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UNE EPOQUE
Foujita, le japonais qui a peint Malakoff (1917)
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Quelques années avant de devenir une figure majeure du Montparnasse artistique, Tsuguhara Foujita (1886-1968) réalise de nombreux paysages de la banlieue proche de Paris. Deux de ces tableaux, des huiles sur toile, mettent en scène Malakoff : "Paysage de Malakoff" et "la Porte de Vanves" Il a fait l’objet d’une exposition au Musée Maillol à Paris en 2018. Le tableau "Paysage de Malakoff" y a été exceptionnellement présenté.

L’artiste japonais naturalisé Français, le plus oriental des peintres de Montparnasse, n’a pas eu besoin d’aller se promener bien loin pour peindre deux belles oeuvres dans la banlieue proche au sud de la capitale : Paysage de Malakoff, huile sur toile peinte en 1917, conservé dans une collection privée (Bâle). Le tableau représente le passage de la ligne de chemin de fer Paris-Versailles avec l’ancien Pont de la Vallée (actuellement emplacement de l’hôtel B&B).

"Paysage de Malakoff (1917)

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La Porte de Vanves (1918)

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Street in Parisréalisé en 1918, visible au Musée National d’Art Moderne de Tokyo montre la Porte de Vanves, alors territoire de Malakoff jusqu’en 1925.

Une aquarelle restitue également la Porte de Chatillon, l’un des accès des fortifications de Paris.

Une synthèse de deux cultures

Le peintre franco-japonais qui exprime la mélancolie de l’époque à travers toute une gamme de gris a connu un destin unique, celui d’un artiste évoluant entre deux cultures. « De ses prémices au Japon, en passant par son ascension et la révélation de son oeuvre, son parcours le mènera jusqu’à la création de ce personnage si singulier dans le contexte parisien des années folles. Ses thèmes récurrents femmes, chats, natures mortes, enfants et autoportraits sont spécifiques du foisonnement de sa production artistique. Foujita traverse les grands courants modernistes sans dévier de son schéma de recherche, respectueux de ses racines japonaises et du classicisme des grands maîtres occidentaux.

Ses oeuvres en appellent d’autres, celles de ses voisins d’atelier, ses amis, admirateurs et inspirateurs, pour un dialogue enrichissant permettant de mesurer l’originalité et la complémentarité des artistes regroupés sous l’appellation « École de Paris ».

C’est à Montparnasse et plus précisément rue Delambre, qu’il avait son atelier. Curieux et sociable, il s’était lié rapidement d’amitié avec Picasso, Braque, Apollinaire, Modigliani.... Marqué par l’oeuvre du douanier Rousseau, employé de l’octroi de la Porte de Vanves, Foujita cherche lui aussi à peindre ce qu’il ressent : « Il faut voir avec sa tête et traduire la nature, après l’avoir comprise, sur la toile » affirme-t-il.

Foujita, dans les années 1920 atteint une grande renommée en tant que peintre de belles femmes et de chats. Il a laissé sur Malakoff deux oeuvres originales, malheureusement rarement visible pour le public.


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