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PATRIMOINE CULTUREL
Le bestiaire d’Antoine Rohal redécouvert à l’exposition "Trésors de banlieues"
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L’exposition « Trésors de banlieues » qui vient de s’achever à Gennevilliers à remis en lumière un artiste un peu oublié, Antoine Rohal. Pourtant, une dizaine de ses oeuvres en métal sont visibles en permanence dans le patio de l’Hôtel de Ville de Malakoff.

Dans l’exposition "Trésors de banlieues" qui a attiré 22 000 visiteurs en deux mois seulement, des habitants de Malakoff ont été surpris de découvrir quatre oeuvres du patrimoine de leur ville prêtées pour l’occasion, notamment la « Sirène » du sculpteur Antoine Rohal.

La sirène, bien posée sur son socle en plein milieu de l’exposition était incontournable. Elle a particulièrement intriguée car il s’agit d’une oeuvre originale en métal soudée au chalumeau, une technique patiemment mis au point par l’artiste dans les années 1960.

La sirène a élu domicile parmi les bambous dans le patio de l’Hôtel de Ville de Malakoff en juillet 2000 au milieu d’un fantastique bestiaire en métal composé d’un coq, de chouettes, de faucons, de crapauds, et d’un faisan flamboyant.

Antoine Rohal à Malakoff, un artiste à rédécouvrir

Les oeuvres d’Antoine Rohal sont aujourd’hui traquées par les connaisseurs dans les ventes publiques et notamment les amoureux du bestiaire de métal. Sur la vie de l’artiste peu de renseignements. Né à Temersav en Hongrie en 1905, il est mort à Paris en 1978. Il étudia à Dresde où il obtint un premier prix de sculpture. Il s’installe à Paris où il devient l’élève d’Antoine Bourdelle précurseurs de la sculpture monumentale du 20ème siècle.

Après la déclaration de guerre il s’enrôle dans l’armée française et bien que non appelé fut un des premiers à entrer dans la Résistance jusqu’à la libération. Dès la fin de la guerre, il se remet à la sculpture et cherche à exprimer ce qu’il a vécu durant l’occupation Il fait alors plusieurs monuments commémoratifs de la guerre de 1939-1945 dont celui des fusillés de Châteaubriant dont il dira « qu’il y a tellement à faire pour les vivants » afin qu’ils se souviennent des martyrs de la liberté.

En 1953 il obtient la nationalité française. Pendant des années, il travaille dans son atelier parisien de la cité Falguière, près de Montparnasse. Il assume durant plusieurs années la charge de secrétaire national de l’Association des sculpteurs statuaires. Puis il abandonne la pierre pour ne plus travailler que le métal soudé dont les arêtes vives lui permettent de concilier un certain classicisme du sujet avec toutefois une conception personnelle et moderne.

Son ami et sculpteur lui aussi André Del Debbio, parle de lui comme un homme de coeur, sincère et intègre ; « Antoine Rohal a toujours su utiliser la tradition, alliée à la force, que lui offraient les matériaux et l’esprit de son époque. Il savait regarder, transposer et son esprit de synthèse lui permettait d’aller plus loin dans sa recherche inlassable. Il avait l’oeil critique et remettait sans cesse son art en question. Son côté perfectionniste lui permit de se renouveler sans cesse et de réaliser un ensemble d’oeuvres jeunes et riches... »

Une petite visite du patio de l’Hôtel de Ville fait entrer dans un lieu à l’atmosphère unique à Malakoff avec des oeuvres d’une grande force expressive.

Voir le diaporama sur le bestaire de l’Hôtel de Ville

 




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