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MALAKOFF PATRIMOINE
SOMMAIRE :
Le bâti

Un territoire


Les activités


Le sacré


BORDURES DE TOITS
Les lambrequins

On ne s’attend pas à trouver à Malakoff ces éléments d’architecture en bois fixés en bordure de toit. Ils sont en effet l’un des décors caractéristiques du chalet suisse et de l’architecture balnéaire du 19ème siècle. Ces petits éléments découpés à l’identique et juxtaposés côte à côte forment sur le bâtiment où ils sont employés une dentelle décorative. A Malakoff quelques arêtes de toits, de petites constructions et vérandas anciennes portent encore cette dentelle de bois en général peinte en blanc.

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On ne s’attend pas à trouver à Malakoff ces éléments d’architecture en bois fixés en bordure de toit. Ils sont en effet l’un des décors caractéristiques du chalet suisse et de l’architecture balnéaire du 19ème siècle. Ces petits éléments découpés à l’identique et juxtaposés côte à côte forment sur le bâtiment où ils sont employés une dentelle décorative. A Malakoff quelques arêtes de toits, de petites constructions et vérandas anciennes portent encore cette dentelle de bois en général peinte en blanc.

Malakoff possède encore ici et là encore quelques spécimens de cet art mis en valeur dans les expositions universelles de Paris. Le plus significatif se situe sentier du tir non loin du fameux bec de gaz Léon à quelques mètres du lieu où fut dressée la Tour Malakoff par Alexandre Chauvelot. Les dentelures et découpures aux motifs ornementaux qui agrémentent les rives du toit d’une petite maison attirent l’oeil du passant et inscrivent cette petite construction dans une époque que l’on devine révolue.

Apparus en France dans l’architecture urbaine à la fin du 19ème siècle les lambrequins sont des éléments de bois découpés à l’identique et juxtaposés côte à côte. Aujourd’hui, ils sont encore utilisés sur certaines petites constructions et fabriqués en série

Outre sa fonction décorative, de forme droite ou en vague, le lambrequin remplissait une fonction utilitaire en piégeant les eaux de ruissellement s’écoulant du toit en les faisant dégoutter verticalement en avant de la façade lui évitant l’humidité.

Frise en bois très à la mode et largement popularisé lors des expositions universelles de Paris, le lambrequin était fabriqué en fonction de la pente de la toiture pour une esthétique maximale, les découpages parfois ajourés apportant une touche d’originalité sur une façade.

Le lambrequin offrait une singulière décoration aux bordures de toit qu’il décorait à la façon des chalets Suisses, des villas des stations balnéaires de la belle époque ou encore des maisons exotiques des iles de la Réunion notamment.

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Beau et utile à la fois le long d’une rive de toit, le lambrequin donnait l’aspect d’une dentelle de bois parfois très ouvragée comme celle qui se trouve sur la petite maison impasse du tir.

Certains lambrequins représentent des animaux, des symboles, des rinceaux de vigne ou encore des feuilles stylisées, des spirales, des coquillages...C’est toute une époque de construction qui est ainsi repérable ici et là. Il n’en reste à peine une dizaine dans toute la ville de Malakoff caché dans de petits jardins où visibles de la rue notamment impasse du Tir, rue Gabriel Péri, rue Jean Jaurès...

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SECURITE
Les ancres de façade

On les remarque à peine parce qu’elles sont peu nombreuses à figurer sur les façades de certains immeubles centenaires de Malakoff. Les ancres en fer, appliquées directement aux briques, sur la pierre et parfois le ciment, sont une sorte de calligraphie exposée au grand jour. Mais les ancres ont un rôle bien précis dans la construction.
Les ancres, simples ou décoratives sont la partie visible d’un chaînage en fer, une barre noyée horizontalement dans l’épaisseur des murs et des planchers et destinée à neutraliser les poussées divergentes et à solidariser les étages.

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On les remarque à peine parce qu’elles sont peu nombreuses à figurer sur les façades de certains immeubles centenaires de Malakoff. Les ancres en fer, appliquées directement aux briques, sur la pierre et parfois le ciment, sont une sorte de calligraphie exposée au grand jour. Mais les ancres ont un rôle bien précis dans la construction.
Les ancres, simples ou décoratives sont la partie visible d’un chaînage en fer, une barre noyée horizontalement dans l’épaisseur des murs et des planchers et destinée à neutraliser les poussées divergentes et à solidariser les étages.

Cette technique du chaînage terminé par une ancre était déjà mise en oeuvre chez les romains et les grecs pour les imposants monuments en pierre. Ils reliaient les blocs de pierre par de gros goujons en fer, en bronze ou même en bois. Plus proche de nous, le chaînage terminé par une ancre figurait sur certaines cathédrales, églises et bâtiments industriels et commerciaux.

Les spécialistes du bâtiment estiment que les ancres de murs ne sont presque plus utilisées depuis les années 30. Il arrive qu’aujourd’hui encore dans certaines circonstances on fait appel à cette technique, rarement pour son effet décoratif, mais plutôt par nécessité lorsqu’il faut sécuriser un mur par un tirant en fer pour éviter l’écroulement. Dans ce cas il s’agit d’un simple croisillon à plat sur la façade.
 
ANCRES AUX FORMES OUVRAGEES
Les ancres de façade en ville comme en milieu rural ont pris souvent diverses formes ouvragées. A Malakoff, la dizaine d’anciens ancrages recensés principalement dans le secteur nord-centre ville (rues Béranger, Pierre Larousse, Henri Martin, Vincent Moris, René Fassin..) offrent différents styles :
-ancre aux multiples volutes décorée au centre par une fleur à six pétales
-ancre formant deux lettres entrelacées, le L et H
-ancre aux volutes stylisées avec boulon décoratif
-ancre supportant le simple boulon qui termine l’assemblage du chaînage
-ancre corne de bouc avec fleur
-ancre avec volute et fleurs de lys aux extrémités
 
Ces fers d’ancrages donnent aux façades d’immeubles qui les supportent une note attrayante et qui accompagnent fréquemment d’autres effets visuels comme la couleur des briques et des motifs géométriques. Une vraie réussite d’intégration pour un matériau métallique assurant un renfort concret à la solidité des immeubles.

 

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HYGIENE
Les empêche-pipi

Présent dans le bâti urbain du 19ème et du début du 20ème siècle, l’empêche-pipi est un petit élément de maçonnerie qui passe aujourd’hui totalement inaperçu. Il est pourtant encore présent dans certaines de nos rues. Et son rôle est encore moins connu. L’empêche-pipi est une forme conique ou arrondie placée contre un mur formant un angle. Un endroit qui constituait un espace propice pour soulager les besoins naturels des hommes. Dans le vieux Malakoff plusieurs empêche-pipi sont toujours en place.

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Présent dans le bâti urbain du 19ème et du début du 20ème siècle, l’empêche-pipi est un petit élément de maçonnerie qui passe aujourd’hui totalement inaperçu. Il est pourtant encore présent dans certaines de nos rues. Et son rôle est encore moins connu. L’empêche-pipi est une forme conique ou arrondie placée contre un mur formant un angle. Un endroit qui constituait un espace propice pour soulager les besoins naturels des hommes. Dans le vieux Malakoff plusieurs empêche-pipi sont toujours en place.

Les empêche-pipi, étaient des petites constructions insignifiantes, souvent grossières, d’une hauteur maximum de1,50m. On en trouvait dans la plupart des milieux urbains de France et d’Europe.

A une époque où les règles d’hygiène sur la voie publique n’étaient pas encore bien règlementées, les murs, clôtures, recoins formant un angle constituaient un espace discret pour les besoins naturel des hommes.
Pour remédier à cette pratique issue des temps anciens ou il était banal d’uriner contre un mur, un arbre, voir de déféquer dans un recoin en ville, car évidemment cela provoquait de nombreux désagréments visuels, puis olfactifs. Les riverains ayant des habitations formant un angle sur la rue, ont donc érigé des petites constructions maçonnées de forme conique ou arrondie, plaquées aux murs incriminés. On les a appelés, les empêche-pipi.
 
La forme conique avait un rôle dissuasif puisqu’elle favorisait les éclaboussures sur les pieds et le bas du pantalon du producteur, quelle que soit la puissance du jet. Et ce n’est pas pour rien que souvent on l’appelait « l’éclabousseur de chaussettes ».
Cette maçonnerie était généralement faite de matériaux déclassés, briques, gravats, mauvais moellons… Dans certains quartiers bourgeois des grandes villes, elle pouvait être pavée ou en pierres taillées. Parfois il pouvait s’agir d’une grille en métal formant un demi-cercle pour empêcher l’accès du coin.
 
Les quelques empêche-pipi qui ont résisté aux transformations des voies urbaines de Malakoff sont de petites structures sans esthétique particulière couvertes d’un enduit en ciment. Elles donnent l’impression de faire corps avec l’angle. On peut penser lorsque l’on passe à côté qu’il s’agit là d’un ajout logique à la construction formant un angle. Et bien non !
 
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  • Il faut savoir que jusqu’au 18ème siècle, la rue servait de latrine publique et que la population urinait et jetait ses ordures dehors.
  • Fin 19ème, il y eu à Malakoff de nombreuses réclamations de riverains sur la mauvaise hygiène des rues et leur saleté.

 

 

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TRANSPORTS
Les chasse-roues, derniers témoins
de la circulation hippomobile à Malakoff

Le chasse-roue est cette petite pièce métallique ou en pierre placée au pied de chaque côté d’une porte, à l’entrée d’une rue étroite ou sur un passage délicat. Ce petit obstacle autant utilisé en ville comme à la campagne, connu durant toute la période du transport à cheval, avait pour but de protéger le passage des lieux habités du choc des roues des voitures hippomobiles. Malakoff conserve encore dans sa partie la plus ancienne de nombreux chasse-roues qui témoignent de ce temps où les voitures et les charrettes à cheval constituaient les principaux moyens de transports.

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Le chasse-roue est cette petite pièce métallique ou en pierre placée au pied de chaque côté d’une porte, à l’entrée d’une rue étroite ou sur un passage délicat. Ce petit obstacle autant utilisé en ville comme à la campagne, connu durant toute la période du transport à cheval, avait pour but de protéger le passage des lieux habités du choc des roues des voitures hippomobiles. Malakoff conserve encore dans sa partie la plus ancienne de nombreux chasse-roues qui témoignent de ce temps où les voitures et les charrettes à cheval constituaient les principaux moyens de transports.

L’automobile étant quasi inexistante sur les voies publiques de la commune en 1901, des statistiques révèlent qu’il y avait à Malakoff 303 voitures appartenant à 228 propriétaires qui possédaient 401 chevaux pour les tracter. La plupart de ces voitures passaient par des portes cochères, des portails d’ateliers ou d’usines. Elles empruntaient des rues plus ou moins bien entretenues avec le risque que la roue ou son moyeu heurte et dégrade les montants d’une porte ou l’angle d’un mur. Le chasse-roue remettait dans le droit chemin le véhicule non sans secousse évidemment.

 
La conduite des voitures à cheval était parfois délicate pour un cocher malhabile ou avec des chevaux rétifs. Il n’était pas toujours aisé de passer sous un porche avec plusieurs chevaux parfois. Sur les 303 voitures répertoriées à Malakoff au début du 20ème siècle,139 possédaient deux roues attelées par un cheval, 28 voitures à deux roues attelées de deux chevaux. 127 voitures possédaient quatre roues attelées d’un cheval, 8 voitures à quatre roues tirées par deux chevaux et une voiture imposante à quatre roues tirée par trois chevaux.
 
On remarque six types de chasse-roues
toujours en place dans le vieux Malakoff :
 
- arcs métalliques de style Haussmannien formant un motif décoratif
- boules métalliques surtout aux entrées d’ateliers ou d’anciennes usines
- cônes métalliques ou en pierre
- pierres dures fortement inclinées pour rabattre les roues vers l’intérieur
- bornes chasse-roues placées en angle de mur à l’intersection de deux voies
- arceaux formés d’un simple morceau de métal ou de pierre, sans décoration.
 
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PROPRETE
Les décrottoirs révèlent les rues d’autrefois

Accessoire insignifiant devenu aujourd’hui inutile, les décrottoirs ou « gratte-boue », ont quasiment disparu des rues de Malakoff à quelques exceptions toutefois. Cette petite lame de fer horizontale, fixée en saillie près des portes d’entrée des immeubles, avait comme unique mais très utile fonction de permettre aux occupants, livreurs et aux visiteurs de gratter la boue des semelles et ainsi ne pas salir les couloirs et l’intérieur des appartements.

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Accessoire insignifiant devenu aujourd’hui inutile, les décrottoirs ou « gratte-boue », ont quasiment disparu des rues de Malakoff à quelques exceptions toutefois. Cette petite lame de fer horizontale, fixée en saillie près des portes d’entrée des immeubles, avait comme unique mais très utile fonction de permettre aux occupants, livreurs et aux visiteurs de gratter la boue des semelles et ainsi ne pas salir les couloirs et l’intérieur des appartements.

 

Décrotter ses chaussures ou ses sabots, voilà une habitude quotidienne de beaucoup de Malakoffiots il y a cent ans, quand les rues de la ville n’étaient pas encore pavées, bien souvent boueuses à la moindre pluie qui créait alors des flaques de boue grasse et collante sous les semelles. Il était aussi souvent nécessaire d’ôter de ses semelles en bois les petits cailloux qui risquaient de griffer les parquets des habitations. L’anodin décrottoir placé à la porte d’entrée avait donc toute son utilité.
 
Avec le revêtement des voies et la construction de trottoirs, la réfection des façades, l’envahissement de l’automobile, cet accessoire du bâti (en ville comme à la campagne) a été sacrifié, jugé superflu, voire considéré comme dangereux. C’est pourquoi, peu d’exemplaires subsistent sur les immeubles de Malakoff.
 
Une modeste ferraille d’un autre temps
 
Modeste en effet le décrottoir, élément du patrimoine bâti peu valorisé. Le décrottoir est formé d’une lame de fer scellée à ses deux extrémités, en forme de demi-lune (rue Victor Hugo) ou en rectangle (21 rue Perrot) ou mieux encore, inséré dans le mur (rue Chauvelot). Il était à l’origine toujours placé à environ 20 centimètres du sol. Aujourd’hui la remontée des trottoirs les placent désormais très proches du sol (rues Jules Ferry, Belloeuvre, du lavoir...).
Leur usure suffit pour imaginer combien de pieds crottés se sont un jour frottés à eux. Difficile de croire désormais que certains décrottoirs ont eu leur heure de gloire et ont pu être de petits chefs-d’œuvre de ferronnerie au même titre que la poignée des portes. Ceux observés dans certaines villes attestent que les décrottoirs présentaient une grande variété de forme et de dimension. Autrefois, la richesse du bâti se trouvait aussi dans les détails.

 

 

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FERRONNERIE INDUSTRIELLE
Les grilles en fonte des portes d’entrée

De nombreuses petites maisons de ville regroupées et alignées sur rue, où isolées au milieu d’immeubles collectifs du début du vingtième siècle possèdent d’intéressantes portes-piétons à panneau supérieur vitré. Cette vitre étant protégée par une grille en fonte ajourée. Cette ferronnerie industrielle est devenue un espace décoratif original qui a permis de se distinguer de la maison semblable d’à côté. Beaucoup de portes à simple vantail et à double vantaux sont faciles à découvrir en parcourant les rues de Malakoff. Un vrai plaisir pour l’œil et pour les amateurs de styles.

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De nombreuses petites maisons de ville regroupées et alignées sur rue, où isolées au milieu d’immeubles collectifs du début du vingtième siècle possèdent d’intéressantes portes-piétons à panneau supérieur vitré. Cette vitre étant protégée par une grille en fonte ajourée. Cette ferronnerie industrielle est devenue un espace décoratif original qui a permis de se distinguer de la maison semblable d’à côté. Beaucoup de portes à simple vantail et à double vantaux sont faciles à découvrir en parcourant les rues de Malakoff. Un vrai plaisir pour l’œil et pour les amateurs de styles.

La ferronnerie industrielle apparue au 19ème siècle allait de pair avec l’extension des fonderies et la baisse des prix à la production. Ainsi fut-il rendu possible la démocratisation d’un art bourgeois vers un art populaire. Les modèles de pièces moulées standard étaient proposés sur catalogue. Ils ont vite remplacé le fer forgé utilitaire des forgerons locaux.

Si les grilles ajourées participent au dispositif de protection des maisons de ville, elles étonnent par leur diversité décorative. Certains styles signent sans hésitation la période de construction.
Les motifs des grilles offrent quant à eux une personnalisation de la porte d’entrée et participent à sa mise en valeur, alliant à la fois sécurité et esthétisme. 
 
Les grilles en fonte (parfois en fer forgé) observées semblent pour la plupart d’origine. Elles offrent des dessins figuratifs ou abstraits à tendance linéaire ou géométrisante. On remarque sur les portes de Malakoff beaucoup de motifs figuratifs, travaillés en torsades, en volutes ou en rinceaux comme pour les rambardes des fenêtres et des balcons dont elles rappellent parfois le style. On y découvre des bouquets de fleurs, des épis, des branches d’arbustes, des feuilles d’acanthes, de marronniers, d’églantines, des rosaces et des palmettes, des barreaux ondulés et des coupelles. Toutefois, le rappel fréquent de motifs végétaux s’explique facilement par l’influence du style architectural en vogue au début du vingtième siècle : l’art déco.
 

 

 

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