Warning: array_shift() [function.array-shift]: The argument should be an array in /htdocs/public/www/config/ecran_securite.php on line 283
MALAKOFF PATRIMOINE
SOMMAIRE :
Le bâti

Un territoire


Les activités


Le sacré


ECOLE SUPERIEURE D’ELECTRICITE
Une implantation à Malakoff après Paris

Face au nombre toujours croissant d’étudiants, l’Assemblée Générale de l’Ecole supérieure d’Electricité située à Paris décide à l’unanimité en 1924 la construction de nouveaux bâtiments hors de la capitale. Le site retenu en raison de son prix raisonnable, est celui d’une ancienne briqueterie élevée sur un terrain de 16.000m2, à l’entrée de la jeune commune de Malakoff, tout près de la zone des fortifications. L’acte de vente est signé en juillet, et les architectes Raimbert et Papet sont chargés de préparer le plan des futurs bâtiments. Le transfert de l’école à Malakoff produira l’un des plus beaux bâtiments d’enseignements de la période art déco.

En savoir +

Face au nombre toujours croissant d’étudiants, l’Assemblée Générale de l’Ecole supérieure d’Electricité située à Paris décide à l’unanimité en 1924 la construction de nouveaux bâtiments hors de la capitale. Le site retenu en raison de son prix raisonnable, est celui d’une ancienne briqueterie élevée sur un terrain de 16.000m2, à l’entrée de la jeune commune de Malakoff, tout près de la zone des fortifications. L’acte de vente est signé en juillet, et les architectes Raimbert et Papet sont chargés de préparer le plan des futurs bâtiments. Le transfert de l’école à Malakoff produira l’un des plus beaux bâtiments d’enseignements de la période art déco.

Le prestigieux établissement créé en 1884 par Eleuthere Mascard, professeur au collège de France et membre de l’Académie des Sciences occupait un bâtiment situé au 12 rue de Staël dans le 15ème arrondissement de Paris. 

Fernand de Nerville, ingénieur des PTT, sera le premier directeur de cette nouvelle institution promis à un bel avenir. En 1895, il fut remplacé par Paul Janet, jeune normalien venu de Grenoble. Il occupera le poste de directeur jusqu’en 1937, date de son décès.
 
MALAKOFF ACCUEILLE SUPELEC
 
Si la promotion de la nouvelle école en 1895 ne comprenait que 16 élèves, celle de 1920 en compte 196. Face au nombre toujours croissant de candidats et de candidates (l’école s’est ouverte aux femmes en 1917), les locaux de la rue de Staël deviennent trop exigus pour assurer un enseignement convenable. L’émigration au dehors du siège principal, à l’Institut Pasteur notamment qui prête son grand amphithéâtre, ne peut être qu’un palliatif. Deux possibilités sont alors envisagées. Soit l’agrandissement des bâtiments de la rue de Staël, ou un transfert de l’école hors de Paris. C’est cette seconde solution qui sera adoptée à l’unanimité au cours de l’Assemblée Générale du 29 avril 1924.
 
Le site retenu sera un terrain aux portes de Paris à Malakoff. L’acte de vente est signé en juillet 1924, et les architectes Raimbert et Papet sont chargés de préparer le plan détaillé des futurs bâtiments. Le financement sera assuré par des fonds collectés auprès des industriels, des subventions de l’Etat ; de la ville de Paris et du Conseil Général de la Seine.
 
La cérémonie de la pose de la première pierre a lieu le 9 novembre 1925, en présence de Gaston Doumergue, Président de la République et du ministre de l’Instruction publique Yvon Delbos.
Les travaux rondement menés sous la direction de Paul Janet dureront deux ans seulement. Le 10 novembre 1927, a lieu la cérémonie d’inauguration, à laquelle assiste à nouveau le Président de la République Gaston Doumergue, accompagné du ministre de la guerre Paul Painlevé. C’est d’ailleurs lui qui citera l’Ecole Supérieure d’Electricité à l’ordre de l’Armée pour la contribution apportée pendant la guerre par les anciens élèves à la radiotélégraphie militaire.
 
UNE ECOLE PRESTIGIEUSE
 
L’année 1931 va être marquée par un évènement particulièrement spectaculaire, qui aura un retentissement mondial. Le 24 avril, une expérience de « vision-phonie » a lieu pendant près de deux heures entre le grand amphithéâtre de l’Ecole et la compagnie des compteurs de Montrouge. L’expérience fut réalisée sous la direction de René Barthélemy, considéré depuis comme le fondateur de la télévision en France. (voir notre article).
 
Supelec comme on l’appelait déjà, continuera de fonctionner pendant toute la durée de la seconde guerre mondiale, et recevra en 1952 la Croix de Guerre 1939-1945 des mains du Président de la République Vincent Auriol.
Confronté une nouvelle fois au manque de place pour accueillir de nouveaux cours et un nombre toujours plus important d’élèves, et une structure d’études en trois ans, les bâtiments vont être dans les années 1960 surélevé et agrandis. Mais cela ne suffira qu’un temps. Un nouveau départ est envisagé, cette fois loin de Paris. Les travaux débuteront à Gif-sur-Yvette en 1973. En 1976, les nouveaux bâtiments seront inaugurés selon la tradition par le Président de la République.
 
Pour en savoir plus
 
 Paul Janet (1863-1937)
Fils du philosophe du même nom, Normalien, professeur d’électrotechnique générale, Paul Janet dirigera l’Ecole Supérieure d’Electricité pendant plus de quarante ans (1895-1937). Sous son « règne », l’Ecole ouvrira ses portes aux femmes, on inaugurera des enseignements nouveaux comme la radiotélégraphie et la radioélectricité. Il mettra en place des conférences prestigieuses. C’est lui qui construira les bâtiments de Malakoff. Il donnera à l’Ecole les traits majeurs de sa physionomie, de son développement, de son rayonnement.
 
René Barthélemy
 Outre Paul Janet et René Barthélemy, il faut retenir deux autres personnages dont la présence et l’enseignement ont marqué l’Ecole : le Général Gustave Ferrié, et Louis de Broglie, prix Nobel de physique et Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences.
 
X Fermer
IMPLANTATION SUR MALAKOFF
Un terrain à la lisière de Paris

Le site choisi pour construire la nouvelle Ecole Supérieure d’Electricité se trouvait à la lisière de Paris entre les anciennes fortifications et le plateau de Vanves, sur un vaste terrain de 16000m2. Il était occupé par une ancienne briqueterie à l’entrée de la ville de Malakoff encore peu urbanisée dans cette partie proche de la zone.

En savoir +

Le site choisi pour construire la nouvelle Ecole Supérieure d’Electricité se trouvait à la lisière de Paris entre les anciennes fortifications et le plateau de Vanves, sur un vaste terrain de 16000m2. Il était occupé par une ancienne briqueterie à l’entrée de la ville de Malakoff encore peu urbanisée dans cette partie proche de la zone.

Le Conseil d’administration de l’Ecole d’Application d’Electricité avait retenu cet emplacement sur la commune de Malakoff tout d’abord pour son prix modique. En effet, le financement du terrain et de la construction fut assuré principalement par une collecte de fonds auprès des industriels de l’électricité. Le budget très serré fut l’une des préoccupations du CA.soucieux d’aller vite mais sans dépenses inutiles

Les facilités d’accès du terrain, proche des lignes de chemin de fer et des routes qui deviendront des voies de grande circulation apparaissent également comme l’une des raisons du choix de la nouvelle implantation. Bâtir une nouvelle école renommée en dehors de la capitale représentait un défi audacieux pour l’époque.

L’achat du terrain fut marqué par plusieurs difficultés. On apprend par exemple par une lettre de Jean Hector Papet, l’un des architectes du futur bâtiment que la propriétaire du terrain, madame Quartoy habitant dans l’Orne « ne fera rien pour céder les lieux sans avoir l’avis du curé de la paroisse ». Ce qui fut probablement obtenu, puisque l’achat du terrain fut signé en juillet 1925.

La première pierre est posée le 9 novembre de la même année. Les nombreuses photos prises tout au long du chantier montrent l’importance des travaux de terrassement qui ont été nécessaire pour l’implantation des fondations car le sous-sol est formé de marnes surmontant des calcaires et que des carrières existaient à proximité. Il fallut également détruire la cheminée géante de l’ancienne briqueterie, élément caractéristique de toutes les briqueteries.

Les bâtiments ont été implantés sur une parcelle trapézoïdale donnant à l’ouest sur la rue Pierre Larousse et longée à l’origine au nord par la ligne de chemin de fer. Ils ont été regroupés de façon à bénéficier d’un espace de pelouses plantées d’arbres séparant le nouvel ensemble du bâti pavillonnaire déjà existant en 1925.

 Le terrain a été considérablement réduit en 1984 par la création d’une nouvelle rue au nord (boulevard Charles de Gaule), entraînant la destruction d’anciens garages et même de l’extrémité nord du bâtiment historique dès 1981.

X Fermer
ECOLE SUPERIEURE D’ELECTRICITE
Un corps de bâtiment imposant et élégant

Laissons à Sandrine Le Brize, auteure d’une brochure sur le patrimoine monumental des différents sites d’implantation de l’Université Descartes, dont la Faculté de Droit occupe depuis 1976 le site l’ancienne école d’électricité, le soin de décrire le beau bâtiment art déco de Malakoff. Une construction de 1927 qui porte toujours sur le fronton de l’entrée principale ses origines dédiées à la radiotélégraphie et à la radioélectricité.

En savoir +

Laissons à Sandrine Le Brize, auteure d’une brochure sur le patrimoine monumental des différents sites d’implantation de l’Université Descartes, dont la Faculté de Droit occupe depuis 1976 le site l’ancienne école d’électricité, le soin de décrire le beau bâtiment art déco de Malakoff. Une construction de 1927 qui porte toujours sur le fronton de l’entrée principale ses origines dédiées à la radiotélégraphie et à la radioélectricité.

« La façade latérale se compose de trois volumes différenciés selon leurs fonctions avec un splendide pavillon d’entrée qui abrite au premier étage la bibliothèque.

A l’arrière, un corps de bâtiment accueille une seconde bibliothèque et des salles d’études imaginées par les architectes André Raimbert, Jean Papet et George Appia.
L’entrée présente une façade originale, nourrie de références antiques et d’un décor en grès dû à la maison Gentil et Bourdet. L’ampleur des espaces intérieurs est mise en valeur par des sols et des menuiseries de portes et de fenêtres de qualité et des ferronneries originales.
Les façades extérieures imposantes mais élégantes manient les matériaux dans leurs couleurs et leurs structures.
 
BRIQUETTES, CHAPITEAUX, CORNICHES

Au rez-de-chaussée, les blocs de pierres taillées soulignent les baies en plein cintre. Sur les deux niveaux supérieurs, la briquette habille les murs et de nouveau, l’accent est porté sur les ouvertures. Malgré la simplicité, elle vient former un motif qui accroche la lumière. Le dernier niveau n’est pas resté sans intérêt. Il se présente comme l’entablement d’un temple. Les chapiteaux ont disparu mais les petites fenêtres sont encadrées de médaillons et de motifs ressemblant fortement à des triglyphe. Les mots « Société Française des Electriciens » sont indiqués au fronton de l’entrée principale. La frise se poursuit par une corniche en saillie. Cette partie supérieure est magnifiée par le travail de deux céramistes, Alphonse Gentil et François Eugène Bourdet.
 
GRES VERNISSES SUR LES FACADES
 
Anciens élèves de l’architecte Victor Laloux, Alphonse Gentil et François Eugène Bourdet s’associent en 1905 et fondent la société « Gentil, Bourdet et Cie, céramique pour la construction, l’ameublement » à Billancourt. Durant de nombreuses années, ils travaillent avec les plus grands architectes. Dans leurs productions d’avant guerre, ils réalisent des revêtements en grès ou des mosaïques pour des villas, immeubles et stations du métro parisien. Ils participent avec succès à l’Exposition internationale des Arts Décoratifs de 1925 et sous l’influence de ce mouvement artistique, ils ont fait évoluer leurs créations. Ainsi, les façades de la l’Ecole Supérieure d’Electricité se parent de grès vernissés dorés qui se révèlent sous l’effet du soleil..."
X Fermer
MONUMENTALITE
La façade art déco, prestigieuse et atypique

La façade qui donne sur l’avenue Pierre Larousse incarne le prestige de l’école voulu par les architectes André Raimbert et Jean Papet, plus connus pour leurs oeuvres au sein des plus grands hippodromes francais. Son traitement est particulièrement soigné. La façade de l’Ecole supérieure d’électricité est représentative de l’impact de l’institution sur la société du début du XXème siècle.

En savoir +

La façade qui donne sur l’avenue Pierre Larousse incarne le prestige de l’école voulu par les architectes André Raimbert et Jean Papet, plus connus pour leurs oeuvres au sein des plus grands hippodromes francais. Son traitement est particulièrement soigné. La façade de l’Ecole supérieure d’électricité est représentative de l’impact de l’institution sur la société du début du XXème siècle.

La qualité architecturale des éléments subsistant sur les façades de l’école Supelec de Malakoff est remarquable et atypique. Les façades principales « font appel au vocabulaire classique revue par l’école académique » indique Serge Pitiot, Conservateur des Monuments historiques. Elles ont une originalité dans la mise en oeuvre des décors par l’utilisation savante d’un parement de brique soigné et le grès émaillé de la maison Gentil et Bourdet en large bandeau supérieur avec rehauts de dorure, les arcatures sont puissantes. Les bas reliefs parlants accueillant les visiteurs sont parlants tout comme la large corniche soulignant l’horizontalité de l’ensemble malgré la hauteur du bâtiment. Ces décors « font immanquablement penser à l’emphase et la solennité des monuments assyriens ».

Le tout est couronné par une corniche portant les noms de tous les scientifiques de l’électricité (Faraday, Gramme..) Si cet ensemble assez officiel et lourd, il met toutefois en valeur pour la postérité les inventeurs de l’une des plus belles avancées scientifiques modernes.

UNE VISION REFLECHIE DE L’ARCHITECTURE

La façade est mise en valeur par un premier niveau en cour anglaise qui dégage le soubassement en pierre de taille dont les assises horizontales soulignent la longueur du bâtiment. Les larges baies cintrées à l’arc légèrement surbaissé du rez-de-chaussée participent du même effet. Celui-ci s’oppose à la verticalité des fenêtres des niveaux supérieurs réunis visuellement en une seule baie. « Ce type d’élévation précise Claire Vignes-Dumas dans le dossier de classement Monument historique de Supelec, apparaît comme une interprétation des modèles classiques fournis par les hôtels de la place Vendôme à Paris, de la place de la Concorde, ou encore de l’hôtel de la Monnaie, très présents dans l’enseignement de l’Ecole des Beaux Arts au début du XXème siècle. L’ordre colossal du bâtiment de Supelec est ici évoqué par la modénature de la brique de l’encadrement des baies qui forme un effet de pilastre... »

L’ensemble de la façade est couronné par un entablement qui se remarque inévitablement car il confère toute la monumentalité au bâtiment. Le dernier niveau en attique est traité comme une frise de temple dorique dont les métopes seraient les fenêtres à trois baies, séparées par des glyphes de grès émaillé et doré, une spécialité des établissement Gentils et Bourdet de Boulogne Billancourt. Les dessins de palmettes des bas-reliefs de grès qui séparent les fenêtres rappellent l’ordre corinthien tout comme l’inscription qui court en lettres romaines au sommet de la frise nommant tous les grands chercheurs et inventeurs de l’électricité. La corniche au large débord est surmontée de palmettes empruntée elle aussi à l’antique qui en rythme l’horizontalité.

UN PAVILLON D’ENTREE MONUMENTAL

Remarquons aussi le pavillon d’entrée qui est en légère saillie sur l’ensemble de la façade. L’angle est cependant adouci par un quart de cercle typique de l’esthétique des immeubles parisiens construit par l’architecte précédemment par André Raimbert.

On accède à la porte d’entrée de l’école par un haut perron au large emmarchement. L’arc de la porte est souligné par une clé et des bossages saillants qui en accusent le caractère monumental. Il est surmonté d’une triple baie verticale qui avec les baies en antique est encadrée par un ressaut de brique.

De part et d’autre de cette baie formant l’aboutissement de la frise, des bas-reliefs en grè flammé dus au sculpteur Paul Moreau-Vauthier évoquent la découverte de l’électricité. Dans un style antiquisant, l’artiste à représenté à gauche Zeus brandissant l’éclair et à droite la fée électricité mettant cette nouvelle énergie à la disposition des hommes.

La ferronnerie de la porte extérieure et des fenêtres éclairant la bibliothèque forment un ensemble remarquable sans qu’on en connaisse l’auteur.

------------------

Sources : Dossier pour le classement de Supelec aux Monuments historiques, DRAC-IDF (2004)

 

X Fermer
ECOLE SUPERIEUR D’ELECTRICITE
L’intérieur de l’école, une atmosphère des années 30

L’intérieur de l’ancienne Ecole d’Electricité porte encore les traces de l’époque de sa construction ; Les couloirs, les escaliers, les portes et leurs feronneries, le sol meme garde encore des céramiques de couleur. Tout rappelle encore ici un style, une époque, en tout cas une volonté certaine de faire du beau pour valoriser une école prestigieuse en plein développement. Assurément un lieu à découvrir.

En savoir +

L’intérieur de l’ancienne Ecole d’Electricité porte encore les traces de l’époque de sa construction ; Les couloirs, les escaliers, les portes et leurs feronneries, le sol meme garde encore des céramiques de couleur. Tout rappelle encore ici un style, une époque, en tout cas une volonté certaine de faire du beau pour valoriser une école prestigieuse en plein développement. Assurément un lieu à découvrir.

 

L’amphithéâtre Paul Janet
Un amphithéâtre porte le nom de Paul Janet qui fut Directeur de l’Ecole de 1895 à 1937. Emprunt du style des années 1930, une large verrière et son large encadrement de stucs apportent toute la valeur au lieu. De ce remarquable plafonnier s’échappe une lumière zénithale qui inonde l’amphithéâtre. Cette esthétique immaculée répond aux lignes horizontales et brunes des bancs et dossiers.
 
L’ancienne salle des machines
C’est la seconde bibliothèque de l’Ecole qui a pris place dans l’ancienne salle des machines. Des parois mobiles en bois s’appuyaient sur les nombreuses fenêtres situées sur les façades latérales, compartimentant ainsi l’espace. Au milieu des années 1980, une dalle a divisé cet espace, au volume très imposant. De part ce plafond assez bas et cette lumière qui traverse la salle, la bibliothèque baigne ainsi dans une lumière singulière.
 
La bibliothèque historique
Cette salle n’en n’est pas moins originale. Intégrée aux plans dès l’origine, les architectes ont fait le choix de la situer au premier étage du pavillon d’entrée. Ainsi, trois baies vitrées hautes de deux étages accueillaient les étudiants de l’Ecole Supérieur d’Electricité et aujourd’hui de la Fac de Droit. Cette transparence ce retrouve à l’intérieur sur trois côtés. Dans une très belle harmonie, la ferronnerie qui encadre ces baies est réutilisée dans la conception intérieure de la bibliothèque. Les collections sont présentées en mezzanine, style très en vogue pour l’époque.
Un escalier métallique en colimaçon, très étroit, permet d’accéder à l’étage. Il a été conçu par les « Forges de Strasbourg » et porte encore la plaque émaillée : « Installation de rayonnage pour bibliothèque et archives STRAFOR ». Au titre du confort des lecteurs et dans un sousci phonique, les marches de l’escalier et les planchers des mezzanines ont été fabriqués en bois. ».
 
 
Pour en savoir plus
L’arrêté du 24 juin 2004 : L’inscription à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques des parties de l’ancienne Ecole supérieure d’électricité concernent :
-les façades et les toitures du bâtiment donnant sur l’avenue Pierre Larousse
-l’amphithéâtre Paul Janet en totalité
-l’entrée avec son petit escalier
-le grand hall et le grand escalier
-les circulations du rez-de-chaussée et du premier étage
-la bibliothèque
 

 

X Fermer
UN LIEU HISTORIQUE
L’amphithéâtre Paul Janet

Parmi les éléments remarquables et atypiques qui constituent le bâtiment d’origine de l’Ecole supérieure d’électricité, le grand amphithéâtre a gardé l’ensemble de son mobilier meublant et son système d’éclairage. Il est donc toujours dans « son jus ».

En savoir +

Parmi les éléments remarquables et atypiques qui constituent le bâtiment d’origine de l’Ecole supérieure d’électricité, le grand amphithéâtre a gardé l’ensemble de son mobilier meublant et son système d’éclairage. Il est donc toujours dans « son jus ».

Le bâtiment qui abrite le grand amphithéâtre de Supelec constitue l’articulation entre le prestigieux pavillon d’entrée de l’école et les deux ailes formant un grand U, situé à l’arrière et qui abritaient autrefois le laboratoire, les salles des machines et la salle d’étude. On y accède par le premier étage par le grand escalier à double volée.

Cet impressionnant amphithéâtre qui porte le nom de Paul Janet, directeur de l’école de 1895 à 1937, est le coeur de l’édifice. Son élévation est équivalente à celle de trois niveaux du reste de la construction. C’est là qu’ont eu lieu les manifestations importantes de la vie de l’école durant toute sa présence à Malakoff, telle que la première démonstration de la télévision en France le 14 avril 1931.

L’amphithéâtre comportait à l’origine un éclairage zénithal, occulté par un faux plafond comme l’ensemble du bâtiment pour des raisons acoustiques. Il est éclairé par de hautes baies latérales. Un grand soin avait été apporté au traitement des encadrements des fenêtres aux poutres du plafond et aux poteaux engagés dans la maçonnerie des murs en manière de pilastre finement rainurés.

Peu visible de l’extérieur, le bâtiment de l’amphithéâtre comporte des parements de briques et de maçonnerie enduite

Un dispositif mobile permettait l’agrandissement de l’espace à l’arrière de la chaire.

L’amphithéâtre a conservé l’ensemble des tables et des bancs constituant son mobilier d’origine.

X Fermer
Malakoff patrimoine - Site internet participatif
>> Nous contacter