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MALAKOFF PATRIMOINE
SOMMAIRE :
Le bâti

Un territoire


Les activités


Le sacré


ARCHITECTURE DU 20EME SIECLE
Le centre commercial du rond-point Henri Barbusse

Lorsqu’on emprunte le rond-point Henri Barbusse, peu de passants remarquent l’oeuvre architecturale originale et audacieuse qui s’élève ici depuis 1958. Le centre commercial en forme de papillon aux ailes déployées n’a plus l’éclat d’antan. Pourtant il d’agit d’un ouvrage avantgardiste pour lequel des architectes de renommée internationale ont mis en oeuvre des techniques nouvelles sur un terrain difficilement constructible à cause de sa forme trapézoïdale. A découvrir d’un oeil nouveau. Ce centre commercial fait désormais partie du patrimoine du XXème siècle de l’Ile-de-France.

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Lorsqu’on emprunte le rond-point Henri Barbusse, peu de passants remarquent l’oeuvre architecturale originale et audacieuse qui s’élève ici depuis 1958. Le centre commercial en forme de papillon aux ailes déployées n’a plus l’éclat d’antan. Pourtant il d’agit d’un ouvrage avantgardiste pour lequel des architectes de renommée internationale ont mis en oeuvre des techniques nouvelles sur un terrain difficilement constructible à cause de sa forme trapézoïdale. A découvrir d’un oeil nouveau. Ce centre commercial fait désormais partie du patrimoine du XXème siècle de l’Ile-de-France.

Dès le début de la rénovation du quartier proche du Fort de Vanves dans les années 1950, avec la construction des immeubles de logements et l’accroissement sensible de la population dans le sud de Malakoff, la question d’un centre commercial se posa.

Prévu dans le nouvel immeuble de huit étages et 133 logements longeant le cimetière les 7 commerces en rez-de-chaussée ne pouvaient suffire à créer un nouveau pôle commercial, alimentaire notamment.

Il fallait donc déborder du cadre de cet immeuble et envisager sur un terrain proche, vaste et facile d’accès, un bâtiment susceptible de rassembler un « libre service » concept commercial nouveau pour l’époque et quelques commerces.

L’espace optimum sera finalement choisi et situé entre la base de l’immeuble et le rond-point Henri Barbusse, bien que difficilement constructible à cause de sa forme en trapèze.

Un pari architectural audacieux

Pour construire le nouvel ensemble commercial, se posaient des problèmes techniques dus notamment à cette forme trapézoïdale du terrain à laquelle s’ajoutait la nécessité de libérer le plus possible d’espace commercial de points d’appuis pour assurer le maximum de flexibilité de distribution à l’intérieur du bâtiment.

D’autres exigences venaient compliquer la conception d’un tel ensemble. En effet, le bâtiment ne devait pas former d’obstacle à la vue des logements, mais être assez haut tout de même pour attirer les consommateurs, mais rester assez bas. Le tout devant être économique et élégant. Un sacré challenge pour les architectes.

Muni de ce cahier des charges, l’architecte Charles Sebillotte s’est mis au travail en s’assurant des compétences du CETAC bureau d’études dirigé par René Sarger, un autre architecte connu pour ses grandes réalisations dans la lignée de celle d’Auguste Perret dont il avait suivi les cours depuis 1934 et de Jean-Pierre Batailler un ingénieur technique.

Ensemble ils vont concevoir un bâtiment particulièrement audacieux et inédit en Ile-de-France du point de vue constructif, original dans les choix techniques et l’utilisation de nouveaux matériaux et surtout mettre en oeuvre des techniques innovantes sur la forme architecturale. Une première à Malakoff. C’est le CETAC qui sera au coeur du dispositif de réalisation du centre commercial avec la société de gros oeuvre et de maçonnerie générale Erhmann couvrant un espace total de 1535m2 dont 1019m2 de surface commerciale.

Spectaculaire et innovant

Le bâtiment qui sort du bureau d’études est spectaculaire. Il se présente sous la forme d’un grand papillon toutes ailes déployées posé sur le sol. Ces ailes sont formées de deux voiles minces prétendues en forme de paraboloïde herperbolique*, chacune d’elle reposant seulement sur deux massifs de béton armé. L’équilibre et la résistance à l’arrachement par le vent sont assurés par des tirants métalliques chargés au pied par une masse de béton, une technique expérimentée pour la réalisation du Pavillon français de l’exposition internationale de Bruxelles en 1958 sur la place de Brouckère.

L’autre originalité de l’ouvrage déjà élégant dans sa forme peu commune, réside aussi dans le choix des matériaux utilisés. C’est le bois qui est retenu pour réaliser le voile. Chaque voile est composé par trois épaisseurs de planches à direction contrariée, pointée et collée sur place donnant une épaisseur totale d’environ six à sept centimètres d’épaisseurs, sauf sur les bords qui sont renforcés à dix-huit d’épaisseur.

Autre prouesse technique concernant la structure de couverture. La diagonale qui relie les deux points portants chaque voile a 32,50 mètres de longueur et la diagonale perpendiculaire en compte 37. L’espace au sol est vide de tout poteau.

Très plate, le voile s’élève à 5,80m du sol. Les points d’appuis les plus bas s’en approchant aux environ d’un mètre. Les deux points les plus hauts s’en éloignent respectivement de 6,80m à 8,40 m.

La conception de ce nouveau type d’ouvrage donne une certaine liberté et permet d’avoir une couverture de 235m2 dont le grand côté a 60m et le plus petit 40. La hauteur moyenne du bâtiment est de 25m.

Le voile trapézoïdale repose uniquement sur quatre points d’appuis. Il est retenu par cinquante tirants sans que jamais ils ne se rencontrent, ni à l’intérieur des surfaces, ni dans les circulations extérieures.

Près de 60 ans après sa réalisation, avec cette belle oeuvre architecturale, Malakoff peut s’enorgueillir d’avoir dans son quartier sud un bâtiment original marqueur du patrimoine architectural de l’après guerre. Des dizaines d’ouvrages de ce type ont par la suite été réalisées. Les couvertures en câble prétendue se sont multipliées sur des ouvrages de grandes envergures dont certains sont désormais classés monuments historiques.

Reste pour la durée de ses oeuvres architecturales qu’il est urgent de les protéger du temps et d’assurer leur restauration. Pour le centre commercial de Malakoff, cela devient urgent.

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Source revue Notre Malakoff 1958

 *Un paraboloïde hyperbolique est une surface gauche réglée dont les sections planes principales sont deux familles de paraboles et une famille d’hyperboles. Surface réglée, elle est engendrée par une droite et peut donc être réalisée par du béton coulé sur des coffrages en bois ; surface gauche elle oppose deux lignes de courbure

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LA DISTILLERIE CLACQUESIN
Un fleuron de l’architecture industrielle en Ile-de-France

Les informations rassemblées dans le volumineux dossier de demande de protection au titre des monuments historiques en 2008 de la distillerie Clacquesin à Malakoff révèlent une belle aventure à la fois architecturale et industrielle.Classée en deux temps comme monument historique en 2002 et 2009, les bâtiments de la distillerie Clacquesin témoignent encore de la recherche menée par les scientifiques, hygiénistes et en même temps industriels, pour améliorer la santé publique au 19ème siècle tout en générant une activité commerciale.

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Les informations rassemblées dans le volumineux dossier de demande de protection au titre des monuments historiques en 2008 de la distillerie Clacquesin à Malakoff révèlent une belle aventure à la fois architecturale et industrielle.Classée en deux temps comme monument historique en 2002 et 2009, les bâtiments de la distillerie Clacquesin témoignent encore de la recherche menée par les scientifiques, hygiénistes et en même temps industriels, pour améliorer la santé publique au 19ème siècle tout en générant une activité commerciale.

  

Telle qu’elle se présente aujourd’hui rue du Maréchal Leclerc, l’usine possède l’intégralité des bâtiments historiques, administratifs, techniques et commerciaux de la marque ayant constitué le cadre de son fonctionnement pendant la plus grande partie du 20ème siècle à Malakoff.

Hormis les adaptations nécessaires, imputables aux évolutions techniques inhérentes à la vie d’une telle entreprise, les corps des bâtiments offrent, selon le rapport justificatif pour une protection, une « lisibilité, une cohérence rarement aussi bien conservées, avec sa conciergerie, son pavillon de l’administration, ses chais, ses grandes halles. La présence en place et lieux d’origine des instruments, des machines et des multiples équipements contribuent grandement à l’intérêt historique, technique et patrimonial de cet ensemble industriel... ».

L’inscription prise en 2002 n’avait pris en compte que la cour et les bâtiments les plus anciens abritant les alambics, les cuves à caramel et les anciennes cours de déchargement, ainsi que le pavillon administratif.

A l’évidence, une inscription en totalité des bâtiments sauvegardés « dans son jus » représentait un vrai enjeu dans le cadre de la protection du patrimoine industriel en Ile-de-France. Il restait donc à assurer une protection au titre des monuments historiques de la totalité de la salle des cuves et la grande halle, l’emprise au sol, les façades et les toitures pour les halles de stockage et les garages. Présenté en accord avec le propriétaire pour une procédure de classement par la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites (CRPS) le 22 mai 2008, la totalité de la distillerie sera finalement classée au titre du patrimoine industriel par un arrêté du Ministère de la Culture le 19 mai 2009.

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 Sources : Archives DRAC-IDF

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LA DISTILLERIE CLACQUESIN
Un hôtel industriel adapté à une activité économique

En 1898 Paul Clacquesin achète un terrain à Malakoff au 56-58 route de Chatillon, aujourd’hui avenue Pierre Brossolette. Cette zone offre alors de larges réserves de terres agricoles consacrées à l’horticulture et au maraîchage. Située à proximité immédiate de Paris, au sud des fortifications, l’usine est aisément accessible par une grande voie de communication. De plus, le tramway hippomobile passe juste devant l’entrée du site. Un lieu idéal pour une entreprise en plein développement.

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En 1898 Paul Clacquesin achète un terrain à Malakoff au 56-58 route de Chatillon, aujourd’hui avenue Pierre Brossolette. Cette zone offre alors de larges réserves de terres agricoles consacrées à l’horticulture et au maraîchage. Située à proximité immédiate de Paris, au sud des fortifications, l’usine est aisément accessible par une grande voie de communication. De plus, le tramway hippomobile passe juste devant l’entrée du site. Un lieu idéal pour une entreprise en plein développement.

Les premiers bâtiments de la nouvelle distillerie hors les fortifications de Paris sont construits en 1903 et se distribuent autour d’une cour pavée s’ouvrant sur la rue. Derrière, se trouve un grand jardin sur lequel sera construit l’usine actuelle.

Pour la réalisation de ses fondations, la distillerie bénéficie d’un nouveau système inventé quelques années plus tôt par François Hennebique alliant le fer et le ciment : le béton armé, système de construction consacré officiellement lors de l’exposition universelle de 1900. Le produit est bien adapté car il peut remplacer la maçonnerie classique ou les structures métalliques.

Paul Clacquesin fit appel au bureau central Hennebique situé1 rue Danton, comme la première distillerie parisienne Clacquesin, qui avait le quasi monopole d’utilisation du béton armé. On trouve au centre d’archive de l’architecture les plans originaux établis par le bureau Hennebique, documents graphiques où figurent des croquis accompagnant les notes de calculs, des calques bleus appelés « cyanotype système ».

Située sur la partie Est de la commune aujourd’hui au coeur d’un îlot pavillonnaire la distillerie est construite suivant le principe de l’hôtel industriel de taille moyenne. De la rue du Maréchal Leclerc, accès principal, on accède par un vaste portail dans la cour pavée sur laquelle donne à gauche le bâtiment administratif et a droite le pavillon du gardien. En fond de cour face à l’entrée se trouvent les laboratoires des alambics, la pièce pour chauffer ces alambics et fabriquer les caramels.

L’architecture en brique aux proportions harmonieuses et l’aspect fonctionnel de l’ensemble du site permettra des agrandissements successifs mais toujours dans le respect du style initial.

L’augmentation de la production du Clacquesin et de ce fait le nombre croissant d’employés sur le site nécessite l’agrandissement de l’usine. A partir de 1926 jusqu’à 1931, l’architecte Guillemain propose des agrandissements à l’arrière du bâtiment existant comprenant de grandes halles pour de nouvelles cuves et la création d’espaces pour la mise en bouteille et le stockage. La production est alors de cinq millions de litres

Les bâtiments sont construits en brique bichromes. Ils sont couverts d’une charpente métallique dont chaque ferme est composée d’un treillis métallique selon un système constructif relativement classique depuis la seconde partie du 19ème siècle. L’emploi de ces matériaux répondait au désir de pouvoir résister en cas d’incendie fréquent encore à cette époque.

 La salle des cuves

La salle des cuves qui existait dès 1910 fut surélevée en 1930 et reçut la même couverture métallique que les autres halles. Cet espace est resté conforme à l’aspect qu’il avait au moment de la cessation d’activité sur le site à la fin du 20ème siècle.

Les cuves, prises dans de grandes alvéoles de béton armé en forme de paralépipède rectangle sur deux niveaux sont dues à la Société Borsari Ingénieurs Conseil. Elles sont vitrifiées à l’intérieur. Elles sont desservies depuis cette date par un escalier métallique.

Dans cette salle, se trouve le système de mélange des esprits de plantes avec les sirops. Un ensemble de tuyau permettait la circulation des esprits depuis les alambics, et le remplissage des cuves avec le mélange obtenu.

D’autres tuyaux s’acheminaient vers la grande halle où se situait la chaîne de remplissage de la mise en bouteille. Ensuite, les bouteilles étaient entreposées dans les halles situées sur la gauche de la cour (côté bureau). Dans l’une d’elles, un plancher intermédiaire a été créé dès l’origine du site, desservi par un ascenseur monte-charge qui a gardé ses mécanismes.

 La grande halle

La grande halle est un vaste espace spectaculaire. Elle était éclairée par un lanterneau central aujourd’hui masqué par des raisons acoustiques afin d’éviter les nuisances sonores dans le quartier liées aux activités événementielles qui s’y déroulent désormais. La salle est cernée intérieurement par une galerie située à mi-hauteur qui permettait la surveillance du travail. C’est l’espace le plus important de l’usine où se trouvaient les chaînes d’embouteillage. C’est là que travaillait la majorité des ouvriers de l’usine. La salle est couverte d’une charpente dont chaque ferme est composée d’un treillis métallique selon un système assez classique depuis le milieu du 19ème siècle.

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1) En 1916 le même procédé sera utilisé pour les hangars de l’usine Caïffa à Malakoff.

Sources DRAC IDF, Centre d’archives d’Architecture du XXème siècle, Cité de l’Architecture et du Patrimoine, fonds Béton armé Hannebique (076ifa))

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LA DISTILLERIE CLACQUESIN
Le spectaculaire laboratoire des alambics

La salle des alambics est le lieu le plus spectaculaire et atypique de la distillerie Clacquesin, à Malakoff, une atmosphère digne d’un roman de Jules Verne. Six gigantesques alambics de cuivre de 700 litres, commandés en 1923 à la Maison Deroy, trônent toujours dans le laboratoire de distillation. Ils permettaient la fabrication de l’eau de goudron de bourgeon de pins.

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La salle des alambics est le lieu le plus spectaculaire et atypique de la distillerie Clacquesin, à Malakoff, une atmosphère digne d’un roman de Jules Verne. Six gigantesques alambics de cuivre de 700 litres, commandés en 1923 à la Maison Deroy, trônent toujours dans le laboratoire de distillation. Ils permettaient la fabrication de l’eau de goudron de bourgeon de pins.

C’est dans la salle des alambics qu’avait lieu la procédure de distillation des plantes. La veille au soir étaient introduites les 29 plantes, composant le Clacquesin, additionnées d’un mélange d’eau et d’alcool pour la macération. Le lendemain matin, on procédait à la mise en chauffe de ces alambics, dont l’ébullition avait pour résultant la vapeur, qui par refroidissement se transformait en « esprit ».

Le début et la fin de distillation, impropres à la fabrication du Claquesin, étaient redistillées dans une colonne de rectification.

Mais il semble que ces « bassines » n’ont jamais fonctionné correctement ce qui a obligé l’externalisation de la fabrication en laboratoire pharmaceutique situé à côte de l’Institut Pasteur à Paris.

Conservée en l’état le laboratoire des alambics, coeur de l’ancienne distillerie Clacquesin, fait toujours son effet auprès des visiteurs.

Sources : DRAC-IDF

 

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LA DISTILLERIE CLACQUESIN
La cheminée d’évacuation des gaz

L’achèvement de la transformation de la distillerie Clacquesin en 1931 s’est manifesté par l’édification de la deuxième cheminée du site dans la cour même de l’usine placée devant à la façade principale (l’autre cheminée a été démolie). Elément d’architecture industrielle, elle reste un repère dans ce secteur-est de la ville de Malakoff et signale ce lieu d’histoire économique.

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L’achèvement de la transformation de la distillerie Clacquesin en 1931 s’est manifesté par l’édification de la deuxième cheminée du site dans la cour même de l’usine placée devant à la façade principale (l’autre cheminée a été démolie). Elément d’architecture industrielle, elle reste un repère dans ce secteur-est de la ville de Malakoff et signale ce lieu d’histoire économique.

Construite pour évacuer les gaz de combustion la cheminée est classique dans sa forme, sa hauteur et l’utilisation des matériaux. La chaufferie qui se trouvait dans la pièce centrale de l’usine alimentait le chauffage du laboratoire des alambics, des bassines de goudron et à caramel, le lavage des bouteilles et le chauffage central de l’ensemble de la distillerie par aérotherme

La cheminée est de forme ronde offrant ainsi moins de résistance au vent et moins d’oscillations dangereuses. En effet, sous l’effet du vent une cheminée de ce type est animée de vibrations très perceptibles. C’est pourquoi elle est désolidarisée du bâtiment.

La cheminée repose sur un socle solide, un soubassement fait de brique et de pierre alternée avec comme fonction d’assurer la bonne stabilité de l’édifice.

La cheminée est construite en brique, non pas pour accompagner l’esthétisme de la façade, mais parce que la brique résiste mieux à la chaleur et constitue un bon isolant contre le refroidissement trop rapide de l’air sortant (ce qui ferait chuter le tirage).

Son diamètre diminue de bas en haut pour maintenir le tirage car en montant la température des gaz diminue, ce qui entraîne une réduction de leur volume.

Elle bénéficie d’un cerclage métallique (15 cercles) placé sur toute la hauteur à intervalle réguliers avec comme fonction de compenser les effets de la dilatation.

Elle est surmontée d’un paratonnerre formé de quatre petites pointes actives reliées à un cable de descente unique vers la terre.

La cheminée de la distillerie Clacquesin est désormais la seule rescapée des nombreux sites industriels de Malakoff qui possédaient une cheminée de grande hauteur.

 

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ARCHITECTURE DU XXème SIECLE
La centrale électrique Ouest Lumière (1934)

Pour renforcer la distribution en électricité du quartier du Clos à Malakoff, la Société Ouest-Lumière a été amenée à construire en 1934 une sous-station triphasée. Son architecture issue de l’esthétique industrielle s’inscrit dans la tradition des industries productrices d’électricité du début du XXème siècle. Le bâtiment est aujourd’hui une sous-station d’EDF.

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Pour renforcer la distribution en électricité du quartier du Clos à Malakoff, la Société Ouest-Lumière a été amenée à construire en 1934 une sous-station triphasée. Son architecture issue de l’esthétique industrielle s’inscrit dans la tradition des industries productrices d’électricité du début du XXème siècle. Le bâtiment est aujourd’hui une sous-station d’EDF.

La station électrique (1) à l’ossature de béton armé revêtue de briques rouge, constituée de trois étages carrés, couverte par une terrasse est due aux architectes Bernard Lhotelier et Guy Robin, ainsi qu’à l’ingénieur Sevellec.

Elle était constituée à l’origine de quatre parties : une salle des machines, une tour de décuvage des transformateurs, une partie logements et un espace de stationnement.

L’installation du poste intérieur était prévue pour recevoir quatre arrivées de 10 000 V du poste extérieur et 28 câbles de distribution. a nécessité la construction du bâtiment de 43 mètres de long, de 11m50 de large et de 16 mètres de hauteur.
L’ensemble de la construction comporte un certain nombre de caractéristiques : de grandes fentes verticales qui assurent la ventilation de la partie centrale qui ont été créées dans l’espace rendu libre entre les gaines de filerie.
Les dégagements en façade, placés obligatoirement en dehors de la partie réservées aux cellules sont bien indiquées par de larges bandes horizontales vitrées en saillie.
 
Recherches complémentaires en cours
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1) 3-14 boulevard du Colonel Fabien

 

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