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MALAKOFF PATRIMOINE
SOMMAIRE :
Le bâti

Un territoire


Les activités


Le sacré


ART CONTEMPORAIN
Malakoff et ses fresques monumentales

Les fresques murales monumentales parsèment la ville de Malakoff. Elles sont omniprésentes dans tous les secteurs de la ville. Leur nombre, leur couleurs vives, leurs significations ne peuvent qu’attirer notre regard, susciter l’étonnement ou le questionnement, en tout cas, elles ne laissent pas indifférent les passants qui prennent le temps de les admirer. Leur valeur patrimoniale est incontestable car elles sont le miroir d’une réalité contemporaine depuis les années 1950

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Les fresques murales monumentales parsèment la ville de Malakoff. Elles sont omniprésentes dans tous les secteurs de la ville. Leur nombre, leur couleurs vives, leurs significations ne peuvent qu’attirer notre regard, susciter l’étonnement ou le questionnement, en tout cas, elles ne laissent pas indifférent les passants qui prennent le temps de les admirer. Leur valeur patrimoniale est incontestable car elles sont le miroir d’une réalité contemporaine depuis les années 1950

Les fresques sont en fait des éléments constitutifs des constructions qui les abritent : le pont du TGV atlantique, les palissades des écoles, le pignon de l’immeuble de Insee, la façade de la MJC ou plus discrète le réfectoire du lycée professionnel. Paradoxe, la dispersion dans la ville fait qu’elles restent méconnues des malakofiots eux-mêmes...

Malakoff aime les fresques c’est une évidence, en tout cas les aménageurs de l’espace urbain plébiscitent cet art qu’ils intègrent régulièrement dans la revalorisation de l’espace urbain. Et c’est le plus souvent la mairie qui a été le maître d’oeuvre de cette mise en culture des rues de la ville. Pour cela, elle a fait appel à des artistes reconnus et apporté parfois une touche artistique à des lieux peu adaptés à l’art.
 
Les muralistes, mosaïstes, peintres, sculpteurs ont ainsi été mis à l’honneur à Malakoff. La ville ne possède pas moins de 10 oeuvres monumentales d’inspiration diverses et dont les techniques de réalisation épousent leur temps : peinture, mosaïque, sculpture d’aluminium, verre, bas-relief.. Visibles pour la plupart de la voie publique, ces oeuvres contemporaines ont été réalisées à la suite de commandes publiques de la municipalité et de la région, voire meme de la SNCF.
 
Malakoff, cité des fresques

Les trois fresques panoramiques de la coulée verte prennent toute leur force et leur ampleur avec quelques mètres de recul pour les admirer. Elles forment sur cet espace ingrat un mur d’expression culturelle insolite.

Les murs des écoles publiques accueillent les oeuvres modernes pleines de promesses. Normal dans des lieux ou grandit et se forme la jeunesse de la ville.
La mosaïque se sent bien à Malakoff : Les entrées de l’immeuble de la rue Savier portent trois belles oeuvres colorées qui donnent vie à des compostions attirantes pour l’oeil et sont une belle invitation à entrer malgré tout dans le géant de Malakoff.
 
Depuis 50 ans, ces fresques hautes en couleur égayent les murs de notre ville et offrent à ceux qui veulent prendre le temps de s’arrêter un parcours peu banal au coeur de l’art contemporain. Peu de villes peuvent s’enorgueillir de posséder dans le paysage urbain autant d’oeuvres monumentales.
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REFECTOIRE DU LYCEE PROFESSIONNEL LOUIS GIRARD
La fresque du cerf-volant (1955)

Le célèbre peintre Lucien Fontanarosa (1912-1975), dans le cadre de commandes publiques a réalisé durant sa carrière une dizaine de fresques dans des établissements d’enseignement. En 1955, il a crée sur un mur du réfectoire du lycée technique Louis Girard à Malakoff la fresque du cerf volant. Une oeuvre haute en couleur de 33 m2. (Voir notre diaporama sur cette oeuvre).

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Le célèbre peintre Lucien Fontanarosa (1912-1975), dans le cadre de commandes publiques a réalisé durant sa carrière une dizaine de fresques dans des établissements d’enseignement. En 1955, il a crée sur un mur du réfectoire du lycée technique Louis Girard à Malakoff la fresque du cerf volant. Une oeuvre haute en couleur de 33 m2. (Voir notre diaporama sur cette oeuvre).

Cette fresque est une décoration monumentale méconnue du public et des habitants de Malakoff, et pour cause, elle se trouve dans un établissement scolaire professionnel et donc inaccessible pour le public. Cette oeuvre a été conçue et réalisée en 1955 peu après la construction du lycée et dans le cadre d’un dispositif d’aide à la culture, la commande publique. Et c’est un très grand artiste de renommée internationale, Grand prix de Rome en 1936 à 24 ans, couvert par la suite de nombreuses distinctions qui a réalisé cette fresque : Lucien Fontanarosa. 

Lucien Fontanarosa fut un peintre français d’origine italienne, né en 1912. Cette dualité, ces racines ont marqué toute son oeuvre, de nombreux tableaux, des sculptures, des décorations intérieures de bâtiments publics et des fresques monumentales.

Artiste reconnu, il l’est aussi pour des dessins. On lui doit notamment l’illustration de quatre billets de banque français issus de la série de billets émis dans les années 1960, consacrés à de grands personnages de l’histoire de France : le 100 francs représentant Delacroix ; le Pascal de 500 francs, le Quentin de la Tour de 50 francs et le Berlioz de 10 francs.

Une sensibilité pour la jeunesse

Lucien Fontanarosa, disparu en 1975 a été particulièrement productif. « Il avait une sensibilité pour la jeunesse rapporte son fils Renaud Fontanarosa, la jeunesse l’inspirait comme Paris, l’Italie, Venise ou encore l’Espagne et le Maroc.. » Ses fresques et décorations murales se retrouvent ainsi au lycée de Saint-Maur-les-Fossés, Nogent le Rotrou, Chatellerault, Vierzon, Lille... mais aussi à l’Ecole Supérieure Estienne à Paris. On retrouve bon nombre de ses peintures dans les plus grands musées.

L’oeuvre du lycée Louis Girard à Malakoff intitulée « Le cerf-volant » est une oeuvre répertoriée au patrimoine de l’Ile-de-France. Malheureusement elle a été mal protégée durant les travaux de rénovation du lycée et surtout elle a été amputée d’une scène importante sur la gauche qui posait la base du cheminement de la fresque et la pensée de l’artiste. 

Malgré cette rupture, la fresque demeure une oeuvre rare dans la filiation selon Renaud Fontanarosa, des grands peintres fresquistes italiens. Dans toutes ses compositions Fontanarosa voulait donner une dynamique, ici, c’est le thème même du cerf volant qui est prétexte au mouvement et à l’expression de cette dynamique... « C’est une sorte de signal dit encore le fils de l’artiste pour montrer aux jeunes ce qu’est la liberté et l’espoir d’un avenir pour tous » L’oeuvre est en effet dans un établissement scolaire. Fontanarosa créa sa fresque pour ce lieu précis à Malakoff et nulle part ailleurs.

« Mon père partait d’une maquette explique Renaud Fontanarosa. Il la quadrillait, ensuite il projetait sur un mur entoilé un quadrillage agrandit et il reproduisait ainsi chaque partie du quadrillage dans sa taille actuelle. En fait, on constate peu de différence entre la maquette originale et la fresque mis à part le morceau manquant à l’extrémité gauche. L’oeuvre finale est beaucoup plus finie que la maquette notamment l’expression des visages, inexistante sur la maquette, car ça n’avait pas d’intérêt d’avoir tous les détails. Ce qui est toujours important dit Renaud Fontanarosa, c’est d’avoir les constructions générales et les groupes et bien sûr l’indication des couleurs.

Une oeuvre et un contexte

Quand on regarde cette oeuvre on constate que les visages des jeunes sont assez napolitains (des références aux origines italiennes de l’artiste, mais pour lui çela représentait le voyage, la liberté, l’ailleurs vers lequel on peut rêver ou se préparer. L’idée du cerf volant, ici, c’est pour des étudiants, l’oeuvre ne doit pas être séparée de son contexte ; aller vers son destin, prendre son envol sans s’occuper du reste... beaux symboles.

La peinture est bien sûr datée : 1955, créée pour un lycée professionnel de garçons, donc uniquement des personnages masculins sur la fresque, la parité on en parle pas encore !, l’habillement aussi marque le temps ; les années 50.

Selon Renaud Fontanarosa, il y a aussi dans le visuel de l’oeuvre une forte dimension collective. On construit ensemble, on prépare l’envol, on prend le fil et on dirige, on manipule le cerf volant, on le réceptionne, une belle composition générale pour laquelle l’artiste disait « qu’elle était un hymne à la jeunesse pour laquelle tout est possible...

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Sur internet on peut découvrir des articles et de très belles photos sur les oeuvres très colorées du Lucien Fontanarosa.

 

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PONT DU TGV ATLANTIQUE
Frise du lancer de disque (1987)

Cette longue frise de 70 mètres de long, d’Olivier Descamps ( Michel Andrault et Pierre Para), l’une des décorations du mur de soutènement du TGV-Atlantique, est composée de 10 sculptures en aluminium anodisées de 4,50 m de hauteur. Les silhouettes reproduisent toutes les étapes du lancer du disque. Elles sont inscrites dans les niches du mur en béton en épousant leurs formes. .Dominique Descamps, fils du sculpteur décédé en 2003 parle de l’oeuvre de son père.

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Cette longue frise de 70 mètres de long, d’Olivier Descamps ( Michel Andrault et Pierre Para), l’une des décorations du mur de soutènement du TGV-Atlantique, est composée de 10 sculptures en aluminium anodisées de 4,50 m de hauteur. Les silhouettes reproduisent toutes les étapes du lancer du disque. Elles sont inscrites dans les niches du mur en béton en épousant leurs formes. .Dominique Descamps, fils du sculpteur décédé en 2003 parle de l’oeuvre de son père.

 

Olivier Descamps (1920- 2003) fut un grand artiste qui a utilisé de nombreux matériaux. Pour Dominique Descamps, son fils, dans l’œuvre du lancer de disque sur le mur du TGV qui coupe Malakoff en deux, le sculpteur a voulu exprimer la notion de vitesse et de mouvement que lui a inspiré la nouveauté du train à grande vitesse.Dominique Descamps explique pour Malakoff-patrimoine le sens de l’oeuvre de son père.
 
« …Je n’ai pas suivi de près la réalisation de la fresque que mon père a réalisée pour le mur de soutènement du TGV atlantique à Malakoff, mais je peux en donner l’esprit.
Lorsqu’il y eut appel d’offres pour une œuvre sur ce mur, il a présenté une maquette. Dans son esprit, il voulait montrer la notion de vitesse du TGV. A l’époque, la grande vitesse du train était quelque chose de nouveau. Il a voulu utiliser des matériaux en lamelles car, lorsque vous observez les différentes positions du lanceur, vous n’avez pas la même impression si vous êtes piéton ou automobiliste. Ce système de lamelles fait qu’en se déplaçant la perception de l’œuvre est tout à fait différente suivant la position de l’observateur et suivant la vitesse de déplacement. Mon père a d’ailleurs fait d’autres sculptures dans le même style notamment neuf personnages monumentaux sur la rocade de Villeneuve-d’Ascq près de Lille.
 
On peut imaginer aussi qu’il a voulu saisir l’opportunité du thème du lanceur de disque en lien avec les jeux olympiques de la Grèce et ses sports mythiques. A la puissance du lancer il a associé celle du TGV qui était aussi pour lui une expression de l’intelligence de l’homme. Une grande idée qu’il a voulu représenter symboliquement sur le mur du train à grande vitesse.
Aluminium et béton sont des matériaux modernes qui nécessitent peu d’entretien. Mon père à traité beaucoup de matériaux, la terre, la pierre, le fer, le laiton, les métaux à mémoire de forme. Pour cette fresque un des avantages de l’aluminium était sa facilité de scellement dans les banches et sa résistance aux intempéries.
Je crois que ce qui l’a intéressé dans ce projet était la modernité des matériaux. Cette œuvre correspondait aussi à une époque où il travaillait beaucoup en lamelles d’aluminium, un matériau très clair et qui n’a pas besoin d’être patiné.
 
Il a donc fait un choix délibéré, car les sculptures sont difficiles à entretenir si elles sont peintes ou anodisées. Avec le temps, la peinture, l’anodisation ou toute patine artificielle se ternissent et se salissent. L’aluminium reste brut et l’effet de patine est obtenu par le jeu d’ombre et de lumière. Nous revenons à cette notion de déplacement ou de vision suivant l’heure du jour avec l’évolution des ombres. Ce jeu de lamelles l’intéressait beaucoup car il mettait en rapport interactif l’œuvre et la personne par son déplacement.
Je crois pouvoir dire que cette œuvre fut pour mon père à la fois quelque chose de différent parce qu’il n’a pas utilisé beaucoup ce matériau, mais ce fut aussi quelque chose dans la continuité. Un artiste cherche toujours à se renouveler, à utiliser de nouvelles techniques, a se faire plaisir aussi. Sur ce travail, il a eu la possibilité de maitriser une matière et d’en faire une expression, de suggérer un mouvement, de donner une vie à des matériaux considérés au départ comme anodins et sans valeur.
 
Mon père était soucieux d’exprimer la vitesse dans ses œuvres. Il cherchait l’expression du déplacement ou du mouvement. Il a réalisé des œuvres telles qu’une sculpture de motard. Une moto peut paraître statique, pourtant il a réussi à donner l’impression de vitesse en jouant sur l’équilibre, la position et en laissant flou certains éléments. En fait, il a cherché dans ses sculptures des expressions pour qu’on ressente la vitesse et le déplacement. Beaucoup de photographes ont exploité l’effet du contraste entre des parties nettes et des parties floues pour exprimer le mouvement. C’est quelque chose qui l’intéressait et il cherchait comment l’utiliser lui-même. Dans le lancer de disque, on retrouve un mouvement très fort, très allongé, c’est probablement cette recherche esthétique qui l’a intéressé.
 
D’autre part, il s’agissait de créer une œuvre sur un simple mur. Ici on aborde une question d’architecture et d’urbanisme. Sur ce long talus du TGV, vous aviez trois passages-ponts sur lesquels vous pouviez définir un thème pour donner des repères aux riverains et aux passants. C’était aussi une façon d’indiquer l’endroit. De donner un repère dans la ville. Personnellement je crois important d’avoir des œuvres aussi variées pour ouvrir l’esprit vers toutes les possibilités d’œuvres murales
 
Tout sculpteur fait des œuvres d’abord dans son atelier, des œuvres internes. Quand il s’agit d’en créer pour l’extérieur, elles sont soumises aux intempéries et se pose alors la question de la corrosion. Il y a eu de grandes œuvres qui ont été faites en métal déjà corrodé, justement pour qu’elles puissent perdurer. C’est un souci pour l’artiste de savoir comment accrocher son œuvre à l’extérieur, qu’elle ne soit pas renversée par le moindre coup de vent, qu’elle puisse se maintenir en bon état longtemps. Il s’agit de trouver quelque chose qui ne se déforme pas avec les intempéries. C’est obligatoirement dans la réflexion de l’artiste quand il travaille une œuvre destinée à être installée en extérieur.
 
Personnellement, pour cette œuvre du lancer de disque, connaissant mon père, je pense qu’il y a association entre un travail intellectuel et un travail manuel instinctif. C’est beaucoup plus qu’une sculpture qu’il aurait pu façonner dans son atelier. Il y a une réflexion et une association à la vitesse et à la modernité. Je suis sûr aussi qu’il y avait dans son esprit une recherche sur les valeurs anciennes de l’homme avec sa force, sa puissance en référence aux jeux dans la Grèce antique car il a beaucoup travaillé les mythes grecs. Une œuvre de synthèse.. »
 
Fiche réalisée à partir d’un entretien avec Dominique Descamps

 

 

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PONT DU TGV ATLANTIQUE
Les bâtisseurs (1987)

Yvette Vincent-Alleaume n’a jamais été l’artiste d’un seul matériau. Elle les a tous utilisés durant sa longue carrière artistique en France et à l’étranger : mosaïque, brique, céramique, ardoise, galets de rivière, granit, terre cuite, acier, avant de s’orienter vers le béton, auquel d’autres matériaux apportent leur complément. Le livre parcours de l’artiste édité en 2009 révèle avec force une vie de création et de réalisations dans des domaines variés : art dans la ville, sculptures monumentales ou autres sculptures, tapisseries, dessins, bijoux.. Une vie d’artiste en grand et en petit. Plutôt en grand à Malakoff avec l’oeuvre monumentale "Les bâtisseurs".

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Yvette Vincent-Alleaume n’a jamais été l’artiste d’un seul matériau. Elle les a tous utilisés durant sa longue carrière artistique en France et à l’étranger : mosaïque, brique, céramique, ardoise, galets de rivière, granit, terre cuite, acier, avant de s’orienter vers le béton, auquel d’autres matériaux apportent leur complément. Le livre parcours de l’artiste édité en 2009 révèle avec force une vie de création et de réalisations dans des domaines variés : art dans la ville, sculptures monumentales ou autres sculptures, tapisseries, dessins, bijoux.. Une vie d’artiste en grand et en petit. Plutôt en grand à Malakoff avec l’oeuvre monumentale "Les bâtisseurs".

L’oeuvre monumentale réalisée par la peintre et sculpteur Yvette Vincent-Alleaume sur le mur de soutènement du TGV Atlantique à Malakoff, a pour thème « Les bâtisseurs ». Et pourquoi donc peut s’interroger celui qui la découvre ? : « Mais parce que c’est un beau métier, bâtisseur c’est beaucoup plus que constructeur, il y la matière projetée dans l’avenir.. J’ai notamment été inspirée disait la peintre-sculpteur par les blocs superposés que je venais de découvrir lors d’un voyage au Machu Pichu au Pérou. »

Ce rêve de bâtisseur est exprimé dans l’oeuvre du Pont Guy Moquet « par une tête qui pense et des personnages qui s’activent en train de construire une ville ». En 1987, la réalisation de cette sculpture se mélangeait aux travaux publics de construction du remblai-piédestal sur lequel devait rouler en pleine zone urbaine le nouveau TGV Atlantique, 80 mètres de sculpture dans un mur de béton de 7 mètres de hauteur, un pont avec ses deux culées et ses retours, un lieu de passage de nombreux écoliers du collège Paul Bert.
 
Une "mise en culture" originale
 
On peut dire que c’est Yvette Vincent-Alleaune qui est à l’origine de la mise en « culture » des 700 mètres du mur de soutènement du TGV ; « J’avais proposé, dit-elle, aux architectes Andrault et Parat, chargés de la construction du mur et du mur anti-bruit, un projet de sculpture pour un pont. On m’avait gentiment répondu qu’il y avait peu de chance que le public regarde mon projet à cet endroit. Pourtant après, bien des bagarres, ça s’est fait. Ce fut le départ d’une aventure puisque deux autres sculpteurs réaliseront une oeuvre sur le mur grâce au concours actif de la SNCF, du Conseil Régional, de la mairie de Malakoff et de la Direction Départementale de l’Equipement ».
 
La création a commencé par des dessins, puis des maquettes en volume qui ornent toujours l’atelier parisien d’Yvette Vincent-Alleaume dans le 12ème arrondissement de Paris. Après les maquettes sont venus les dessins grandeur nature, un calepinage monstrueux reconnaît-elle. Pour sculpter ses moules de polystyrène expansé, la SNCF due prêter à l’artiste durant quatre mois les locaux vétustes et crasseux de l’ancienne gare de Vanves-Malakoff avant leur démolition.
 
Avec l’aide du sculpteur Maella Citron, et d’un assistant Sylval, elle avait du penser en négatif, c’est-à-dire prévoir ses moules à l’envers, qui insérés plus tard dans le mur laisseraient sur le coté extérieur la belle face en relief inversé. Puis elle dû sculpter au fil en acier chaud des dizaines de mètres cubes de polystyrène. Avec cette méthode on obtient en effet une découpe très précise sur des formes de taille importante. Puis s’est ajouté un traitement au chalumeau ce qui donnait des matières grenues et soufflées, contrastant avec les parements lisse du mur. Une vision particulièrement recherchée et voulue par l’artiste. Un travail d’Hercule, inspiré évidemment.
 
Aux couleurs de la ville de Malakoff
 
Les moules achevés et soigneusement numérotés, place au chantier sur site. Yvette Vincent-Alleaume met alors en place avec les ouvriers de l’entreprise Demathieu et Barre, au millimètre près, les matrices dans les panneaux de coffrage (les banches), assiste à la mise en place des ferraillages d’un imposant ouvrage d’art en pleine ville. Après la mise en place du béton en une seule coulée sur sept mètres de haut, le démoulage fut lent et méticuleux. L’oeuvre qui n’était jusqu’ici que moulage se révélait petit à petit. Emotion garantie pour tous.
Yvette Vincent-Alleaume pouvait alors apporter le fil d’Ariane qu’elle avait conçu, des motifs de terre cuite émaillée, collés, au tons vifs, évoquant à la fois l’eau et le feu, du bleu et du rouge, les couleurs de la ville de Malakoff qui traversaient les personnages et l’ensemble de la sculpture dont elles habillaient les creux.
 
Voilà donc depuis plus de 20 ans que cette oeuvre murale habille ce qui aurait pu être un mur nu sans vie. Et à l’usage, on constate que la fresque « les bâtisseurs » se découvre à deux vitesses. Les automobilistes qui empruntent le boulevard Camélinat où qui passent sous le pont Guy Moquet, perçoivent un jeu d’ombres et de lumières, ponctuée de tâches colorées. Les piétons eux peuvent découvrir les personnages et les subtilités des volumes et des matières. Assurément l’oeuvre d’Yvette Vincent-Alleaune peut surprendre à chaque passage.
 
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Pour découvrir les oeuvres essentielles d’Yvette Vincent-Alleaume en France et à l’étranger notamment dans plusieurs Ambassades et grandes villes, un livre autoédité : « Yvette Vincent-Alleaume, peintre sculpteur » (2009), 228 pages, 400 photos, 50 euros port compris. Renseignements : tel 01 43 43 91 57

 

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PONT DU TGV ATLANTIQUE
Promenade pour un musée imaginaire (1985-1988)

Béatrice Casedesus, peintre-scuplteur, Grand Prix de Rome en 1964, a créé le long de la ligne TGV atlantique de grands reliefs de forme géométrique servant de support à « des citations » d’œuvres picturales recomposées, telles des images formées par des trames de petits carrés de céramiques. L’auteur a nommé les cinq tableaux « promenade dans un musée imaginaire ».
Chaque mosaïque représente une œuvre sous la forme d’une image informatisée qui apparaît ou disparaît selon la position du passant devant celles-ci. Explications.

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Béatrice Casedesus, peintre-scuplteur, Grand Prix de Rome en 1964, a créé le long de la ligne TGV atlantique de grands reliefs de forme géométrique servant de support à « des citations » d’œuvres picturales recomposées, telles des images formées par des trames de petits carrés de céramiques. L’auteur a nommé les cinq tableaux « promenade dans un musée imaginaire ».
Chaque mosaïque représente une œuvre sous la forme d’une image informatisée qui apparaît ou disparaît selon la position du passant devant celles-ci. Explications.

« Quant on m’a proposé d’intervenir sur un projet artistique dans le cadre de la longue promenade envisagée le long du mur du TGV Atlantique à Malakoff (1), cet emplacement s’est tout de suite imposé à moi car je travaillais à ce moment là déjà sur la vision lointaine et rapprochée. Or, la partie du mur de soutènement du TGV Atlantique qui coupe Malakoff dégage une vision éloignée par la grande avenue qui vient buter sur le mur et une vision rapprochée lorsqu’on se déplace à pied.

Au départ, ce mur qui était ingrat à traiter m’est apparu comme l’élément d’un espace dans la ville plutôt qu’un mur seul. Travaillant avec des points, je me suis dit, si l’on voit ce mur de loin et de près, c’est un peu à l’échelle de la ville, le mur possible d’un musée sur les cimaises duquel sont accrochées des œuvres d’art. L’idée d’une promenade dans un musée imaginaire située dans la ville, destiné aux passants de la ville m’est apparue de cette façon là.
 
Ma préoccupation d’alors a été de donner à voir, comme des souvenirs fantomatiques, des œuvres de l’histoire moderne et d’offrir des séquences par des tableaux très agrandis qui m’ont permis de donner une cadence à cette promenade.
 
LE CHOIX DE LA MOSAIQUE
 
La mosaïque c’est aussi imposée à moi parce que ce petit point que représente un carré de mosaïque de deux centimètres carrés correspondait totalement à l’échelle que je voulais donner comme point aux images de mon travail artistique. Il faut se rappeler qu’à l’époque on découvrait à peine les images infographiques, dessinées de façon grossière sur ordinateur. On voyait toujours la trame de ce qu’on a appelé une mosaïque qui existe comme matériaux. Pour cette œuvre, il s’agissait donc pour moi d’adapter le bon matériau au sens esthétique, qu’il résiste aux intempéries, au temps tout en tenant compte de la logique visuel… »
 
 
 
1) Beatrice Casadesus créatrice de centaines d’oeuvres habite à Malakoff où se trouve aussi son atelier

 

 

 

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PALISSADE DE L’ECOLE PRIMAIRE JEAN-JAURES
Le mur sérigraphié des enfants (2003)

La maternelle du centre ville Jean-Jaurès s’est dotée en 2003 d’un nouveau mur d’enceinte, une œuvre sérigraphiée sur verre de 15 mètres de long par 4,50m de hauteur faisant appel à des techniques récentes. Cette oeuvre a été réalisée par les photographes Christian Gobelin et François Despatin connus pour avoir une vraie technique sans complaisance du portrait et des images populaires.

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La maternelle du centre ville Jean-Jaurès s’est dotée en 2003 d’un nouveau mur d’enceinte, une œuvre sérigraphiée sur verre de 15 mètres de long par 4,50m de hauteur faisant appel à des techniques récentes. Cette oeuvre a été réalisée par les photographes Christian Gobelin et François Despatin connus pour avoir une vraie technique sans complaisance du portrait et des images populaires.

Cette fresque a bénéficié du concours de Jean Montcharmont, architecte et de l’établissement Parmentier spécialisé dans la sérigraphie sur verre
Sur ce mur séparant les deux cours (inférieure et supérieure) de l’école maternelle, les artistes voulaient représenter la totalité des enfants de l’établissement parmi leurs réalisations scolaires ; dessins, écrits et leur premières confrontations sociales, sport, vie de classe, récréation, cantine...

En accord avec l’architecte les artistes photographes ont fait le choix de conserver la transparence du verre au lieu d’un verre dépoli, afin que les images réalisées ne se perçoivent pas dans leur totalité, mais détails après détails en fonction des éclairages, des périodes de l’année, des angles de visions, de la présence d’enfants dans la cour, du vieillissement des matériaux.

Ils ont d’abord entrepris une campagne de prises de vue durant deux mois pour réaliser les portraits de tous les élèves et les reproductions de leurs travaux. Ce travail s’est fait avec la participation active des enfants, des enseignants, et des parents. Puis un montage numérique a permis la reproduction sérigraphique.

En réalisant cette fresque, Christian Gobelin et François Despatin espéraient que les enfants, puis les petits enfants de cette école se frotteraient à la présence picturale de leurs jeunes ancêtres et que cette confrontation serait source de rêveries, d’émotions, d’interrogations, de nostalgies, de joies et d’espoirs....en tout les cas ne les laisseraient pas indifférent et les questionneraient sur la filiation, le groupe, la société, le temps passé, présent, futur, ou de la métaphysique abordée ici concrètement. Un travail pertinent.
 
(19 rue Ernest Renan) Oeuvre visible de la voie publique.
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GYMNASE JACQUES DUCLOS
La fresque du peuple résistant (1976)

Cette œuvre muraliste sur le mur pignon du gymnase Jacques Duclos, œuvre de Camilo Henriquez, dit le Condor, est située dans la cour du groupe scolaire Fernand Léger. La fresque démarre à partir du niveau des regards des enfants de six ans pour avoir son maximum d’effet esthétique. Une décision voulue par l’artiste lui-même, d’où l’utilisation du trompe l’œil réglé sur un premier plan à quatre vingt dix centimètres du sol.

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Cette œuvre muraliste sur le mur pignon du gymnase Jacques Duclos, œuvre de Camilo Henriquez, dit le Condor, est située dans la cour du groupe scolaire Fernand Léger. La fresque démarre à partir du niveau des regards des enfants de six ans pour avoir son maximum d’effet esthétique. Une décision voulue par l’artiste lui-même, d’où l’utilisation du trompe l’œil réglé sur un premier plan à quatre vingt dix centimètres du sol.

La note d’intention de l’artiste décrit bien le sens donné à sa fresque. Les blocs de pierres noyés sous la forêt, abandonnés pendant des siècles viennent d’être dégagés. On a coupé les branches, arbres et lianes, dont ne subsistent que quelques débris en bas à gauche du mur peint. Cinq ouvriers, maçon, maître-tailleur, sculpteur restaurent un monument dont chaque pierre est un morceau du passé de l’Amérique. Ils remettent en place ce qui a été détruit par les tremblements de terre, les invasions, les dictatures…
 
Sur le devant de la scène et à la droite de la fresque, deux enfants debout à la même hauteur que les écoliers jouant dans la cour de l’école Fernand Léger, ils viennent apporter aux ouvriers leur repas dans un panier. En arrière plan à droite, un paysage de campagne sud-américain.
 
Chaque pierre sculptée symbolise un peuple sud-américain séparé par la distance et le temps : expliquait l’artiste lors de la création de la fresque, entre la statue de l’île de Pâques à la toute extrémité droite de la fresque et le soleil de Kusko au centre, plus de mille ans les séparent. Elles symbolisent une civilisation avancée mais détruite. Mais qu’importe les ans et les distances, les représentations de ces chef-d’œuvre massifs expriment la solidité qui tôt ou tard vaincra l‘impérialisme et la dictature.
 
L’œuvre est militante, Henriquez était un peintre politique déchiré par la profonde blessure que vivait le Chili par la dictature sanglante du général Pinochet. Par son trait, sa couleur, le thème même de l’œuvre, l’artiste a voulu traduire à la fois cette déchirure et l’espoir du rétablissement de la démocratie dans son pays.
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COUR DE L’ECOLE PRIMAIRE FERNAND LEGER
La mosaïque des oiseaux sur fond rouge (1976)

Fernand Léger n’aurait pas renié cette fresque-mosaïque réalisée dans la cour de l’école primaire qui porte son nom, réalisée par la mosaïste Mélano Hoegger, lui qui très tôt s’intéressa à la décoration murale, l’intégration de la couleur dans la vie des cités pour effacer la grisaille des murs par des polychromies créant ainsi de nouveaux espaces par le jeu des couleurs .

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Fernand Léger n’aurait pas renié cette fresque-mosaïque réalisée dans la cour de l’école primaire qui porte son nom, réalisée par la mosaïste Mélano Hoegger, lui qui très tôt s’intéressa à la décoration murale, l’intégration de la couleur dans la vie des cités pour effacer la grisaille des murs par des polychromies créant ainsi de nouveaux espaces par le jeu des couleurs .

C’est Nadia Léger, la veuve du grand peintre, qui a fait don à la ville de Malakoff d’un carton représentant une oeuvre très connue, et faisant l’objet de très belles lithographies, sur un thème cher à l’artiste : les oiseaux et le fond rouge. 

Le thème des oiseaux est un aspect tardif dans l’oeuvre de Léger (années 50). L’artiste a toujours peint des animaux familiers, des animaux que les gens connaissaient bien et qu’ils voyaient tous les jours.

Les oiseaux ont été peint par Fernand Léger sur trois fonds différents de couleur : le bleu, le jaune, le rouge. Le musée national Fernand Léger à Biot (Alpes Maritimes) possède un tableau sur fond jaune et une tapisserie sur fond bleu. Le tableau original sur fond rouge se trouve au musée des arts décoratifs à Paris.

 Pour en savoir plus  :

Fernand Léger travaillait par séries de dessins, des toiles sur un même motif. On retrouve dans de nombreuses oeuvres des dernières années de sa création le motif des oiseaux, familiers pigeons des villes ou des champs qui virevoltent autour d’une sculpture abstraite. Léger ignorait complètement l’improvisation. Pour chaque oeuvre d’une série, il mesurait les contrastes des formes abstraites et figuratives, des couleurs, leurs rapports et leurs effets. La simplicité du thème correspondait à ses recherches du moment où parallèlement à la peinture il produisait dans l’atelier de Roland et Claude Brice, des sculptures en céramiques émaillées de couleurs vives. Il revint aussi à ses recherches préliminaires des années 37 à mi-chemin de l’abstraction et de la figuration, il composait des décors champêtres à partir d’éléments empruntés aux insectes et à la végétation ( voir Papillon et fleur, 1937, huile sur toile) .

Ces éléments choisis minutieusement suggèrent plus qu’ils ne figurent. L’effet des couleurs des aplats de la sculpture, des modelés des nuages complètent ce jeu de construction . Plus tard dans les branches de cette structure se glissent des oiseaux . L’agrandissement du motif , à l’échelle d’un mur de grand format ne peut poser de problème lorsque l’artiste a tout calculé .L’étude d’un thème et la recherche technique vont de pair et ce travail pour Léger était une activité heureuse. (Note de Nelly Maillard, documentaliste au Musée National Fernand Léger).

Léger n’a jamais changé d’avis sur l’importance de l’art dans le vie de l’homme et de son travail est toujours autant l’expression de sa personnalité que le service du spectateur : il veut le réjouir si son oeuvre doit-être placée dans un lieu de fête, exalter sa force et son esprit si elle doit figurer dans un lieu de travail note Pierre Descargues dans la monographie qu’il écrit avant la mort du maître. (Pierre Descargues, Fernand Léger, éditions cercle d’art, Paris, 1955)

Oeuvre visible de la voie publique (rue Ernest-Renan)

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IMMEUBLE DU SIEGE SOCIAL DE L’INSEE
La forêt pétrifiée (1978)

Le projet initial de construction du nouvel immeuble de l’Insee des architectes Serge Lana et Denis Honegger à l’entrée de ville de Malakoff sur les anciens terrains maraichers et de l’ancienne zone des fortifications, comprenait un hôtel de forme cylindrique qui finalement n’a pas été construit. Le mur pignon constituait alors une anomalie. C’est pourquoi, dans le cadre du 1% artistique, une oeuvre d’art en marbre blanc formant des sculptures en relief sur 156m2 et intitulée "la fontaine pétrifiée" a été créée par le sculpteur M. Horn (1978).

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Le projet initial de construction du nouvel immeuble de l’Insee des architectes Serge Lana et Denis Honegger à l’entrée de ville de Malakoff sur les anciens terrains maraichers et de l’ancienne zone des fortifications, comprenait un hôtel de forme cylindrique qui finalement n’a pas été construit. Le mur pignon constituait alors une anomalie. C’est pourquoi, dans le cadre du 1% artistique, une oeuvre d’art en marbre blanc formant des sculptures en relief sur 156m2 et intitulée "la fontaine pétrifiée" a été créée par le sculpteur M. Horn (1978).

Les trois statues dans les bassins ont été crées à Carrare, Italie, au cours de l’automne et l’hiver 1977, puis transportées par camion et mises en place début avril 1978

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IMMEUBLE HLM RUE DE LA TOUR
Hommage aux Chibanis (2016)

On ne peut pas la rater du regard, même du périphérique intérieur entre la Porte de Chatillon et la Porte de Vanves, la fresque du Chibanis couvre sur plus de 60m2 tout le pignon d’un immeuble de l’OPHLM rue de la Tour à Malakoff. Un impact visuel fort.

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On ne peut pas la rater du regard, même du périphérique intérieur entre la Porte de Chatillon et la Porte de Vanves, la fresque du Chibanis couvre sur plus de 60m2 tout le pignon d’un immeuble de l’OPHLM rue de la Tour à Malakoff. Un impact visuel fort.

Dans la continuité des nombreuses oeuvres monumentales réalisées au fil des ans à travers la ville de Malakoff, Vince a reproduit en très grand le portrait de Mohand Dendoune du photographe Jérôme Bonnet. La photo a reçu le 3ème prix du World press Photo en 2010. Sensible à l’humain, Vince trouve sa source d’inspiration d’après les gens qu’il rencontre, la banalité de la vie quotidienne où le personnage tient toujours la vedette. Avec le portrait de Mohand Dendoune, Algérien venu travailler en France à l’âge de 22 ans en 1950, Vince met ainsi en lumière la trame de multiples histoires de ces hommes déracinés, retraités et isolés pour la plupart, qui se battent toujours pour leurs droits et la reconnaissance.

Un portait symbole

L’image est forte et colorée. L’expression du personnage marquante ; un homme d’origine maghrébine, les yeux fermés, ajustant sa cravate. A côté de lui en plus petit et sur un fond bleu un homme d’origine subsaharienne, un casque de chantier sur la tête, l’un des ouvriers qui a participé à la réalisation technique de la fresque. Au-dessus d’eux le mot Chibani inscrit en grosses lettres blanches, une sorte de dédicace.

Vince dont le studio est désormais installé au Québec a eu carte blanche de la Mairie de Malakoff et de l’OPHLM pour la réalisation de la fresque. Le projet a bénéficié du soutien financier du Ministère de la Culture et de la communication, la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France et la société Citéos. 

Inaugurée le 17 octobre 2016 la fresque restera un bel exemple du streetart qui a déferlé sur la ville de Malakoff durant plusieurs mois (mai-octobre 2016).

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