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MALAKOFF PATRIMOINE
SOMMAIRE :
Un territoire

Le bâti


Les activités


Le sacré


FOUJITA
Un japonais à Malakoff

Quelques années avant de devenir une figure majeure du Montparnasse artistique, Tsuguhara Foujita (1886-1968) réalise de nombreux paysages de la banlieue proche de Paris. Deux de ces tableaux, des huiles sur toile, mettent en scène Malakoff. Il fait l’objet d’une exposition au Musée Maillol à Paris jusqu’au 15 juillet 2018.

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Quelques années avant de devenir une figure majeure du Montparnasse artistique, Tsuguhara Foujita (1886-1968) réalise de nombreux paysages de la banlieue proche de Paris. Deux de ces tableaux, des huiles sur toile, mettent en scène Malakoff. Il fait l’objet d’une exposition au Musée Maillol à Paris jusqu’au 15 juillet 2018.

L’artiste japonais naturalisé Français, le plus oriental des peintres de Montparnasse, n’a pas eu besoin d’aller se promener bien loin pour peindre deux belles oeuvres dans la banlieue proche au sud de la capitale : Paysage de Malakoff, huile sur toile peinte en 1917, conservé dans une collection privée (Bâle). Le tableau représente le passage de la ligne de chemin de fer Paris-Versailles avec l’ancien Pont de la Vallée (actuellement emplacement de l’hôtel B&B).

Street in Paris réalisé en 1918, visible au Musée National d’Art Moderne de Tokyo montre la Porte de Vanves, alors territoire de Malakoff jusqu’en 1925.

Une aquarelle restitue également la Porte de Chatillon, l’un des accès des fortifications de Paris.(1)

Une synthèse de deux cultures

Le peintre franco-japonais qui exprime la mélancolie de l’époque à travers toute une gamme de gris a connu un destin unique, celui d’un artiste évoluant entre deux cultures. « De ses prémices au Japon, en passant par son ascension et la révélation de son oeuvre, son parcours le mènera jusqu’à la création de ce personnage si singulier dans le contexte parisien des années folles. Ses thèmes récurrents femmes, chats, natures mortes, enfants et autoportraits sont spécifiques du foisonnement de sa production artistique. Foujita traverse les grands courants modernistes sans dévier de son schéma de recherche, respectueux de ses racines japonaises et du classicisme des grands maîtres occidentaux.

Ses oeuvres en appellent d’autres, celles de ses voisins d’atelier, ses amis, admirateurs et inspirateurs, pour un dialogue enrichissant permettant de mesurer l’originalité et la complémentarité des artistes regroupés sous l’appellation « École de Paris » (2).

C’est à Montparnasse et plus précisément rue Delambre, qu’il avait son atelier. Curieux et sociable, il s’était lié rapidement d’amitié avec Picasso, Braque, Apollinaire, Modigliani.... Marqué par l’oeuvre du douanier Rousseau, employé de l’octroi de la Porte de Vanves, Foujita cherche lui aussi à peindre ce qu’il ressent : « Il faut voir avec sa tête et traduire la nature, après l’avoir comprise, sur la toile » affirme-t-il.

Foujita, dans les années 1920 atteint une grande renommée en tant que peintre de belles femmes et de chats. Il a laissé sur Malakoff deux oeuvres originales, malheureusement rarement visible pour le public.

Voir le reportage sur France2

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1) Les droits de reproduction étant très élevés nous regrettons de ne pouvoir présenter les deux oeuvres. Paysage de Malakoff est visible dans l’article illustré sur les peintres de Malakoff paru en 2008 dans Malakoff-infos. Street in Paris est consultable sur le site Pinterest

2) Dossier de presse de l’exposition Fougita, peindre dans les années folles (2018). Exposition du 7 mars au 15 juillet 2018 au Musée Maillol à Paris.

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HENRI ROUSSEAU
Le célèbre douanier de la Porte de Vanves
peint le village de Malakoff

L’on doit à Henri Rousseau, employé de l’octroi de la porte de Vanves un beau tableau sur le village de Malakoff peint en 1908. Une œuvre colorée, au style reconnaissable, un mélange des genres. De la vue de Malakoff perçue par l’artiste,il nous reste le tableau, mais aussi une rare étude préalable. Un travail préparatoire fort instructif sur les méthodes de travail du Douanier Rousseau.

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L’on doit à Henri Rousseau, employé de l’octroi de la porte de Vanves un beau tableau sur le village de Malakoff peint en 1908. Une œuvre colorée, au style reconnaissable, un mélange des genres. De la vue de Malakoff perçue par l’artiste,il nous reste le tableau, mais aussi une rare étude préalable. Un travail préparatoire fort instructif sur les méthodes de travail du Douanier Rousseau.

Le tableau intitulé « Vue de Malakoff » peint par le Douanier Rousseau en 1908 représente une rue de village, parsemée de maisons et dans laquelle évoluent des petits personnages au premier plan. Les éléments végétaux, comme les arbres, tiennent une place importante dans l’oeuvre. L’aspect de « village » est accentué par l’église en arrière-plan. Comme en contradiction avec ces éléments, de nombreux câbles électriques participent à la composition de la toile. Les câbles horizontaux croisent la verticalité des poteaux électriques, et viennent, avec les lignes de fuite de la route, bâtir une composition solide comme Rousseau est coutumier d’en faire. Ce mélange des genres, champêtre et urbain, nous rappelle la condition de Malakoff en 1908, à savoir un « village » à proximité immédiate de la capitale. Certains y voient également un hommage à l’électricité, énergie en plein développement à l’époque.

 
« Vue de Malakoff » est une oeuvre qui présente un intérêt particulier : on connait une étude préalable au tableau final (collection particulière). C’est un des rares tableaux du Douanier Rousseau pour lequel on ait conservé ce type de travail préparatoire. Cette étude permet de comprendre que le peintre n’improvise pas dans son travail, mais qu’au au contraire il réfléchit sur les détails de sa composition à l’avance. L’esquisse aura une grande destinée : offerte à un de ses amis, le peintre américain d’origine russe Max Weber, c’est grâce à elle que le Douanier Rousseau fut connu aux Etats-Unis pour la première fois, pour devenir le peintre mondialement renommé que nous connaissons aujourd’hui.
 
L’art naïf de Rousseau, un tournant dans l’histoire de la peinture
 
Henri Rousseau est un peintre majeur du début du XXème siècle. Son art, qualifié de « naïf », marque un tournant dans l’histoire de la peinture.
Né à Laval en 1844, Issu d’une famille modeste, il s’installe à Paris où il exerce plusieurs activités pour gagner sa vie. Il donne des cours de dessin et de musique dans le quartier de Plaisance où il réside, mais son activité la plus célèbre est celle d’employé d’octroi à la Porte de Vanves, suite à laquelle on le surnomme « Le Douanier ». Henri Rousseau peint depuis 1875 ; il effectue des copies au musée du Louvre, et expose dans les salons. Il fréquente les plus grands artistes du moment, à l’instar de Signac, Pissaro, Toulouse Lautrec, Redon, mais aussi les cubistes Braques, Picasso, Delaunay et Léger.
 
La peinture d’Henri Rousseau ne relève pour l’époque d’aucune École. Elle se caractérise par des formes simples, un dessin précis, des couleurs audacieuses, le tout organisé dans une composition efficace et équilibrée. La frontière entre le « naïf » et le « calculé » est difficile à cerner dans l’oeuvre d’Henri Rousseau. Cependant, on ne peut pas soupçonner ce peintre d’amateurisme. Le grand nombre d’oeuvres produites tout au long de sa vie et leur degré de finition ne laisse pas de doute, Henri Rousseau est bien un peintre hors-pair.

On ne conserve que peu d’éléments sur sa vie, en effet Henri Rousseau peintre plus qu’artiste, était trop modeste pour laisser des traces. Henri Rousseau est décédé le 2 septembre 1910 à l’hôpital Necker à Paris.

 Agnès Gréca
 
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Sources :
- Le Douanier Rousseau, paysages, Gilles Plazy, Herscher, Paris, 2006- Rousseau,  Frank Elgar, Hazan (Les Maîtres de l’art), Paris, 1981


 

 

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ACHILLE OUVRE
Quand un grand illustrateur s’intéresse à Malakoff

L’estampe intitulée « Coin de rue à Malakoff », conservée à la Bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art à Paris, est l’œuvre peu connue d’un grand illustrateur de la fin du dix-neuvième siècle, Achille Ouvré (1872-1951). Ce document représente une valeur documentaire intéressante sur le Malakoff d’hier. Explications.

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L’estampe intitulée « Coin de rue à Malakoff », conservée à la Bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art à Paris, est l’œuvre peu connue d’un grand illustrateur de la fin du dix-neuvième siècle, Achille Ouvré (1872-1951). Ce document représente une valeur documentaire intéressante sur le Malakoff d’hier. Explications.

L’estampe réalisée par Achille Ouvré est une eau forte, un procédé de gravure sur métal dont la taille se fait à l’aide d’acide et non à l’aide d’outils comme le burin. Son format est de 19,4cm sur 11,7cm. L’illustrateur fait figurer un homme revêtu d’une redingote et d’un chapeau haut de forme qui se promène et semble étonné par un réverbère bancal. L’habit bourgeois du personnage, à l’allure somme toute débonnaire, contraste avec le paysage modeste qui l’entoure. Cette scène de la vie quotidienne caractérise bien Malakoff vers la fin du XIXème siècle, puisqu’on y retrouve à la fois des cheminées d’usines (nombreuses à l’époque à Malakoff)  et un réverbère à bec de gaz.
 
Un illustrateur de la vie telle qu’elle est
 
Achille Ouvré, graveur parisien, est né le 26 juillet 1872 rue Fondary dans le XVème arrondissement. Il est décédé le 26 mars 1951 à son domicile rue Cassini dans le XIVème. Méconnu de nos jours, Achille Ouvré était pourtant un grand illustrateur de son temps, ayant collaboré à de nombreuses publications et portraituré les plus renommés de ses contemporains. En fin de carrière, il grave des timbres pour l’Administration des Postes, devient membre du comité du Salon d’Automne, Salon dont il présida la section gravure. Il a été décoré de la Légion d’honneur.
 
Achille Ouvré est avant tout un illustrateur de son époque. Il apprend sans maître à l’Académie Colarossi, école privée, alternative à l’école des Beaux-arts. Son œuvre est caractérisée par son attachement au portrait. Parmi ses représentations, on compte Anatole France, Paul Valéry, Jules Romains, Foujita. Il fut aussi l’illustrateur de Mallarmé, Oscar Wilde, Gustave Flaubert, et Jules Romains.
Louis Vauxcelles, grand historien de l’art qui donna leurs noms aux mouvements fauve et cubiste, dit d’Achille Ouvré qu’il a deux influences profondes : Hans Holbein le Jeune, à qui il doit « sa concentration et sa façon de scruter les visages en profondeur », et Hiroshige dont il apprécie « l’élégance cursive, l’arabesque décorative et la vie extérieure ».
 
Achille Ouvré transforme ces influences en une œuvre personnelle singulière. Il cherche avant tout à saisir le caractère de l’âme dans ses estampes, et va au-delà de la simple représentation graphique. Il n’y a pas de romantisme, ou d’idéalisation chez Ouvré, il s’attache à représenter la vie telle qu’elle est. Son œuvre est si authentique qu’elle présente aujourd’hui une valeur documentaire intéressante sur la société du début du XXème siècle.
 
 Agnès Gréca
 
Sources :
-Catalogue de peinture, sculpture, dessin, gravure, livre, arts appliqués : 6 novembre, 25 novembre 1951, Grand Palais, Société du Salon d’automne, Paris, 1951
-Exposition d’œuvres d’Achille Ouvré, 12-26 Juin 1907, Agence musicale de Paris, Paris, 1907
 
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* Salon d’Automne : Exposition qui se tient à Paris depuis 1903. Crée au Petit Palais, elle avait pour vocation première de lancer la carrière de jeunes artistes, et de faire découvrir l’impressionnisme au grand public.

 

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