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PROMENADE TETE EN L’AIR
Parcours architectural de l’Art nouveau aux années trente
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Ne croyez pas qu’il n’y a rien à voir à Malakoff. Voici un itinéraire inédit pour découvrir différents styles architecturaux : des bâtiments publics des années trente aux décorations de formes géométriques, usage de la brique et pierre alternées, décorations Art-Déco et Art-Déco simplifié. maisons de ville aux consoles florales et ferronneries de balcon Art-Déco, immeubles de rapport pour gens modestes de style « Beaux-Arts » ou de style « Transition », pavillons Art-Déco et Art-Nouveau aux décors soignés de mosaïques et de céramiques, immeubles décorés de ferronneries Art-Nouveau ou Néo rococo et fronton monumental. A vous de voir !

Rendez-vous : Place du 11 novembre 1918, devant l’hôtel de ville
 
traverser la rue Béranger
Entrée de l’école Jean Jaurès :
Premier d’un ensemble de bâtiments voulus par la nouvelle municipalité communiste et socialiste élue en 1925, pour moderniser la ville et la doter des équipements publics de qualité, indispensables dans une ville en plein développement. L’école est inaugurée en 1931. Architecte Armand Guérard, architecte municipal. Formes géométriques simples, usage de brique et pierre alternée et langage décoratif typiques du style Art- Déco. Le fronton porte inscription avec police de caractères « moderne » et blason de la ville également modernisé + guirlande de fruits, motif caractéristique de l’Art-Déco. Sur les cotés, en bordure de toit, frises de fausses métopes et triglyphes, motif de l’architecture classique (origine Grèce antique) mais modernisé.
 
→ avenue du président Wilson. A droite, un autre bâtiment officiel des années Trente : ancienne Bibliothèque et Justice de paix (puis Trésorerie). Architecte : Armand Guérard. Sans doute plus tardif, le bâtiment est plus sobre dans son décor comme dans sa forme : style années Trente (Art-Déco simplifié). Remarquer la porte de fer forgé, les piliers séparant les fenêtres, traités en colonnes antiques, et, en partie supérieure, le joli motif décoratif formé par les briques et le beau blason de mosaïque.
 
A coté, à l’angle de la place du 14 juillet, l’ancienne poste. Architecte : Armand Guérard. Style Art-Déco volontairement plus chargé : fronton à multiples décrochements, blason et symbole R.F (République Française) en relief, guirlandes, faux pilastres.
 
→ place du 14 juillet. Crée à la même époque, dans le cadre de la même opération d’urbanisme. Le monument aux morts est de 1955. Sculpteurs : Joachim frères. A gauche (Société Forclum), au n°8-10, belle maison de ville avec remarquables consoles florales et ferronneries de balcon Art-Déco.
 
 
En face, le grand immeuble est le deuxième HBM construit à Malakoff. On y a d’abord logé des « Zoniers », après la destruction des Fortifications de Paris, puis des petits fonctionnaires de l’Etat. Logement social de qualité, presque de « standing ». Très remarquable réalisation années Trente, monumentale : bow-windows sur plusieurs étages, derniers étages en retrait avec terrasses, haut fronton central, grilles et portes très géométriques. La porte cochère reprend une vieille tradition mais elle est moderne car conçue pour des voitures. La cour est encore plus spectaculaire avec une vraie recherche de rythme dans les motifs de brique et les aérations.
 
→ avenue Gabriel Péri à droite. Le n°52, très simple, est un immeuble de rapport pour gens modestes, type de construction que l’on retrouve pendant tout le XIXe siècle et au début du XXe. Difficile à dater. A coté, au n°54, immeuble daté de 1904, de style « Beaux-Arts », du nom de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Les architectes issus de ses bancs ont popularisé en Europe et jusqu’aux USA, un style éclectique volontiers pompeux et monumental, hérité du XIXe siècle. Il est contemporain de l’Art-Nouveau et plus prisé par la bourgeoisie.
 
→ avenue Jules Ferry à droite. Le stade Lénine date de 1938. Il a été refait mais ses vestiaires-douches ont conservé leurs céramiques blanches d’époque. En face, l’école primaire ? a été construite dans les années Trente. Son entrée monumentale avec auvent de béton armé et ses deux tours d’escaliers (refaites) sont typiques de l’époque. Recherche de fonctionnalité. Remarquer le très sobre portail métallique, avec le nom de l’école en police de caractères très simples, les grilles en béton bouchardé et les reliefs animaliers des sculpteurs .
 
Faire ½ tour → avenue Gabriel Péri. Au débouché en face, angle de la rue Paul Bert, bel immeuble de style « transition » : il n’est plus Art-Nouveau, a les formes de l’Art Déco mais pas encore sa décoration (années 1910). Travail soigné avec bow-windows et colombages en partie supérieure.
 
 → traverser l’avenue → rue Paul Bert → rue Jean-Jacques Rousseau à gauche. Au n°5, balcons Art-Déco à motifs de corbeilles de fruits. → continuer la rue à droite → avenue Maurice Thorez à gauche → square M. Thorez à gauche → impasse Ressort à droite. Remarquer à gauche un pavillon Art-Déco avec jolies grilles de balcons avec rare motif de soleil levant.
 
→ rue Guy Môquet à gauche. Du coté droit, immeuble « Transition » avec belles portes. → rue Augustin Dumont à gauche. Au débouché sur la rue, remarquer l’immeuble en face, très sobre, décoré de ferronneries Art-Nouveau. Nombreux sont les immeubles alors qui, sans être de style Art-Nouveau, en adoptent tel ou tel élément décoratif, souvent les ferronneries, fabriquées industriellement et vendues par catalogue.
→ rue Caron à droite. Au n°5, jolie maison Art-Déco de l’architecte Perière qui a construit plusieurs maisons à Malakoff.
Plus loin à droite, bel immeuble Beaux-Arts de l’architecte Balnéfrésolle-fils. C’est le seul immeuble en pierre de taille de Malakoff. Remarquer sa riche décoration : bossages vermiculés, écussons, rosaces, consoles, motifs en relief…
 
→ avenue Gabriel Péri à droite. En face, autre immeuble Beaux-Arts avec ferronneries néo-rococo et fronton monumental. Au n°114, atelier avec carreaux de céramique à inscriptions publicitaires. Au n°122, belle porte Art-Déco à motif de feuilles de laurier.
 
→ traverser la place du 8 mai 1945 → continuer sur l’avenue Gabriel Péri. A l’angle de la rue Alfred de Musset, à droite, immeuble Art-Déco avec tout le répertoire : frise, guirlandes, ferronneries, porte de fer.
Au n°149, immeuble-atelier d’un très sobre style Art-Déco.
A l’angle de l’avenue du maréchal Leclerc, magnifique immeuble Art-Déco
 
→ traverser → avenue du maréchal Leclerc. De suite à droite, on remarque l’impasse du Petit-Vanves, la plus vieille voie de Malakoff, dont le nom rappelle l’ancien nom de notre commune. Les ateliers de bois et tôle remontent au XIXe siècle mais existaient sans doute avant.
 
Plus loin, l’Usine Clacquesin → rue Perrot à gauche. La Fonderie d’art Godard vient de fermer ses portes. L’atelier à verrière et fermes métalliques du XIXe siècle existe toujours. Au n°21, remarquer le décrottoir. Au n°31, belle maison Art-Nouveau, la seule de Malakoff ( ?)
 
→ rue du docteur Ménard à gauche → rue Gambetta à droite. C’est ici qu’en 1917 est tombé un obus de la Grosse Bertha.
 
→ rue Chauvelot à gauche. Elle porte le nom du promoteur à l’origine de Malakoff. Au n°31, ferronnerie Art-Déco ; au n°35, encore un décrottoir ;
Au n°39, en fond de jardin, belle maison de style balnéaire. Elle fut édifiée à la fin du XIXe siècle pour un riche marchand des Halles de Paris qui, pour faire plaisir à sa femme trop malade pour revenir dans sa Normandie natale, lui a fait construire cette maison, réduction au 1/7e d’un manoir normand.
Au n°55bis, immeuble Art-Déco de l’architecte Brugniot, avec bel imposte à motif de fougères.
 
→ avenue Pierre Larousse à droite. En face, le centre municipal de Santé Maurice Ténine. C’est un des rares bâtiments inaugurés en France pendant l’Occupation. Conçu dans les années Trente, terminé en 1943, il avait été pensé comme dispensaire, usage qui sera le sien dès la Libération, en 1944.
Agrandi et restauré à plusieurs reprises – la dernière tout récemment – c’est le bâtiment officiel de cette époque le plus réussi à Malakoff : fonctionnalité et rationalité, lumière et hygiène, vont de pair avec une vraie recherche esthétique dans les volumes architecturaux et dans le décor, très soigné avec ses mosaïques de fragments de céramique utilisés tant en carrelage qu’en revêtement mural.
Dans la même rue, au n°67, bel immeuble Art-Déco. Aux n°56 et 54, deux autres immeubles remarquables, le premier Art-Déco, le second Art-Nouveau.
 
→ avenue Jean Jaurès à gauche. Du coté gauche, au n°5, un des plus beaux immeubles de la ville, avec décoration de carreaux de céramique à motif de libellules et ferronneries Art-Nouveau. Aux n°10 et suivants se trouvait le grand cinéma des années Trente, détruit dans les années 1970.
 
→ place du 11 novembre 1918.
 
 
 
Fin de la promenade

 

 


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