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ELECTIONS MUNICIPALES
1883-2020, 13 Maires aux parcours divers pour Malakoff
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Jacqueline Belhomme qui vient d’être réélue Maire de Malakoff le samedi 23 mai 2020 est la 13ème personnalité à occuper ce poste depuis la création de la ville en 1883. D’Eugène Féburier (1884-1885) à Jacqueline Belhomme (2015-2026) la ville a été dirigée depuis 137 ans par des élu-es aux parcours bien divers. Malakoff-patrimoine.fr a rassemblé quelques informations sur les itinéraires de ces femmes et de ces hommes.

 

 

 

 

2015-2026 : Jacqueline Belhomme

Après un bac littéraire et des études d’Arts du spectacle à Paris X Nanterre, Jacqueline Belhomme entre à l’IUFM d’Antony et s’engage activement, en même temps, dans le syndicalisme enseignant. Déléguée du personnel, Secrétaire nationale puis départementale, du syndicat dans le premier degré, elle enseigne successivement à Courbevoie, Gennevilliers et Vanves. Elle fut élue aux élections municipales de 2008.

Profession : enseignante référente Bassin Sud

Age à l’élection du 1er mandat de Maire : 50 ans

Lieu de naissance  : Equeurdreville Hainneville (Manche), le 10 mai 1965

Courant politique : Parti Communiste Français

Mandats municipaux : 

2008-2014 : Maire adjointe à la jeunesse et à l’enfance

2014-2015 : Maire adjointe à la jeunesse et à l’action sociale

2015 : élue maire de Malakoff, le 16 juin 

Engagements : 

1993 : adhésion au Parti Communiste Français (PCF)

1993-2007 : Déléguée du Personnel (SNUipp-FSU)

1996-2000 : Secrétaire Nationale au SNUipp-FSU

2000-2003 : Secrétaire Départementale du SNUipp-FSU des Hauts de Seine

2005-2011 : Membre du Comité départemental du Parti Communiste Français

2005-2015 : Membre de l’Exécutif local du Parti Communiste Français

Pour le passage de relais à Jacqueline Belhomme élue en 2015, Catherine Margaté déclarait : « Jacqueline Belhomme est une actrice déterminée de l’action municipale. Engagée, femme de conviction, disponible, Jacqueline Belhomme est aussi une femme de rassemblement et de dialogue. Je suis certaine qu’elle animera avec dynamisme et compétence l’équipe municipale qui continuera à travailler avec toute son énergie à la réalisation du programme concerté et partagé sur lequel nous avons été élus... »

1996-2015 : Catherine Margaté

Profession : animatrice de 1965 à 1970 à Chatillon

Age à l’élection du 1er mandat de Maire : 50 ans 

Lieu de naissance : Toulouse, 29 mai 1946

Courant politique : Parti Communiste Français

Mandats municipaux :

1971-1977 :
Première adjointe au Maire de Châtillon (92)

1989-1996 : Conseillère Municipale de Malakoff,

1993 : élue Première Maire Adjointe de Malakoff et au Bureau National de l’Association des Elus Communistes et Apparentés

1996 : élue Maire de Malakoff, réélue en 2008, réélue en 2014. Démissionne de son mandat de Maire en juin 2015 pour raison de santé.

2015 : Conseillère Municipale, Maire honoraire de Malakoff

Engagements :

1968-1971 : dirigeante départementale de la Jeunesse Communiste

1977-1983 : Responsable à la Fédération du PCF des Hauts-de-Seine des activités en direction des femmes puis au Comité Central du Parti Communiste Français,

1979-2003 : Elue au Comité Central du PCF

1986-1994 : Conseillère Régionale d’Ile-de-France, membre de la commission de l’Emploi et des Affaires Scolaires

1996 : Membre du Conseil National des Elus Communistes et Apparentés (ANECR) et Présidente de l’Association Départementale des Elus Communistes et Apparentés (ADECR).

2011 : Présidente de la Communauté d’Agglomération Sud de Seine, puis Vice-Présidente (mandat conservé en 2015).

Distinctions :
1998 : Chevalier de la Légion d’Honneur remise par Madame Marie-George Buffet, Ministre de la Jeunesse et des Sports, le 8 juin

Dans son annonce de renonciation en cours de son mandat de Maire pour cause de santé, Catherine Margaté déclarait : « J’ai été fière et très heureuse d’être la Maire de Malakoff. Pendant 19 ans, j’ai poursuivi avec enthousiasme et détermination le développement de notre ville. Malakoff a progressé, s’est modernisée, embellie. Fière de ses valeurs, exigeante pour son devenir, notre ville a su préserver ce qui fait son identité, ses valeurs. La richesse des rencontres, des débats, m’a beaucoup apporté au quotidien... »

1965-1996 : Léo Figuères

Profession : ouvrier typographe

Age à l’élection : 47 ans

Lieu de naissance : 27 mars 1918 à Perpignan ( Pyrénées-Orientales)

Courant politique : Parti Communiste Français

Mandats municipaux : 

1965 : élu maire de Malakoff,

Engagements :
1932 : adhésion aux Jeunesses Communistes,

1934 : responsable départemental des Jeunesses communistes,

1935 : adhésion au Parti Communiste,

1936 : responsable national des Jeunesses communistes,

1937 : fondateur de l’Union de la Jeunesse Agricole de France (UJAF), participe aux activités de la Résistance en Corse dès 1940, dirige depuis Lyon entre mai 1941 et septembre 1944 l’ensemble de l’Organisation des Jeunesses communistes clandestines pour la zone sud de la France,

1945-1976 : membre du Comité Central du Parti Communiste Français,

1946 : secrétaire général de l’Union de la Jeunesse Républicaine de France (UJRF),

1945 et 1946 : élu aux deux Assemblées Constituantes comme Député des Pyrénées Orientales

1959-1993 : élu Conseiller Général de la Seine puis des Hauts-de-Seine.

Distinctions :
Médaille de la Résistance, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance, 1983 Chevallier de la Légion d’Honneur, 1985 Chevallier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

Voir la biographie détaillée sur le site de l’Assemblée Nationale

1945-1964 : Léon Salagnac

Profession : Charpentier à 13 ans

Age à l’élection : 51 ans

Lieu de naissance : 6 mars 1894 à Treignac (Corrèze)

Courant politique : Parti Communiste Français

Mandats municipaux :

12 mai 1935 : élu Conseiller Municipal, 12 mars

1938 : devient Premier Adjoint,

1944 : élu Maire de Malakoff ( puis en 1947, 1948, 1953, 1959),

Engagements :
1942 rejoint la Résistance. 1944 il est désigné à la tête du
Comité de Libération de Malakoff. 1945 élu conseiller général.
Novembre 1962 est élu Député jusqu’à son décès le 11 décembre
1964

Divers : Placé en détention surveillée en décembre 1939 il est déchu de son mandat le 29 février 1940. Libéré en août 1940. Arrêté le 25 janvier 1941 par les autorités de Vichy et placé à la prison de la Santé puis transféré et interné à Aincourt le 21 avril 1941, puis à Rouillé le 6 septembre 1941. Il s’évade le 3 mars 1942 et rejoint la Résistance.

Voir la biographie détaillée sur le site de l’Assemblée Nationale

1939-1944 : Conseil Municipal dissout, remplacé par une délégation spéciale

Le Conseil Municipal et le Maire Léon Salagnac sont remplacés le 5 octobre par une délégation spéciale mise en place par le gouvernement de Pétain. C’est Georges Guillet, sous-directeur honoraire de la préfecture de la Seine qui assurera la gestion des affaires de Malakoff jusqu’en 1944. Il fut un collaborateur zélé auprès du gouvernement de Vichy et la kommandantur.

1925-1939 : Léon Piginnier

Profession : ouvrier lithographe

Age à l’élection : 41 ans

Lieu de naissance : 1884 à Paris

Courant politique : Parti Communiste, Section française de l’International Communiste (SFIC).

Mandats municipaux :

1925 : Conseiller Municipal, élu Maire à l’unanimité, 1929 réélection

Distinctions :
blessé et mutilé pendant la Première Guerre Mondiale, il est
décoré de la Croix de Guerre

Engagements :
1919, adhésion à la Section Socialiste de Vanves et fonde la Section de l’Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC). 1921 fonde rue Danicourt à Malakoff la coopérative La Typo-Litho. 1937 les maires de la Seine l’élisent Président de l’Union Amicale des Maires de la Seine. 1935 élu conseiller général du canton de Vanves Malakoff au premier tour.

Mai 1936 élu Député de la 9ème circonscription de la Seine. En raison de la situation faite aux membres de son parti après la signature du pacte germano-soviétique, il démissionne de son mandat de Député
le 30 novembre 1939.

Divers : août 1942 il est libéré d’un camp d’internement en Allemagne au titre de mutilé de guerre. Il revient à Malakoff où il s’investit notamment dans les restaurants communautaires. 23 août 1944 il est tué par des milices patriotiques dans des circonstances non élucidées.

Voir la biographie détaillée sur le site de l’Assemblée Nationale

1912-1925 : Edouard Fourquemin

Profession : Fonctionnaire de l’Administration Centrale des Postes et Télégraphes (1886-1919)

Age à l’élection : 43 ans

Lieu de naissance : 1869 Paris (2ème)

Courant politique : Radical-Socialiste

Mandats municipaux :

1904 : Conseiller Municipal,

1906 à 1912 Adjoint, 

17 mai 1912 : élu Maire de Malakoff jusqu’en 1925, une durée très rare depuis 1860 pour le poste.

Pour assoir son assise politique sur le Canton de Vanves, il s’allie avec les partis sensibles aux reflexes de défense de la République jugée en danger face au péril rouge. Durant son mandat de Maire Edouard Fourquemin cumule les charges municipales avec la présidence du bureau de bienfaisance, de la caisse des écoles, de la société municipale de secours mutuels. Il est aussi administrateur de la Caisse d’épargne et de prévoyance de Paris. Il doit faire face durant la Première Guerre Mondiale a de nombreuses difficultés économiques rencontrées par la ville et par la population de Malakoff dans la vie quotidienne, les centaines de morts au front (environ 1100 au total), les centaines de soldats prisonniers. Il soutiendra activement l’hôpital militaire installé dans l’Ecole privé Notre-Dame. Sa femme Marie-Cécile, dame patronnesse très active notamment dans la future Croix-Rouge Française, contribue à renforcer la notoriété de son époux.

Dès l’armistice la question du logement populaire le préocupe. Avec deux de ses Adjoints, Charles Michelin et Charles Buzelin, profitant des lois sur les habitations à bon marché seront réalisées les premières opérations d’habitation à bon marché privées de Malakoff (rue François Coppée). 

Conseiller Général du Département de la Seine de 1919 à 1935 sous l’étiquette Républicain Démocrate. Il participe à la commission des fortifications et du plan d’extension de Paris. Il défendra âprement les intérêts des communes limitrophes de Paris.En juillet 1923, il rejoint les partisans de la nouvelle discipline de l’aménagement urbain. Président de l’Association des propriétaires de Vanves et Malakoff depuis sa fondation en 1909, il n’aura de cesse d’oeuvrer en faveur des petits et moyens propriétaires du Canton, acteurs potentiels, selon lui, d’un aménagement urbain concerté avec les administrations publiques.

Distinctions :
1911 : Officier de l’Instruction Publique, 1921 Chevalier de la Légion d’honneur, 1921 médaille d’argent de la Prévoyance Sociale et médaille d’or des Assurances Sociales, 1924 médaille d’argent de la Mutualité

1905-1912 : Pierre Simon

Profession : horticulteur, rue Hoche

Age à l’élection : 69 ans

Lieu de naissance : Paris

Courant politique  : Radical-socialiste

Mandats municipaux :

1896 : Conseiller Municipal, devenu 1er Adjoint.Il fut délégué en 1898 au Congrès des Conseillers Municipaux Socialistes de France à Fumay (Ardennes)

1905 : élu Maire à la suite de la démission d’Adolphe Delanoix. La période est très difficile au sein de la municipalité à cause de luttes internes qui n’en finissent pas. Pour en terminer avec l’instabilité municipale, Socialistes et Radicaux démissionnent collectivement en septembre 1906. Les socialistes perdent les élections. Pierre Simon reprend en main le Conseil Municipal et choisit comme Adjoint Edouard Fourquemin à un moment ou le Radicalisme joue un rôle majeur dans la vie politique nationale.

1900-1905 : Adolphe Delanoix

Profession : loueur de voiture de grande remise (voiture à chevaux de luxe)

Age à l’élection : 61 ans

Lieu de naissance : Merville (Seine et Oise)

Courant politique : Radical-Socialiste

Mandats municipaux :

1892 : élu Conseiller Municipal sans interruption

1900 : élu Maire. Il doit démissionner en juin 1905 victime d’une crise municipale conduite par la minorité Socialiste (12 conseillers sur 27 élus en mai 1904).

1899-1900 : Auguste Grave

Profession : architecte, on lui doit notamment l’immeuble du 50 avenue Gabriel Péri (1906)

Age à l’élection :

Lieu de naissance :

Courant politique : Socialiste

Mandats municipaux :

1896 : élu Conseiller Municipal,

1899 : élu Maire, en mai. Il succède à Jules Trousset dans une atmosphère difficile. Il ne réussit pas à ramener le calme et la sérénité. Il choisit comme 1er Adjoint Charles Siméon qui fut délégué en 1898 au Congrès des Conseillers Municipaux Socialistes de France à Fumay. Il reste Maire un an.

1900 : lors des Elections Municipales en mai, il passe dans l’opposition et reste élu Conseiller Municipal jusqu’en 1906.

1896-1899 : Jules Trousset

Profession : encyclopédiste, historien et géographe

Age à l’élection : 54 ans

Lieu de naissance : né le 28 août 1842 à Angoulême

Courant politique : Union Républicaine et Socialiste

Mandats municipaux :

1896 : élu Maire à la tête d’une liste d’Union Républicaine et Socialiste dans laquelle figure un ancien communard et Socialiste Arthur Pieron (voir sa bio dans Le Maîtron) qui habitait rue de la Tour à Malakoff depuis 1891. 

1897 : Jules Trousset présente la ville de Malakoff à Dijon au Congrès des Conseillers Municipaux Socialistes de France. De nature autoritaire selon ses adversaires et colistiers, il se fait remarquer par ses positions municipales affranchies des "reglements administratifs".

1899 :  mis en minorité au sein du Conseil Municipal en juillet il doit démissionner après avoir suscité une crise en mettant à l’ordre du jour du Conseil Municipal "Mesures à prendre contre tout Conseiller Municipal qui se présentera en état d’ivresse aux séances".

Jules Trousset qui fut le quatrième Maire de Malakoff est plus connu pour ses activités professionnelles. Ancien professeur et directeur de publication, auteur d’ouvrages de vulgarisation, « Le nouveau dictionnaire encyclopédique universel illustré » surnommé à l’époque « Le Trousset » fut le plus célèbre. Par ailleurs homme très engagé politiquement, il fonda l’hebdomadaire du dimanche « Le Réveil Républicain », l’organe des Comités Républicains du Canton de Sceaux.

1886-1896 : Pierre Gilbert

Profession : ouvrier ajusteur

Lieu de naissance : 

Courant politique : Républicain à l’assise sociale reconnue

Mandats municipaux :

1884 : élu deuxième Adjoint de la première municipalité de Malakoff

Engagements :
blessé aux barricades de 1848 à Paris lors de la troisième Révolution

1885- 1886 : Victor Leconte 
(recherches en cours)

1884-1885 : Eugène Féburier

En application de la nouvelle Loi Municipale votée en 1882, les Conseils Municipaux élus en mai 1884 désignent eux-mêmes pour la première fois en France le Maire de la commune choisi par les Conseillers et élu à la majorité des voix des membres du Conseil. Selon la procédure, la première réunion du nouveau Conseil Municipal de la nouvelle commune de Malakoff, séparée de Vanves, élit en son sein le maire à la majorité absolue des suffrages, à la majorité relative à partir du 3ème tour.

Le Conseil confirme le choix d’Eugène Féburier ayant quitté la tête de la commune de Vanves en 1883 dont il avait été le Maire à partir de 1881. Eugène Féburier habitait depuis plusieurs années le nouveau quartier de Malakoff qui faisait partie de la commune de Vanves.

Eugène Féburier, dessinateur lithographe aurait pu appartenir au monde des ouvriers d’art, bien que le classement de cette profession à cette époque soit difficile. C’est pourquoi des zones d’ombres existaient sur sa profession. En effet, un travail pouvait être exercé de manière indépendante pour le compte de nombreux imprimeurs présents sur le territoire de Montrouge et Malakoff. Dans sa thèse, Juliette Aubrun (2004) qui a fait le regroupement avec différentes données montre que le premier maire de Malakoff était en fait un artiste et, suivant en cela la nomenclature de l’époque, il a été classé dans les professions intellectuelles. Dans le Didot Bottin Amédée Féburier apparaît avec la profession d’artiste, ce qui semble confirmer les professions proches des milieux artistiques exercées par son épouse, graveuse de musique et de ses filles, professeures de dessins et de chant.

Atteint de paralysie il démissionne en 1885.

Age à l’élection : 50 ans

Lieu de naissance : 18 décembre 1834

Courant politique : Républicain

Mandats municipaux :

1880 à 1884 : élu maire de Vanves, 20 janvier

1884 : élu sur la liste Républicaine Démocratique Maire de la
nouvelle commune de Malakoff. 











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