Service public France 5 diffuse une série de cinq reportages de sept minutes chacun réalisés au CMS pour illustrer le thème de la semaine : Centres de santé ; un modèle menacé ? L’expérience et les différents services du Centre Malakoffiot sont mis en valeur.

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CENTRE MUNICIPAL DE SANTE MAURICE TENINE
La cardiologie au CMS en 1955
Témoignage

Si le centre de santé attire tant depuis son ouverture aux usagers c’est que le plateau technique est exceptionnel et sans cesse modernisé depuis les origines du Centre. Le Docteur Jacques Azerad a pratiqué au CMS durant 35 ans comme médecin radiologue . En février 2005 il a raconté quelques souvenirs dans le Bulletin de l’Amicale des anciens et amis du Centre Maurice Ténine que nous reproduisons ici.

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Si le centre de santé attire tant depuis son ouverture aux usagers c’est que le plateau technique est exceptionnel et sans cesse modernisé depuis les origines du Centre. Le Docteur Jacques Azerad a pratiqué au CMS durant 35 ans comme médecin radiologue . En février 2005 il a raconté quelques souvenirs dans le Bulletin de l’Amicale des anciens et amis du Centre Maurice Ténine que nous reproduisons ici.

« Au début des années 50, la consultation de cardiologie se tenait en sous-sol et comprenait une salle d’attente, avec derrière un paravent, un lit pour la prise de l’électrocardiogramme par une infirmière, la salle de consultation proprement dite où je me tenais avec un appareil de radioscopie, un petit cagibi donnait dans cette pièce.

Le matériel était rudimentaire : l’appareil de ECG suédois enregistrait photographiquement une bande d’environ 1m20, qu’il fallait développer dans l’obscurité du petit cagibi, ce qui demandait pas mal de temps.

L’appareil radioscopique était dépourvu de toute protection et projetait joyeusement les rayons X non seulement sur le patient et l’examinateur, mais sur toutes les personnes qui venaient à passer par là. D’autant plus que bien souvent, on complétait l’examen par l’absorption de liquides baryté dans l’oesophage afin de préciser les contours du coeur. Il fallait avoir l’oeil vigilant et se rapprocher de l’écran pour saisir la descente rapide du liquide vers l’estomac.

Très vite le matériel se perfectionna. La scopie fut beaucoup mieux protégée. Surtout l’appareil électrocardiogramme suédois fit place à un appareil américain (qui existait encore en 1989) et permettait l’enregistrement direct sur un papier spécial. Il n’y avait plus qu’à développer. Nous n’avons jamais pu avoir à l’époque un appareil français, aucun n’était valable.

Pas toujours passionnant, mais grand service rendu

Bien sûr, pas d’exercice d’une cardiologie de pointe. Les infarctus étaient une pathologie trop grave. Il fallait pour la plupart les diriger d’urgence vers l’hôpital le plus proche. Nous voyions surtout des douleurs intercostales faciles à distinguer en général des douleurs angineuses, des hypertendus, des palpitants divers.

Du point de vue du médecin, ce n’était pas toujours passionnant, mais du point de vue du patient, un grand service lui était rendu.

Cahin-caha, les années passèrent. Le grand chambardement qui renouvela la médecine française en 1968, épargna nos CMS.

A Malakoff, le CMS se développa. Il y eut un deuxième titulaire en cardiologie, le professeur Bilski-Pasquier, Léon Hepner, les docteurs Tran, Durup... j’en oublie sûrement.

Je remercie de tout mon coeur les infirmières qui se sont succédées, tout d’abord Nicole Grapin, puis celles qui prirent le relais : je citerai en particulier Linette Dubreuil, Nicole Blazy, Colette Borgiès, Monique Koffi et bien d’autres encore, souvent des remplaçantes. C’était madame Josette Mouret, infirmière-chef qui me les adressait avec un flair qui ne s’est jamais démenti.

Enfin, après 34 ans d’activité (nommé le 1er janvier 1955 par Léon Salgnac le maire de Malakoff) j’ai demandé d’être exempté de cérémonie d’adieux. Mes infirmières collaboratrices se sont cotisées pour m’offrir un magnifique ouvrage dédicacé sur la ville de Moscou qui est l’ornement de ma bibliothèque et que je regarde souvent car, il me rappelle ces années si fructueuses au sein du CMS, sans jamais le moindre conflit aussi bien avec les médecins-chefs (Martin Seillon puis Jacqueline Akoun-Cornet), qu’avec la direction administrative (Jacqueline Laithier puis Lucienne Lamblin).

Il m’est arrivé de revoir le bâtiment de l’avenue Pierre Larousse à l’architecture si originale. J’y jette un regard ému pendant quelques minutes... »

Docteur Jacques Azerad

 

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CENTRE MUNICIPAL DE SANTE MAURICE TENINE
Souvenirs de soins infirmiers dans les années 50
Témoignages d’infirmières du CMS

Les soins prodigués par les infirmières du Centre de Santé dans les années 50 ont disparu ou se sont modernisés. Lors de leurs rencontres au sein de l’Association des anciens et amis du Centre de Santé elles ont évoqué des souvenirs qui rappellent des pratiques professionnelles et usages d’un autre temps.

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Les soins prodigués par les infirmières du Centre de Santé dans les années 50 ont disparu ou se sont modernisés. Lors de leurs rencontres au sein de l’Association des anciens et amis du Centre de Santé elles ont évoqué des souvenirs qui rappellent des pratiques professionnelles et usages d’un autre temps.

"Les ventouses, et mieux encore les ventouses sacrifiées afin de décongestionner nombre d’affections respiratoires. On a du poser les dernières en 1970.

Les sangsues qui se gorgeaient de sang, posées au cou, surtout dans les cas d’hypertension.

Les injections de Propidon, ou stock-vaccin du docteur Delbet, vaccin par germe tués ou lysa-vaccin, à base de staphylocoques, streptocoques et pyocyaniques atténués et stérilisés par chaleur, destinés à provoquer un choc thermique ou pyrétothérapie dans le cas d’infections graves surtout quand il y avait peu d’antibiotiques. On l’injectait en sous-cutanée tous les deux jours à doses progressives. C’était très douloureux.

Les antibiotiques qui au début se faisaient toutes les trois heures. Au CMS de Malakoff, une infirmière allait même en vélo à domicile les injecter.

Les anti-hémos (auto-hémothérapie), utilisées essentiellement dans l’allergie : on injectait de l’Emgé Lumière dans une veine, on reprenait aussitôt du sang de la personne (progressivement à chaque injection jusqu’à 20ml) et on lui réinjectait en intra musculaire aussitôt avant coagulation. C’était une injection assez douloureuse.

Les saignées : utilisées pour les hémochromatoses (trop de fer dans le sang). Elles se faisaient à l’aide d’une grosse aiguille à plateau appelée aiguille de Vergne et d’un verre à pied, à raison d’environ 400ml de sang prélevés en une fois...

Injections de Sérum de Quinton (eau de mer) pour les bébés déficients.

Les seringues en verre et les aiguilles non jetables. Il arrivait au CMS que nous ayons 60 seringues et aiguilles à nettoyer par matinée et aussi l’affûtage des aiguilles sur une pierre spéciale, et l’utilisation d’un mandrin pour les déboucher... "

Extrait du bulletin N°17 de l’Amicale des anciens et amis du Centre de Santé, Avril 2008

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CENTRE MUNICIPAL DE SANTE MAURICE TENINE
Une médecine au plus près des gens
Témoignage d’Axel Kahn au CMS de 1969 à 1992

En 1969, jeune interne des Hôpitaux de Paris-Lariboisière, Axel Kahn assure des consultations au Centre de Santé Maurice Ténine jusqu’en 1992. Il deviendra un vulgarisateur scientifique, directeur de recherche à l’INSERM, directeur de l’Institut Cochin, Président de l’université Paris Descartes…. Axel Kahn prendra des positions très remarquées sur certaines questions éthiques et philosophiques ayant trait à la médecine et aux biotechnologies. En 2004 il décrit dans le bulletin de l’Amicale des anciens et amis du Centre de Santé l’éclatant engagement du CMS au service de tous les Malakoffiots.

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En 1969, jeune interne des Hôpitaux de Paris-Lariboisière, Axel Kahn assure des consultations au Centre de Santé Maurice Ténine jusqu’en 1992. Il deviendra un vulgarisateur scientifique, directeur de recherche à l’INSERM, directeur de l’Institut Cochin, Président de l’université Paris Descartes…. Axel Kahn prendra des positions très remarquées sur certaines questions éthiques et philosophiques ayant trait à la médecine et aux biotechnologies. En 2004 il décrit dans le bulletin de l’Amicale des anciens et amis du Centre de Santé l’éclatant engagement du CMS au service de tous les Malakoffiots.

... « Pour l’OMS, la santé est un état complet de bien-être physique, mental et social, et ne constitue pas seulement une absence de maladie.

Ce droit de chaque citoyen d’avoir accès au meilleur service de santé possible rejoint celui de bénéficier des retombées du Progrès. Le camp progressiste est donc par nature attaché à mettre la science et la médecine au service de l’homme. C’est là toute la raison d’être des Centres Médico-Sociaux, en particulier dans les banlieues ouvrières. Le Centre Ténine est sans doute un éclatant exemple de cet esprit et de cet engagement.

J’ai assuré les consultations au CMS de Malakoff de 1969 à 1992, pendant 23 ans. Durant ce temps, j’ai été témoin de l’ardente volonté de chacun d’offrir aussi vite que possible aux Malakoffiots les services autorisés par l’avancée des connaissances et des techniques. Depuis l’installation des premiers automates au laboratoire du dispensaire jusqu’à la modernisation du service radiologique et des équipements de soins dentaires, j’ai vu des médecins, infirmières et gestionnaires arc-boutés à assurer la quadrature du cercle, c’est-à-dire proposer le meilleur à tous les patients utilisant le dispensaire tout en se comportant avec responsabilité face aux réalités économiques.

Directement, grâce à la participation de médecins hospitaliers aux activités du dispensaire, ou directement par le biais d’un vaste réseau de correspondants, Malakoff s’est toujours tenu également au plus près du meilleur des compétences et des expériences lorsqu’elles ne pouvaient être trouvées en interne.

La qualité évidente de ce véritable militantisme en faveur de la population devait aboutir à, ce que le Centre Ténine, dispensaire d’une municipalité à majorité communiste, développe des relations de respect et de confiance mutuelle avec l’établissement confessionnel de la Commune ».

 (Quand il s’agit du service de l’Homme, ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient, toute l’histoire le prouve, savent se donner la main).

Professeur Axel Kahn (31/11/2004)

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CENTRE DE SANTE MARIE-THERESE
Les soeurs de Saint-Vincent de Paul créent un service de santé
Chronologie (1912-1920)

En 1912, une sœur de la Communauté de Saint-Vincent de Paul de l’hôpital Saint-Joseph à Paris découvre le dénuement sanitaire et social de la population de Malakoff proche des fortifications. Pour palier au manque d’équipement elle ouvre en juillet 1912 un service de soin dans une maison louée rue Danicourt. Ce sera le début d’une longue présence auprès de la population de Malakoff avec le Centre de santé Marie Thérèse crée officiellement le 12 mars 1918.

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En 1912, une sœur de la Communauté de Saint-Vincent de Paul de l’hôpital Saint-Joseph à Paris découvre le dénuement sanitaire et social de la population de Malakoff proche des fortifications. Pour palier au manque d’équipement elle ouvre en juillet 1912 un service de soin dans une maison louée rue Danicourt. Ce sera le début d’une longue présence auprès de la population de Malakoff avec le Centre de santé Marie Thérèse crée officiellement le 12 mars 1918.

1912

En janvier, une religieuse de Saint-Vincent de Paul, Sœur Félicité Beauvois, est détachée de l’Hôpital Saint-Joseph, situé de l’autre côté des fortifications.

Elle prend une chambre de louage au 10 rue Danicourt. Là, elle donne des soins et éduque à l’hygiène et à la prophylaxie anti-tuberculeuse. Elle fait également de nombreuses visites à domicile. Tous les soirs, elle rentre dans sa Communauté religieuse à l’Hôpital Saint-Joseph.

En juillet elle s’installe dans une vieille maison en location, composée de quatre petites pièces, toujours rue Danicourt. Elle y ouvre une pesée de nourrissons et organise des prêts de couvertures.
 
1914
Sœur Félicité loue un local rue des Clozeaux, (actuelle rue André Coin). Une autre sœur lui est adjointe : sœur Catherine Fritz.
 
La grande guerre éclate. Les hommes sont partis. Pendant deux mois, les allocations ne sont pas payées aux femmes. C’est la misère. Les deux sœurs créent un fourneau économique. Tous les jours, elles apportent la nourriture de l’Hôpital Saint Joseph avec une petite voiture tirée par un âne.
Elles installent un ouvroir où viennent travailler 150 femmes au 9 bis rue Danicourt. Les soeurs ouvrent également une « Charité Maternelle », aidées par quelques personnes, parmi lesquelles Monsieur et Madame Watel, Madame d’Aremberg et Madame de Curel (des Aristocrates).
 
1915
L’ouvroir est déplacé au 149 route de Montrouge (actuel boulevard Gabriel Péri)
 1916
Les besoins de la population augmentent : les femmes travaillent aux usines, les hommes sont au front et les enfants restent désoeuvrés la plus grande partie de la journée dans la rue.
Sœur Félicité achète une vieille ferme abandonnée, 93 rue Gambetta. Le propriétaire accepte le paiement par annuités. Sœur Félicité blanchit les murs de l’écurie à la chaux et y accueille les enfants. Elle fait construire en carreaux de plâtre, un petit local pour y donner quelques soins médicaux : ventouses, piqûres…
Une pièce sert aux soins, une autre à la » Charité Maternelle » et au secrétariat des familles, et au bout, reste un coin rangement et cuisine.
 
1917
La misères concerne une partie de la population de Malakoff agravée par les ravages causés par la tuberculose. La création d’un dispensaire anti-tuberculeux est décidé. Un terrain attenant au 93 rue Gambetta est acheté.
Extrait de l’acte de vente déposé à l’étude de Maitre Thomas, notaire, entre monsieur Duverdy et Soeur Félicité Beauvois.
« Une propriété sise à Malakoff (Seine) rue Gambetta numéro 93 comprenant : un bâtiment sur rue, élevé sur terre-plein, une maison d’habitation, un appentis adossé à la maison d’habitation ,un puits d’eau. Le tout d’une contenance superficielle 1362 m2"
 Le 25 octobre nouvelle vente par Monsieur et Madame Boutant à Soeur Félicité Beauvois d’un autre terrain toujours rue Gambetta, d’une contenance superficielle de 342,48m2.
 
1918
12 mars : Déclaration officielle de l’Association Marie Thérèse dont le but est la création et le fonctionnement d’un « Dispensaire d’hygiène sociale et de préservation anti-tuberculeuse à Malakoff » (Journal Officiel du 14 mars 1918 N° ; 41228).
 
Les premières personnes qui soutiennent l’action des sœurs réussissent à réunir suffisamment de fonds pour construire un dispensaire anti-tuberculeux. Mais pour donner une existence légale et une continuité indépendante des individualités aux œuvres entreprises, deux associations sont créées : l’Association Marie-Thérèse, chargée de l’organisation administrative et financière de la partie « médicale ». et l’Association Gambetta chargée des œuvres de charité, d’entraide sociale, de l’enfance…
 
Le 1er juillet : vente par monsieur et madame d’Aremberg d’une maison sise à Malakoff au 91 rue Gambetta (actuel 47) avec son jardin. Le tout d’une superficie de 174,40m2.
 
1er octobre 1918 : ouverture du dispensaire anti-tuberculeux construit et organisé suivant les prescriptions de la loi du 16 avril 1916 instituant les dispensaires anti-tuberculeux en France. La maison achetée permet l’installation des sœurs de l’Ordre de Saint-Vincent de Paul à MalaKoff.
 
27 novembre 1918 : constitution de la première Communauté ; une troisième sœur est adjointe aux deux premières : sœur Bobet.
 
1919
Pour l’année de fonctionnement voici les statistiques :
- 2646 consultations données
- 139 familles tuberculeuses en traitement
- 32 malades envoyés dans les hôpitaux ou sanatorium
- 28 malades envoyés à la campagne
 
20 août 1919 : achat d’une nouvelle parcelle de terrain. rue Gambetta, lieu dit « La voie des platras » d’une contenance superficielle de 650m2, un grand terrain appartenant à Monsieur Duverdy.
 
En dehors des soins, l’œuvre tente e préserver et tenter de sauver les enfants des malades tuberculeux, ainsi que la population ouvrière du quartier. D’où la nécessité de créer un local d’accueil.
« Il faut un local bien aéré, bien chauffé, dans lequel on donnerait à ces enfants l’éducation qui peut convenir à leur milieu. Les infirmières les prendraient le matin et les ramèneraient le soir. De cette façon, les enfants ne perdraient pas le contact avec leurs parents. Ils deviendraient même, quelquefois un précieux élément de propagande pour introduire dans les familles les quelques notions d’hygiène qui y font défaut ». (Assemblée Générale de l’Association).
 
1920
Plus de 300 enfants sont inscrits à la garderie. L’ancienne écurie est devenue trop petite. Construction dans la cour d’une salle appelée « salle Saint-Paul ».
Cette même année, sur 281 naissances à Malakoff, on notait le décès de 43 enfants de 0 à 1 ans et de 28 de 1 ans à 19 ans. Une consultation d’enfants est alors ouverte au dispensaire.
 
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Pour comprendre
Ouvroir : atelier de charité ou des jeunes femmes se retrouvent pour travailler sous la conduite de religieuses.
Charité maternelle : société de charité développée depuis de début du 19ème siècle pour lutter contre la mortalité infantile, l’allaitement maternel, l’éducation des enfants par leur mère. Dans les centres de charité maternelle on assurait un soutien matériel, des conseils hygiénistes...les congrégations religieuses étaient en première ligne dans ce domaine.
Tuberculose : maladie infectieuse transmissible et non immunisante provoquée par une microbactérie. Autrefois on la soignait par des cures de soleil et de plein air (maladie réduite par les antibiotiques dans les années 1950).
Loi du 16 avril 1916 : cette loi marque le début de l’intervention de l’Etat français en matière de prévention, souq la pression de l’épidémie de tuberculose dans les troupes engagées sur le front. Cette loi dite "Léon Bourgeois" imposait la création sur l’ensemble du territoire des dispensaires et le développement de l’éducation sanitaire.
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CENTRE DE SANTE MARIE-THERESE
Le dispensaire trouve sa place dans la ville
Chronologie (1920-1940)

Le centre Marie-Thérèse suivra l’évolution de la prise en compte par la société de plusieurs fléaux : la mortalité infantile, la tuberculose, les maladies vénériennes et l’hygiène mentale,le cancer. Il deviendra un centre anti-syphilie, développera des consultations pour les enfants et la prévention du cancer…A côté du dispensaire, une série d’activités seront proposées aux jeunes et aux familles : garderie d’enfants, patronage, colonie de vacances à Rantigny dans l’Oise, enseignement ménager, couture...

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Le centre Marie-Thérèse suivra l’évolution de la prise en compte par la société de plusieurs fléaux : la mortalité infantile, la tuberculose, les maladies vénériennes et l’hygiène mentale,le cancer. Il deviendra un centre anti-syphilie, développera des consultations pour les enfants et la prévention du cancer…A côté du dispensaire, une série d’activités seront proposées aux jeunes et aux familles : garderie d’enfants, patronage, colonie de vacances à Rantigny dans l’Oise, enseignement ménager, couture...

 

1920
Plus de 300 enfants sont inscrits à la garderie de la rue Gambatta. L’ancienne écurie est devenue trop petite ont construit alors dans la cour une salle appelée « salle Saint-Paul ».
Cette même année, sur 281 naissances à Malakoff, on notait le décès de 43 enfants de 0 à 1 ans et de 28 de 1 ans à 19 ans. Une consultation d’enfants est alors ouverte au dispensaire.
 
1921
Ouverture d’une consultation de médecine générale.
Les statistiques pour cette même année sont les suivantes :
- service de soins à domicile : 6980 visites de malades
- consultations de nourrissons : 351 consultations et 1004 pesées
- médecine générale : 1196 malades
- dispensaire anti-tuberculeux : 1260 malades
 
Un second centre de consultations de nourrissons est créé au Clos Montholon.
 
Dans le rapport moral de l’Association Marie-Thérèse, madame d’Aremberg note pour l’année 1921 une diminution de la mortalité à Malakoff. Sur 270 naissances, 24 décès d’enfants de 0 à 1 ans, et 20 décès de 1 an à 19 ans.
 
1922
Le rapport moral fait le point sur la consultation des nourrissons. Celle-ci a beaucoup progressé. Le local utilisé est devenu trop étroit et l’on doit adopter un autre plus vaste. En même temps est ouvert une succursale de la consultation à l’autre extrémité de la commune au Clos Montholon.
Le nombre des consultations au dispensaire durant l’année est de 2 923.
Par ailleurs, sur 365 nourrissons, le dispensaire a noté seulement trois décès.
 
Le rapport signale aussi l’affiliation de l’Association Marie-Thérèse à la Ligue Franco-Anglo-Américaine contre le cancer.
 
A l’extrémité du dispensaire anti-tuberculeux, l’Association Gambetta construit des salles de patronage, avec galerie anglaise.
 
1923
Création d’un service de radiographie. Une maison pour héberger la communauté des sœurs est construite. Les sœurs s’y installent le 7 novembre 1924.
 
1924
le 10 août, l’’Association Marie-Thérèse est reconnue comme Etablissement d’Utilité Publique.
 
1925
Création d’un service O.R.L (otho-rhino-laryngologie)
 
1927
Création d’un service de rayons ultra-violets.
L’Association Gambetta décide la construction d’un bâtiment destiné aux patronages, complètement séparé du dispensaire. De ce fait, des salles sont libérées. Elles sont aussitôt transformées et reprises par le dispensaire qui s’agrandit.
 
1928
Acquisition d’un second appareil de radio.
Création du laboratoire d’analyses médicales
Ouverture d’une consultation prénatale.
Ouverture d’un centre de piqûres d’anatoxine contre la diphtérie
Huit médecins sont désormais attachés au dispensaire, six infirmières vont à domicile et font durant l’année 14 855 visites (ventouses, piqûres, pansements, prises de sang et prélèvements divers pour le laboratoire, en particulier des prélèvements de la gorge car la diphtérie fait des ravages parmi la population de Malakoff.
 
De son côté, l’Association Gambetta organise :
-un atelier d’apprentissage de couture et d’enseignement ménager avec cours de français, d’anglais, de sessin et de sténo-dactylographie. Cet atelier occupe les locaux laissés libres par la communauté des sœurs au 47-49 rue Gambetta.
-une garderie d’enfants de 7h du matin à 17h (70 enfants de 2 à 7 ans sont accueillis).
-des réunions mensuelles de plusieurs centaines de mères de famille pour échanger des conseils ou se rendre des services
-une colonie de vacances
L’association fait aussi construire un préau « qui permettra aux enfants de rester au grand air », malgré les intempéries ».
 
1929
Dans son rapport moral l’association se félicite de l’étroite collaboration qui la lie aux médecins de Malakoff. « Ils ont pris l’habitude de nous adresser leurs malades, soit pour avis, soit pour une radioscopie, soit pour un examen de laboratoire, soit pour un traitement. C’est ainsi que nous sommes devenus un véritable centre de anti-siphylistique, tant par les réactions de B.W, que nous ne pratiquons que par les traitements et que nous assurons sans même avoir créé encore une consultation… 
La conférence du Docteur Proust sur le cancer a obtenu un grand succès. Mais il ne suffit pas de proclamer le danger, encore faut-il donner à tous le moyen de le prévoir, de l’éviter et si nécessaire de le soigner. Aussi, à une époque ou ce fléau social se développe à une allure inquiétante, l’association s’interroge sur la création au dispensaire d’ un centre anti-cancéreux. »
 
1930 

Une nouvelle salle est aménagée.

Une consultation de lutte contre le cancer est ouverte. L’opération coûte 63.130 francs.
Une consultation de lutte anti-vénérienne est également créée.
L’Association Gambetta acquière une colonie de vacances à Rantigny dans l’Oise.
Le nombre de consultations au dispensaire est de 9 431.
Le nombre des visites, avec soins et pansements, faites à domicile par les infirmières du dispensaire s’élèvent à 13 965.
Mise en application de la Loi du 5 avril 1928 créant les Assurances Sociales qui sont des caisses professionnelles pour garantir les travailleurs contre les risques qui les menacent.
 
1931
Le rapport moral de l’Assemblée Générale de l’Association Marie-Thérèse précise « Nous craignions des difficultés, de grosse complications du fait des assurances sociales. Les difficultés se sont trouvées réduites à un travail supplémentaire. Ceci mis à part, nous avons eu des facilités avec les Caisses, dont certaines, parmi les plus importantes, sont venues d’elles-mêmes nous trouver, ce qui parle en faveur de nos dispensaires ».
 
1932
Dans les locaux des patronages, deux salles sont transformées en salles de classe (garçon-filles). Elles fonctionneront jusqu’en 1935.
 
1933
Ouverture d’une consultation d’ophtalmologie
La salle Saint-Paul sert de réunion aux groupes de Jocistes de Malakoff (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), mouvement en plein développement en Région Parisienne
 
La grande crise de 1929 a particulièrement éprouvée la population de Malakoff qui s’en remet difficilement. Le rapport moral de l’Assemblée Générale de l’association s’inquiète des lois et des projets de lois qui s’amoncellent et des tracasseries administratives.
"Il faut être au courant de tout, se débrouiller dans un inextricable maquis de textes contradictoires…et ne jamais être pris en défaut. La vie des œuvres est devenue âpre, difficile"
 
1935
La Caisse de Compensations demande à l’Association d’organiser dans ses locaux des séances de gymnastique médicale.
 
1937
L’agrément du dispensaire est signé par les caisses d’Assurances Sociales.
La population de Malakoff a légèrement changé. Au fur et à mesure que disparaissent les maraîchers, les éleveurs, les champignonnistes, arrivent des ouvriers dont un certain nombre sont Italiens ou des Pays Arabes. Le dispensaire constate en même temps une recrudescence de la tuberculose. Il apparaît également que le tiers des enfants qui passent au dispensaire donnent des signent de difficultés psychologiques.
 
1938
Grande émotion à cause de la mobilisation en septembre. Quatre infirmières sont désignées pour convoyer des trains d’évacuation d’enfants de banlieues vers le sud-ouest.
L’alerte passée, l’angoissante incertitude du lendemain persiste. Aussitôt des cours de secourisme sont organisés au dispensaire.
 
1939
C’est la déclaration de guerre . Alors que les besoins sanitaires sont presque les mêmes qu’en temps de paix, beaucoup de médecins étant mobilisés, les malades ne savent pas à qui s’adresser et refluent vers le dispensaire.
La fermeture des écoles, crèches… a désorganisé le service social officiel de la commune de Malakoff. Les assistantes scolaires ne sont plus là pour suivre les enfants et conseiller les familles. Le personnel du dispensaire remédie à cet inconvénient. Mais au dispensaire, la situation est aussi difficile. Trois infirmières sont affectées aux hôpitaux de Fontainebleau et d’Angers.

 

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CENTRE DE SANTE MARIE-THERESE
La reconnaissance d’un acteur sanitaire
Chronologie (1940-1970)

 1940

Après les bombardements du 3 juin qui ont touché Malakoff, la population qui a pris peur s’est enfuie. IL ne reste qu’environ 6000 personnes. Mais voyant les horreurs de la route, beaucoup reviennent exténués avec quelques blessés, beaucoup ont tout perdu. Très vite l’Association Marie-Thérèse créée un vestiaire.
Le 20 juin une soupe populaire est organisée. Elle durera jusqu’à ce que la commune organise à son tour des restaurants et des cantines.
Il n’y a plus de médecin au dispensaire, une bonne partie de l’année. Ils y reviendront les uns après les autres à partir du mois d’octobre.
 
1944
Le dispensaire est devenu un poste de secours. Les restrictions de gaz rendent impossible les stérilisations. Les coupures d’électricité provoquent la fermeture du service de rayons ultra-violets et du service de radiologie. Les locaux du dispensaire ne sont plus chauffés. Sur la demande de la Préfecture, une vente de lait est organisée au dispensaire. Les Pouvoirs Publics craignant une disette totale, avaient prévu des plans de détresse. Le dispensaire est désigné comme centre de distribution d’aliments cuits.
 
1945
C’est le retour des prisonniers et des déportés. L’Association des prisonniers de Malakoff demande à l’Association Gambetta de lui prêter sa grande salle du patronage pour les accueillir. Pendant les quatre mois d’été, environ 4000 hommes ont été hébergés, débarquant d’Allemagne. Ils restaient peu de temps. L’association ne s’occupait pas de leur nourriture, mais les les personnes accueillis pouvaient utiliser les services médicaux du dispensaire.
 
1946
Le dispensaire reprend petit à petit ses activités . On y effectue des travaux de réfection (réparations diverses, peintures…).
La municipalité de son coté développe des œuvres sociales envers la prime enfance, les jeunes foyers, les anciens. Elle organise des colonies de vacances, construit des logements sociaux (1ers HBN et HLM), et ouvre un centre médico-social et une bibliothèque.
 
1950
Le bâtiment du petit dispensaire en carreau de plâtre disparaît. Depuis bien des années il ne servait plus que de vestiaire, mais parce qu’il avait été à l’origine du dispensaire Marie-Thérèse, beaucoup y tenait.
 
1952
Création d’une consultation pour les enfants du 2ème âge (2 à 6 ans).
Depuis la création de la Communauté des Sœurs de Malakoff, pour la première fois les religieuses vont se reposer. Elles partent dix jours en vacances dans l’Yonne.
 
1959
Une école commerciale remplace l’atelier de couture.
 
1960
La Sécurité Sociale renouvelle ses conventions avec le dispensaire. Elle classe les Centres en catégories, d’après une évaluation des locaux, des équipements et du personnel.
 
1962
Point de départ pour la transformation du dispensaire et de nouvelles réalisations.La tuberculose n’étant plus le fléau qu’elle était il y a 50 ans et alors que le Département avait créé des services à Montrouge et à Vanves.
Il ne subsiste au dispensaire qu’une simple consultation de pneumologie. En revanche, de nouvelles consultations spécialisées sont créées :
-la cardiologie
-la rhumatologie
-le service de radiologie est entièrement rénové. Un appareil de radio-diagnostic est acquis. Il permet d’effectuer tous les examens, y compris ceux de l’appareil digestif.
 
1964
Ouverture d’un service de masso-kinésithérapie.
 
1965
Etant donné l’importance toujours croissante des examens de laboratoire et leur complexité, le laboratoire d’analyses du dispensaire est supprimé. Une convention est signée avec le laboratoire d’Artois, Les prélèvements continuent à être effectués au centre par le personnel du dispensaire, et les malades continuent à bénéficier des avantages du tiers-payant.
 
1966
Création d’une consultation d’allergie
Création d’une consultation de neuro-psychiatrie
 
1968
Création le 1er janvier du Département des Hauts-de-Seine
 
1969
Acquisition d’un appareil d’électro-encéphalographie
Les conventions avec le nouveau Département sont renouvelées pour le Centre de Protection Maternelle et Infantile.
Un accord est également passé avec le nouveau Département pour le remboursement des soins donnés aux bénéficiaires de l’Aide Médicale Gratuite, alors qu’il refuse généralement cet accord aux centres privés. Seule l’Administration de l’Assistance Publique en bénéficie. Le changement de département avantage le dispensaire qui est rattaché à l’Hôpital Saint-Joseph à Paris.

 

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CENTRE DE SANTE MARIE-THERESE
Une utilité publique garante de son avenir
Chronologie (1970-2010)

 

1970
La grande salle d’attente est repeinte. La salle de soins est aménagée, rénovée, modernisée.
Les travaux de la première tranche de rénovation du quartier nord de Malakoff commencent. Le quartier va changer d’aspect et aussi la population. Les personnes âgées des petites maisons vont être remplacées par les jeunes foyers des HLM et les familles nombreuses.
 
1973
La municipalité ouvre au Clos Montholon une annexe du dispensaire Ténine. L’annexe du dispensaire Marie-Thérèse au Clos Montholon, centre de soins et PMI est définitivement fermée.
Le dispensaire fait l’acquisition d’une nouvelle table de radio. Toute l’organisation du service de radiologie va en être modifiée pour le nouvel équipement. La télévision remplace la radioscopie, une machine à développer les films en 90 secondes supprime le développement manuel. De ce fait, les résultats des examens peuvent être remis immédiatement aux patients.
 
La municipalité achète la partie du terrain qui servait autrefois aux patronages pour y construire une école maternelle en préfabriqués.
 
Avec l’argent de la vente, l’Association Marie-Thérèse projette immédiatement la construction d’un nouveau centre de Protection Maternelle et Infantile plus grand et plus fonctionnel. Une demande de permis de construire est déposée. Les plans prévoient également l’agrandissement du dispensaire par la construction d’une aile face à l’ancien bâtiment.
 
1975
En Mai, le nouveau centre de PMI est inauguré. Les anciens locaux servant autrefois à la PMI sont transformés et aménagés permettant l’autonomie de l’orthophonie, la kinésithérapie, la neuro-psychiatrie.
 
Les fonds provenant de la vente du terrain sont épuisés, alors qu’une partie du projet reste irréalisé. Un emprunt est envisagé. Les démarches pour obtenir une garantie départementale sont entreprises. Il faudra attendre de longs mois pour obtenir toutes les autorisations.
 
1976
La deuxième tranche des travaux du dispensaire peut enfin commencer.
 
1977
A la suite du nouveau bâtiment de la PMI, la nouvelle construction est enfin achevée, reliée à l’ancien dispensaire par un couloir bordé de nouvelles salles. Des nouvelles consultations sont alors créées :
- phlébologie
-dermatologie
-cancérologie
 
Une nouvelle organisation administrative est également innovée : un fichier central regroupe les renseignements administratifs de tous les patients y compris ceux visités à domicile.
L’achat d’un fibroscope vient compléter l’équipement de la gastro-entérologie.
Après toutes ces réalisations, il ne reste plus qu’un point noir : le dépistage du cancer.
 
En effet, l’équipe du dispensaire avait prévu l’ouverture d’un Centre de dépistage du cancer. Un médecin spécialiste venant de l’Institut Curie venait apporter son concours, un mamographe est acheté pour dépister les tumeurs du sein, une salle de consultation est réservée à cet usage ainsi qu’une petite salle d’attente et une salle de prélèvements.
Les démarches entreprises auprès de la Préfecture à la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales aboutissent àun avis favorable.
 
Pendant ce temps, à la télévision, le Ministre de la Santé promet l’ouverture de nombreux centres de dépistage pour lutter contre cette terrible maladie, le cancer.
Quand la réponse de la Préfecture arrive, aucune convention ne peut être signée avec le dispensaire. Le Ministère de la Santé refuse de prévoir à son budget de telles prises en charges ! Déjà en 1931, le Centre Marie-Thérèse avait reçu une réponse analogue.
 
L’Association Marie-Thérèse, dans l’intéret des patients décide de maintenir une consultation de cancérologie. Mais la Sécurité Sociale ne veut pas prendre en charge les examens de dépistage. Elle oblige le dispensaire à retirer les affiches annonçant l’ouverture du service. Toutes ces mesures condamnent la consultation, ce qui arrive à la fin de l’année
 
1979
Ouverture d’un service de mésothérapie et de médecine du sport
 
Le sort réservé aux Centres de Santé par le gouvernement est tel, qu’un grand nombre parmi eux doit fermer ses portes. Le poids du travail administratif, les tracasseries et les lenteurs concernant les remboursements grèvent lourdement les budgets des centres.
Aucune subvention d’équipement ou de fonctionnement n’est allouée. Cependant, le matériel et les équipements médicaux sont hors de prix, les salaires augmentent ainsi que les charges sociales. Les augmentations de tarif des examens et des soins eux ne croissent pas dans les mêmes proportions.
 
Le 26 janvier une journée de manifestation collective de tous les centres de santé est décrétée. Le dispensaire Marie-Thérèse y participe. Le personnel rejoint tous les centres du Département à la Préfecture de Nanterre pour y déposer les pétitions. Il s’agit d’attirer l’attention des services publics sur les difficultés de gestion des centres.
La population est mobilisée : des tracts d’information, des panneaux explicatifs, des journées « portes ouvertes » sont organisées.
En concertation avec le Centre Municipal de Santé Ténine, le dispensaire Marie-Thérèse distribue 12 000 invitations et recueille 1500 signatures, sans compter les nombreuses lettres de protestation de la population adressées directement à la Mairie de Malakoff.

1983
Ouverture du service d’échographie
 
1987
Ouverture du service doppler
 
1988
Face à la demande croissance de rendez-vous le nombre de consultations est doublées.
 
1990
Ouverture d’un nouveau service pneumologie et examens respiratoires
 
2006
Le Centre Marie-Thérèse est fermé avant sa destruction. Il poursuit ses activités dans des locaux provisoires à l(Hopital Saint-Joseph à Paris.
 
2009
Réouverture en septembre des nouveaux locaux du Centre Marie-Thérèse.

 

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